Georges Gamard

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Georges Gamard, né le à Paris et mort le à Deux-Évailles, est un homme politique français. Député de la Mayenne de 1892 à 1898, il est membre d'honneur de l'Université de Paris.

Élection
Réélection20 août 1893
CirconscriptionMayenne
LégislatureVe et VIe (Troisième République)
Faits en bref Fonctions, Député français ...
Georges Gamard
Illustration.
Fonctions
Député français

(5 ans, 10 mois et 21 jours)
Élection
Réélection 20 août 1893
Circonscription Mayenne
Législature Ve et VIe (Troisième République)
Groupe politique Union des droites
Prédécesseur Charles Théophile de Plazanet
Successeur Louis Heuzey
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Ancien 3e arrondissement de Paris
Date de décès (à 65 ans)
Lieu de décès Deux-Évailles
Nationalité Française
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Biographie

Origine

Petit-fils d'un notaire[1] et fils d'un avoué[2] près du tribunal de la Seine.

  • Alexandre Bourdon du Rocher, maître de forges de Chemiré-en-Charnie et de Moncor x Jeanne-Madeleine Prévost-Dugué
    • Ferdinand Pierre Agathe Bourdon (1773-1805), colonel tué lors de la bataille d'Austerlitz
    • Alexandre Bourdon du Rocher (1777-1852), député de la Sarthe de 1827 à 1830, maître de forges de Chemiré-en-Charnie et de Moncor
    • Frédéric Marie René Bourdon du Rocher, capitaine de cavalerie, chevalier de la Légion d'honneur
    • Bourdon du Rocher x Théophile Gamard
      • Georges Gamard (1837-1903), député de la Mayenne de 1892 à 1898, notaire

Il est le neveu d'Alexandre Bourdon du Rocher, député de la Sarthe de 1827 à 1830, maître de forges, et de Ferdinand Pierre Agathe Bourdon[3] (1773-1805), colonel du 11e régiment de dragons tué lors de la bataille d'Austerlitz le [4].

Notaire

A l'exemple de son grand-père, il embrassa la carrière de notaire, succédant à Me Watin, dans l'étude de la Rue de Choiseul. Il exerce comme notaire à Paris de 1864 à 1893, et devient notaire honoraire à son retrait en 1893[4].

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, il effectue la campagne militaire dans les bureaux de l'Intendance[5].

Homme politique

Il est en 1881, candidat conservateur, et élu conseiller municipal du quartier Gaillon[6], où se trouvait son étude de notaire, dans le 2e arrondissement de Paris. Il est réélu en 1884, 1887 et 1890 et membre de la minorité conservatrice[7]. Son successeur M. de Lassus échoue en 1892 aux élections municipales de Paris contre le candidat républicain Félix Blachette[8].

Monarchiste, il assiste aux obsèques d'Henri d'Artois, comte de Chambord, qui ont lieu le 3 septembre 1883 dans la Cathédrale de Gorizia. Le comte de Chambord n'ayant pas eu d'enfant, les royalistes étaient partagés entre deux possibilités. Gamard se joint sans hésitation à l'option Orléaniste, soutenant Philippe d'Orléans, comte de Paris[4]. Lors de l'exil du comte de Paris et de sa famille, à la suite de la Loi du 22 juin 1886 relative aux membres des familles ayant régné en France, il salue la famille royale au château d'Eu, et est présent lors de leur embarquement au Tréport pour gagner une nouvelle fois l'Angleterre[4]. A la mort du Comte de Paris, il effectue le pèlerinage[9] à la résidence anglaise de Stowe House et à la chapelle Saint-Charles Borromée de Weybridge, et acclamer Philippe d'Orléans prétendant orléaniste au trône de France sous le nom de « Philippe VIII[4].

Journalisme

Il a une grande influence dans les journaux parisiens, en particulier La Libre Parole, L'Autorité, et Le Soleil, dont il est membre du Conseil d'Administration[4].

La Mayenne

Extrêmement riche, il achète en 1887 la terre de Trancalou à Deux-Evailles. Il construit à Deux-Evailles en 1887 l'actuel château de Trancalou à deux kilomètres à l'est du bourg, qui est pour l'extérieur la reproduction d'un château anglais du comté de Surrey. Il est châtelain de Deux-Évailles à la belle-saison. Inscrit électoralement depuis 1889 à Deux-Évailles, il est membre du conseil général de la Mayenne en 1892[10], président du Comice agricole de Montsûrs, et membre de la Société des agriculteurs de France.

À la suite du décès en 1892 de Charles Théophile de Plazanet, il est élu député député de la 2e circonscription de l'arrondissement de Laval. Il remporte l'élection contre Charles Lecomte. La campagne s'est déroulée dans une atmosphère délétère, les conservateurs entretenant la rumeur de sa mort, tout en achetant un certain nombre de voix populaires.

Il est décrit en 1893 par le préfet de la Mayenne comme un Orléaniste membre de cette bourgeoisie voltairienne dans les premières années du siècle, devenue avec le temps plus cléricale que le Pape[11]. Il est très bien vu à l'archevêché de Paris, et a pour neveu le cardinal François-Marie-Benjamin Richard.

Il fait partie de la droite royaliste et du groupe agricole[12]. Il sera membre de la commission d'enquête sur l'affaire de Panama.

Il est réélu aux élections législatives de 1893. En 1896, il effectue un voyage à Vienne pour assister au mariage de Philippe d'Orléans avec Marie-Dorothée de Habsbourg-Lorraine[13]. Resté monachiste instransigeant[14], et en dehors de l'Esprit nouveau comme par exemple Christian d'Elva, il s'associe aux Intransigeants de gauche et de droite pour refuser la politique du gouvernement Méline[15].

Il perd aux élections législatives de 1898 contre Louis Heuzey, le candidat républicain. Il perd aussi son siège au Conseil général de la Mayenne pour le canton de Montsûrs aux Élections cantonales de 1898.

Outre le château moderne de Trancalou, Deux-Evailles lui doit la construction de son église et de son école. Il meurt dans son château le , et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Famille

En 1919, sa veuve, née Rivierre[16], est une des propriétaires du Courrier du Maine[17]. Mme Gamard a été l'une des principales organisatrices du Comité des Dames Royalistes de la Seine, dont une des présidentes fut Anne de Rochechouart de Mortemart[4].

Le couple n'a pas d'enfants[4] et reporta son affection sur ses neveux[18].

Notes et références

Voir aussi

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