Trazegnies
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| Trazegnies | |||||
Le complexe du centre civique et l'ancien hôtel communal avec son beffroi (1911, 1922 et 1924). | |||||
Héraldique |
Drapeau |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
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| Arrondissement | Charleroi | ||||
| Commune | Courcelles | ||||
| Code postal | 6183 | ||||
| Code INS | 52015C | ||||
| Zone téléphonique | 071;064 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Trazegnien(ne)[1] | ||||
| Population | 6 825 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 765 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 28′ nord, 4° 20′ est | ||||
| Superficie | 892 ha = 8,92 km2 | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : Hainaut
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Trazegnies est une section de la commune belge de Courcelles, située en Région wallonne dans la province de Hainaut. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. Cette localité a donné son nom à la maison de Trazegnies, issue des anciens seigneurs locaux. Sa devise est « tan que vive »[2].
Trazegnies viendrait de Trasniacas qui signifie terres de Thraso[3].
Géographie
Situation
Trazegnies se trouve à 3 km à l'est de Chapelle-lez-Herlaimont, à 7 km au nord de Fontaine-l'Évêque, à 14 km au nord-ouest de Charleroi et à 30 km à l'est de Mons[4].
Localités limitrophes
Géographie physique
Relief
Le château de Trazegnies se trouve sur un plateau, offrant une vue dominante sur toute la plaine environnante ainsi que sur le vallon, cœur de la commune, à une altitude d’environ 156 m. Les points les plus hauts se situent à Corbeau au nord, avec 170 m, et à Malplaquet au sud-ouest, culminant à 185 m, tandis que le point le plus bas serait autour du Grand Moulin[5].
La campagne des prés et d'ailleurs s'étend dans un vallon marqué. Les dénivellements profonds, causés par les activités minières, ont modifié le relief du sol. Des coteaux se sont transformés en vallons, notamment dans les campagnes de Corbeau et du Grand Bois[6].
Nature du sol
La localité est située dans une région limoneuse, mais neuf dixièmes de la surface cultivable sont constitués d'argile douce ou sablo-argileuse. Le sol du quartier de l'Argilette est fait d'une argile très compacte, tandis que tout ce qui s'étend au-delà de la rue André jusqu'à Thiripont est de nature sablonneuse[6].
Hydrographie
- Le Piéton est un ruisseau qui traverse Piéton et marque la frontière entre Trazegnies et Chapelle-lez-Herlaimont. Il reçoit les eaux de la rivière de la Fontaine Colot et des sources du Cavin, passe par Thiripont, se dirige vers Gouy-lez-Piéton et devient finalement le Piéton, un affluent de la Sambre. Ce ruisseau a été détourné par les charbonnages de Bascoup-Mariemont pour permettre l'installation d'un chemin de fer aérien[7].
- La rivière de Trazegnies, ou des Étangs, prend sa source au Petit Bois, traverse ce bois, puis s’écoule dans une canalisation sous le terril du charbonnage no 3, avant de serpenter à travers les prés. Autrefois, elle recevait les eaux de la fontaine de la Place avant d’atteindre le Butia, mais son lit a fini par disparaître avec la construction des égouts[8].
Quartiers
Hameaux et quartiers
Corbeau et Malplaquet[9], quartier des Coquelicots et quartier Saint-Joseph.
Lieux-dits
Couturelle, Croix Sabeau, L'Yser, Fastoûmont, Pachi du Cadet, Dessus l'Église, Le Bati, Campagne des Prés, Benoîte Epine, Clabotia, L'Espinette, Tichelin, Champ du Losté, La Potte, L'Argilette, Le Dessus du Bois et Sauci.
Cités
Cité Achille Delattre, cité de la rue du Butia, cité de la rue de l'Epine et cité de la rue de la Marche.
Évolution démographique

- Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
Histoire
Préhistoire
Antiquité
Moyen Âge

Temps modernes
Époque contemporaine
Comme d'autres communes, Trazegnies forma un corps de volontaires qui se rendit à Bruxelles et se distingua lors des combats dans le parc. Pour couvrir les frais de cette expédition, une souscription publique permit de recueillir environ quatre cents francs, auxquels le marquis de Trazegnies ajouta cent francs et des vivres. Pendant ces journées de septembre 1830, les autorités de Trazegnies appelèrent à la formation d'une garde civile chargée de maintenir l'ordre si nécessaire. Cette garde fut créée à la suite du départ des douze volontaires Trazegniens et aux événements survenus au Parc à Bruxelles. En 1830, la population se félicita d'avoir participé à chasser l'ennemi et contribué à obtenir l'indépendance[10].
En 1846, la route reliant Trazegnies à Marchienne fut aménagée. Elle était initialement empierrée, puis bordée de peupliers, qui furent abattus en 1880[11].
En 1905, Trazegnies a été connecté aux principales communes du Centre : Morlanwelz, La Louvière d’un côté, et Fontaine, Anderlues de l’autre, grâce à un chemin de fer vicinal qui traversait la localité en passant par les rues de Chapelle et de la Station (actuellement Grande rue)[12].
Le , les soldats français arrivent à Trazegnies ; cependant, l'annonce du combat de Pont-à-Celles du les dissuade d'y rester. Dans l'après-midi, les Uhlans, suivis des troupes allemandes, pénétrèrent par les rues de Gouy et de Pont-à-Celles. Cette armée allemande, puissante, bien entraînée et préparée, ne fit que traverser les rues pour aller combattre à Collarmont (Carnières) le contre les Français[13].
Lors de l'occupation allemande de la Belgique pendant la Deuxième Guerre mondiale, la commune de Trazegnies est intégrée au Grand Charleroi sous occupation allemande, Trazegnies faisait alors partie du District IV aussi nommé District de Courcelles.
Le eut lieu la catastrophe minière de Trazegnies dans le charbonnage no 6 Mariemont-Bascoup lors de laquelle 39 mineurs trouvèrent la mort à cause d'un coup de grisou[14]’[15].
Trazegnies a fusionné avec Courcelles en le , à la suite de la loi sur les fusions des communes.
Armoiries
Blason de Trazegnies
Blasonnement : Bandé d'or et d'azur à l'ombre d'un lion brochant sur le tout, à la bordure engrêlée de gueules. L'écu placé sur un manteau de pourpre, doublé d'hermine, frappé et houppé d'or, sommé d'une couronne cinq fleurons[16].
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Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
- Alexandre Gillon, Marquis de Trazegnies, de 1830 à 1848 (unioniste).
- Félix Ghislain, de 1848 à 1853 (Parti libéral).
- Charles-Alexandre Larsimont, de 1853 à 1888 (Parti libéral).
- Jules Labenne, faisant fonction, de 1888 à 1891 (Parti libéral).
- Ferdinand Philippe, de 1891 à 1895 (Parti catholique).
- Auguste Philippe, de 1895 à 1896 (Parti catholique).
- Jules Labenne, faisant fonction, de 1896 à 1900 (Parti libéral).
- Cyriaque Hallet, de 1900 à 1903 (Parti catholique).
- Émile Châtel, faisant fonction, de 1903 à 1908 (Parti libéral).
- Rodolphe Delval, de 1908 à 1932 (Parti libéral).
- Léon Cordier, de 1932 à 1938 (POB).
- Léon Dubois, de 1938 à 1947 (Parti catholique).
- Oswald Englebin, de 1941 à 1942 (Rex)[Note 1].
- Léon Cordier, de 1947 à 1949 (PSB).
- Louis Rayée, de 1949 à 1964 (Parti libéral).
- Arthur Beghin, de 1964 à 1976 (PSB).
Patrimoine et culture
Patrimoine architectural et monuments commémoratifs
- Le château des seigneurs de la Maison de Trazegnies, mentionné en 1155 dans le cartulaire de l'abbaye de Floreffe, remonte vraisemblablement à une période antérieure. Le nom d'Otton 1er, décédé en 1136, est le plus ancien connu à ce jour. Érigé en marquisat en 1614, le domaine est resté dans la famille de Trazegnies jusqu'en 1862. Les terres et le château ont ensuite été rachetés par la Société des Charbonnages de Bascoup, qui les a cédés à l'État belge en 1913. Depuis 1926, l'association des « Amis de Trazegnies », devenue propriétaire, œuvre pour la sauvegarde de ce monument[18].
- Le centre civique et ancienne maison communale. Cet ensemble de bâtiments publics, conçu dans un style éclectique ou néo-renaissance flamande, a été construit entre 1911 et 1924. Il comprend l'ancienne maison communale réalisée en 1911 par l'architecte Simon, la maison de tous en 1922, ainsi que l'école de filles en forme de « L » construite en 1924[19]. La maison communale a été rénovée en 2009 et une nouvelle flèche et quatre nouveaux clochetons est mise sur le beffroi, l'ancienne flèche avait été enlevée en 1997 pour cause de vétusté.
- L'église Saint-Martin, un édifice datant des XVIe et XVIIe siècles[20]. Rénovée au XIXe siècle et en 2020. Dans cette église, se trouvent les gisants des marquis de Trazegnies Gillion-Othon Ier de Trazegnies († 1699), et de Jacqueline de Lalaing († 1672), œuvre du sculpteur malinois Lucas Fayd'herbe, élève de Pierre Paul Rubens.
- Le presbytère, daté de 1757[21], rue Léandre Vilain.
- L'ancienne orangerie du château, datant de la 1re moitié du XIXe siècle[19].
- L'ancienne ferme du château, (XIXe et XXe siècles)[22].
- La chapelle Notre-Dame de Lorette, Grand'rue, datée de 1738[22].
- La chapelle Notre-Dame de la Salette, rue des Bois[23].
- La chapelle Saint-Roch, construite dans un style néo-gothique en 1868 à la suite d'une épidémie de peste, a été rénovée en 1937[21].
- La Ferme de la Potte est datée de 1614, comme l'indiquent les ancres sur sa façade[19].
Monuments
Le monument aux morts fut inauguré le sur la place Larsimont[24].
Culture et folklore
Événements culturels
- Une fête médiévale se déroule en mai au château[25].
- Festival de contes et menteries, se déroule au château[26].
Folklore
Enseignement
Économie
Industries aux XIXe et XXe siècles
L'année 1866 marque un tournant pour l'industrie locale. L'ouverture du charbonnage no 5, appartenant au groupe Mariemont-Bascoup, signe inévitablement la fin de l'industrie cloutière artisanale, déjà en déclin à cause des installations mécaniques. Les ouvriers se tournent alors vers le charbonnage, où les salaires sont plus attractifs[29].
Entre 1870 et 1878, la société de Bascoup construisit de nombreuses maisons ouvrières, notamment dans les cités de Fastoumont, rue de Chapelle et Pachy du Cadet. De village agricole, Trazegnies se transforma peu à peu en une localité industrielle, entraînant une augmentation significative de sa population[29].
Gouy-lez-Piéton, une commune située au nord et s'étendant sur 1 700 hectares, est restée stationnaire en raison de l'absence de charbonnages sur son territoire. En revanche, Trazegnies a vu sa population tripler grâce à ses établissements charbonniers. Ce développement est non seulement dû à cette activité minière, mais aussi à sa position stratégique entre la région du Centre et celle de Charleroi, deux importants bassins houillers belges[29].
Charbonnages
Vers 1842, lors des premières découvertes de charbon, des puits furent creusés à Bascoup et à Courcelles-Nord. Cependant, leur rendement était négligeable, car la machine à vapeur n'existait pas encore, et l'extraction du charbon s'effectuait à l'aide de treuils actionnés par des manèges à chevaux. Ce n'est qu'en 1866 que les principales installations du charbonnage no 5 de Bascoup furent construites sur la commune, et les travaux préparatoires durèrent plusieurs années[30].
Rapidement, cependant, le charbonnage no 5 s'améliora et fut bientôt surnommé « le sans pareil », un titre mérité à l'époque, car il intégrait les innovations les plus avancées qui suscitaient l'admiration des experts. Le puits no 5 était alors considéré comme le mieux équipé du pays. En 1928, les charbonnages de Mariemont-Bascoup ont fêté le 125e anniversaire de leur installation[31].
La fosse no 5 de Mariemont-Bascoup a commencé sa production en 1872 et a cessé son activité le [32]. La fosse no 6 commence sa production en 1900 et ferme ses portes le , c'est dans ce puits que le qu'un violent coup de grisou provoqua la mort de 39 mineurs[33]. Après 1959, ce siège a été intégré à la Société des Charbonnages de Ressaix, Leval, Péronnes, Sainte-Aldegonde et Genk[34].
Briqueterie
Une briqueterie mécanique se trouvait en deçà du chemin de fer reliant Trazegnies à Piéton, sur le territoire de Trazegnies, face aux Ateliers de Trazegnies. Mise en service en 1919, elle employait trente-cinq ouvriers et produisait en moyenne entre 4,5 et 5,5 millions de briques par an[35].
Elle produisait des briques de construction, réalisées avec de la terre mélangée et cuites dans un four à feu continu. À part quelques wagons envoyés en France, toute la production était destinée à la Belgique. On peut également mentionner une autre briqueterie, qui était rattachée à l'Atelier du Piéton, situé près de la voie ferrée menant à cette commune[35]. Cette industrie a fermé ses portes à la fin des années 1960[36].
Métallurgie
Trazegnies évoluait peu à peu en un centre industriel et commercial. Cette transformation découle naturellement de l'implantation et de l'essor constant de ses charbonnages. À cela s'ajoutent la position stratégique de Trazegnies, située aux confins des grandes régions houillères du Centre et de Charleroi, ainsi que la compréhension fine de l'environnement et l'initiative dynamique d'une pléiade d'industriels ambitieux, avides de progrès et soucieux du développement économique de leur commune[37].
C'est ainsi qu'à proximité du chemin de fer reliant Trazegnies à Piéton (aujourd'hui disparu), et à une centaine de mètres de la gare de Trazegnies, fut installé un atelier de construction initialement appelé Forge de Trazegnies. Constitué en société anonyme le , il changea de nom le pour devenir « Atelier de Trazegnies ». On y fabriquait divers objets en fer, acier, cuivre, ainsi que des équipements destinés à l'exploitation des chemins de fer, canaux, ponts, etc.[38].
Les Ateliers du Piéton se spécialisaient dans la construction de matériel roulant : appareils de voies, wagonnets de tous types, chariots, matériel de mines, ponts et charpentes. L'administrateur-délégué était M. Delval, bourgmestre de Trazegnies. Cet atelier, situé sur le territoire de Piéton, avait ses bureaux sur le territoire de Trazegnies. Fondé en 1922, il employait au départ 42 ouvriers, dont 22 originaires de Trazegnies[39].
Transports
La localité est desservie par les lignes des TEC : 43, 51, 61, 63, 82 et 83.
Sports et vie associative
Sports
Clubs
Infrastructures
- Hall omnisports de Trazegnies.
- Terrain de basketball, rue du Butia.
- Terrain de balle pelote, rue des Cerisiers.
- Plaine des sports de Trazegnies.