Rémy Cogghe

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Décès
(à 80 ans)
Roubaix
Nom de naissance
Rémi Coghe
Nationalité
Rémy Cogghe
Rémy Cogghe, Autoportrait (1913),
Roubaix, La Piscine.
Naissance
Décès
(à 80 ans)
Roubaix
Nom de naissance
Rémi Coghe
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Mouvement
Mécène
Distinction

Rémy Cogghe, né Rémi Coghe[1] le à Mouscron (Belgique) et mort le à Roubaix[2] (France), est un peintre belge actif à Roubaix.

Maison natale de Rémy Cogghe à Mouscron.
Maison du Broutteux, Tourcoing.

Rémy Cogghe passe son enfance à Mouscron dans la maison sise au coin des rues de Tourcoing et de Froidchamps. Treize ans plus tard, ses parents émigrent vers Roubaix, ville industrielle[3]. C'est là, que ce fils d'ouvrier du quartier de l'Épeule passe son adolescence, où son père travaille à la filature Cordonnier à partir de 1863.

Remarqué pour ses talents de dessinateur par l'industriel Pierre Catteau qui va lui apporter son soutien, il s'inscrit aux cours de dessin et de peinture des écoles Académiques de Roubaix où il a pour maître Constantin Mils (1816-1886). En 1876, Rémy Cogghe entre à l'École des beaux-arts de Paris, dans la classe d'Alexandre Cabanel, puis, en 1879, à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles où il a pour maîtres Joseph Stallaert et Alexandre Robert[4].

En 1880, il se présente au prix de Rome belge décerné par l’Académie royale des beaux-arts d'Anvers et obtient la médaille d'or pour son tableau Les Aduatiques vendus à l'encan[5]. Il voyage alors pendant cinq ans, à Paris, Rome, Barcelone, Madrid, Tolède, en Algérie, en Italie, en Tunisie

Il revient s'installer à Roubaix en 1885, où il fera construire sa maison entre 1893 à 1897 par l'architecte roubaisien Paul Destombes au 22, rue des Fleurs[réf. souhaitée][6]. Il y réalise de nombreux portraits de commandes de notables mais aussi des tableaux qui retracent les gestes de la vie quotidienne dans la région.

Entre 1879 et 1926, il participe 29 fois au Salon des artistes français à Paris dans la section étrangère, y obtenant une mention honorable en 1887 et médaille de troisième classe en 1889[7] pour le Combat de coqs.

Rémy Cogghe repose au cimetière de Roubaix.

Œuvre

Peintre de genre, le vérisme de ses tableaux restitue une multitude de détails et d'expressions saisis sur le vif dans des compositions qui traitent de scènes de café, de combats de coqs, de jeux de bourles[8], de fouilles qui forment le vie quotidienne des douaniers, de défilés de carnaval…

Parmi ses compositions d'un esprit naturaliste, où il peint le monde ouvrier qu'il côtoie, citons en particulier, À la frontière (1890), Bain de pieds inattendu (1895), Jeu de bourles en Flandres (1897), Caramba (1898) et son mémorable Combat de coqs[9],[10],[11].

Œuvres dans les collections publiques

Belgique
Danemark
France
  • Pontarlier, musée municipal : Scène de douane : la fouille de la bricotte, huile sur toile d'après Rémy Cogghe[12].
  • Roubaix, La Piscine :
    • Portrait de femme, 1880.
    • Vue du campanile de San Francesco della Vigna depuis le Campo de Santa Ternita à Venise, vers 1882.
    • Le repos du modèle, 1882.
    • Femmes présentées à Octave comme esclaves, 1883.
    • Vendredi Saint à l'église San Carlo à Rome, 1884.
    • Combat de coqs en Flandre, 1889.
    • La Fouille en douane, 1890.
    • Chez le nourrisseur (Monsieur Vaissier et son cocqueleux), 1891.
    • Le Bain de pieds inattendu, 1895.
    • Jeu de bourles en Flandre française, 1897.
    • Jeune fille au cierge, vers 1900.
    • Le Grand canal à Venise, vers 1900.
    • Carnaval à l'hôtel Ferraille, ou l'intrigue, 1901.
    • Restitution, 1901.
    • Le Départ des prisonniers, ou La fraudeuse, 1906.
    • Autoportrait, 1913.
  • Tourcoing, MUba Eugène Leroy.
  • Wasquehal, collections municipales : trente œuvres.

Fresque

Galerie

Expositions collectives

Louis Willaert, Monument à Rémy Cogghe (1939), parc communal de Mouscron.

Réception critique

  • « Une peinture socialo-anecdotique témoignant, écrit Didier Schulmann, de son "obsession de rendre compte d'une culture, d'une sociabilité populaire"[19]; l'artiste a su décrire avec beaucoup de verve, de couleur et de métier, les "ducasses" flamandes, les jeux de bourles[8] et les combats de coqs. » - Gérald Schurr[20]
  • « Artiste autonome, en recherche constante de l'authenticité et ayant le souci de s'affranchir des contraintes et des modes, Rémy Cogghe s'est attaché à montrer simplement les choses et les êtres comme ils sont, comme ils vivent, à la manière d'un “reporter-photographe” d'un autre siècle. » - Dominique Vallin[21]

Hommages

Notes et références

Annexes

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