Alexandre Jean Louis Bourdon du Rocher (né le à Chemiré-en-Charnie et mort le au Mans[1]), homme politique français, député de la Sarthe de 1827 à 1830, maître de forges.
Origines e et carrière industrielle
Alexandre Bourdon du Rocher naît dans une famille dont le nom est déjà connu dans les annales de la Révolution française. Il se distingue cependant en adoptant le nom de «du Rocher», ce qui le différencie notamment d’un homonyme Louis Bourdon, mathématicien de renom. Maître de forges, il s’impose comme une figure notable de l’industrie sarthoise au début du XIXesiècle.
Alexandre Bourdon du Rocher, maître de forges de Chemiré-en-Charnie et de Moncor x Jeanne-Madeleine Prévost-Dugué
Ferdinand Pierre Agathe Bourdon (1773-1805), colonel tué lors de la bataille d'Austerlitz
Alexandre Bourdon du Rocher (1777-1852), député de la Sarthe de 1827 à 1830, maître de forges de Chemiré-en-Charnie et de Moncor
Frédéric Marie René Bourdon du Rocher, capitaine de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur
Bourdon du Rocher x Théophile Gamard
Georges Gamard (1837-1903), député de la Mayenne de 1892 à 1898, notaire
Carrière politique
Élections et mandat de député
Alexandre Bourdon du Rocher est élu député du 3e arrondissement de la Sarthe (La Flèche) le [2], avec 115 voix sur 216 votants et 234 inscrits, face au général Louis François Coutard. Il siège parmi les royalistes et est réélu le dans le même collège, obtenant 145 voix sur 273 votants et 294 inscrits, devant M. d’Andigné de Resteau[2].
Positionnement politique
Après la chute du ministère Martignac, il signa le l'adresse des 221, qui, en réponse au discours du trône, votèrent un refus de concours au prince de Polignac, le nouveau chef du ministère. La chambre ayant été dissoute le [3]. Il fut réélu le .
Fidèle à la monarchie de Charles X, il refuse de prêter serment à Louis-Philippe après les Trois Glorieuses. Considérant ne plus avoir de mandat suffisant pour «faire un roi» et représenter le pays dans les nouvelles circonstances, il démissionne de son mandat de député le [2].
Engagement et héritage
Bien que son nom ait été initialement associé par la presse ministérielle à la majorité gouvernementale de Joseph de Villèle[4], Bourdon du Rocher prend rapidement place parmi les défenseurs des libertés publiques. Son engagement politique est marqué par une fidélité à ses convictions légitimiste et une volonté de ne pas cautionner le régime de la monarchie de Juillet[2].
En Mayenne, il a acheté Trancalou et plusieurs terres en Saint-Jean-sur-Erve[5]. En 1829, le bois de Brée, les fermes du Buisson, la Loge, et les Trancalous sont vendus pour 80 000 francs par dame Jacquine-Renée-Charlotte-Adélaïde Rouillon[6] à Alexandre Bourdon du Rocher, député de la Sarthe, demeurant à Chemiré-en-Charnie. Il laisse pour héritier son frère, Frédéric-Marie-René[5], capitaine de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur.