Alexandre Robert
peintre belge
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Alexandre Robert[1],[2] né à Trazegnies (Belgique) le et mort à Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles) le , est un artiste peintre et portraitiste belge, spécialisé dans les sujets religieux et historiques.
Saint-Josse-ten-Noode
par Herman Richir (1866-1942), huile sur toile, 113 x 84 cm, Musée royal des beaux-arts (Anvers)
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(à 73 ans) Saint-Josse-ten-Noode |
| Nom de naissance |
Alexandre Nestor Nicolas Robert |
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Biographie
Alexandre Nestor Nicolas Robert[1],[2] est né à Trazegnies le .
Élève de François-Joseph Navez à l'académie de Bruxelles. Il voyage, afin de se perfectionner, en compagnie de Jean-François Portaels[3], à Paris, vers 1842-1843[2], puis en Italie. Il séjourne à Rome de 1846 à 1849[2],[4].
En 1860 il épouse Alice Madou (1836-1900)[5], la fille aînée du peintre Jean-Baptiste Madou[3],[2].
En 1864, il devient professeur à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles[2] dont il devint directeur en 1888. Il aura Auguste Bourotte (1853-1943), Rémy Cogghe (1854-1935) et Albert Delstanche (1870-1941), petit-fils de Jean-Baptiste Madou, comme élèves[6].
Il effectue des portraits des membres de la famille royale[2]. Au Salon de Bruxelles de 1869, le roi Léopold II acquiert son tableau intitulé L'Amour de l'or[7].
En 1870 il est reçu au sein de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique (Classe des Beaux-Arts)[3].
Sélection d'œuvres
- Pour la famille royale belge, il a peint le portrait de Léopold, duc de Brabant et comte de Hainaut, unique fils du roi Léopold II[8]. Chez le comte et la comtesse de Flandre, dans leur palais, se trouvait un portrait représentant le prince Baudouin de Belgique (1869-1891) et sa sœur Henriette[9],[10].
- 1841 - Jacob recevant la robe ensanglantée de son fils Joseph, dans l'église Saint-Martin (Trazegnies)
- 1841 - Martyre de Sainte-Barbe, dans l'église Saint-Lambert de Courcelles[11]
- 1846 - Les saintes femmes, musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles (numéro d'inventaire 1178)
- 1848 - Signorelli peignant son fils mort[3], musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles (numéro d'inventaire 1910)
- 1849 - Un regret[3]
- 1854 - Charles-Quint devant la mort[3] au palais présidentiel de Buenos-Aires
- 1855 - Portrait de M. Ad Van Soust[3]
1860 - Portrait de Tilman-François Suys, musée royal des beaux-arts d'Anvers
Léon Warocqué, musée royal de Mariemont. - 1861 - Portraits du comte Ferdinand de Meeûs devant l'église de fer d'Argenteuil d'Ohain tenant les statuts du Crédit de la charité à la main.[12]
- 1866 - Sac du couvent des Carmes à Anvers, fin du XVIe, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles (numéro d'inventaire 1829)
- 1867 - Portrait du peintre danois Poul Hagelstein (da), musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles (numéro d'inventaire 3233)
- 1867 - La mère et l'enfant[13]
- 1868 - Portrait de Léon Warocqué, huile sur toile, musée royal de Mariemont.
- 1872 - Le fils prodigue, huile sur toile

- 1878 - Jeune fille pensive[14]
- 1878 - Portrait d'Ernest Quételet[15]
- 1879 - Jeune page[16]
- 1883 - Portrait du professeur Adolphe Burggraeve, musée des beaux-arts de Gand
- nd - Portrait de Louise-Marie d'Orléans (1812-50), musée de la Dynastie à Bruxelles[17]
- nd - Portrait de M. le duc de Morny (qui sera gravé au burin par Joseph Franck)[18]
- nd - Portrait du comte Ignace Van der Straeten-Ponthoz[18]
On trouve aussi des œuvres dans les musées d'Ixelles et de Malines[2].
Hommages et distinctions
La « Rue Alexandre Robert » à Trazegnies perpétue sa mémoire[19].
La distinction suivante lui a été attribuée :
