Alexis François

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Alexis François
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Alexis François, né le à Genève et mort le à Chêne-Bougeries (canton de Genève), est un intellectuel et patriote suisse, professeur émérite d'histoire de la langue française et de philologie française moderne à l’Université de Genève.

Écrivain, il a entre autres rédigé des ouvrages sur des hommes illustres tels Stendhal et Henri Dunant mais également sur la linguistique française[1], domaine qu'il affectionnait tout particulièrement.

Critique littéraire, historien et poète à ses heures, il fut également journaliste politique de 1905 à 1958 au Journal de Genève.

Fils de Constant César, pasteur suisse d'origine cévenole, Alexis François étudie les lettres à l'Université de Genève, puis achève son cursus à la Sorbonne et au Collège de France (1900-1906). Il y est l'élève de Gaston Paris, de Mario Roques et du grammairien Ferdinand Brunot. À cette même époque, il se lie d'amitié avec son compatriote C.F Ramuz et soutient en 1905 une thèse remarquée intitulée La Grammaire du purisme et l'Académie française au XVIIIe[2].

De retour à Genève, il est nommé en 1908 professeur extraordinaire (puis ordinaire dès 1918) d'histoire de la langue française moderne à l'Université de Genève. Spécialiste de Jean-Jacques Rousseau, auquel il consacrera de nombreux ouvrages[3], il occupe notamment le post de secrétaire de la Société Jean-Jacques Rousseau, qu'il préside de 1906 à 1924.Très actif dans les milieux littéraires, il tient une rubrique consacrée à la vie en Suisse dans La Semaine littéraire et réédite à ses frais plusieurs nouvelles de Rodolphe Töpffer. Il s'intéresse également à Henry Dunant et aux autres fondateurs de la Croix-Rouge[4].

Proche de Gonzague de Reynold, il partage ses positions nationalistes en matière de politique et culturelle. Il est, avec lui, à l'origine de la circulaire Pro Helvetica dignitate ac securitate[5] (1912) et compte parmi les membres fondateurs de la Nouvelle Société helvétique (1914)[6].

Vie personnelle et descendance

Il se marie une première fois en 1909 à Marguerite Vaucher qui meurt d'un cancer et se remarie en 1919 à Marthe Marie Favre, veuve de Lucien, fille de Marc Roessinger.

De son union avec Marguerite Vaucher naîtra deux fils dont l'architecte Paul François. Ce dernier a fait partie de la mission archéologique menée par l'archéologue André Parrot du site de Mari en Syrie dès . Ancien élève de l'Ecole des Beaux-Arts, il était chargé des relevés architecturaux et des dessins d'objets dont le fameux La Mésopotamie : Palais de Mari. Partie d'une scène sacrificielle, une peinture murale du début du IIe millénaire av. J.-C. qu'il restaurera à partir de milliers de petits fragments[7]. Il meurt tragiquement le avec son camarade, le photographe André Bianquis, d'un accident d'auto alors qu'ils regagnaient Alep, à la fin de la troisième campagne de fouilles à Tell Hariri[8]. À la suite de cet événement tragique, l'architecte André Parrot écrira de lui :

« Magnifiquement doué, il allait rapidement s'adapter à la vie et au travail du chantier. Les cirscontances le favorisaient d'ailleurs dès ses débuts dans l'archéologie militante, puisque la découverte du temple d'Ishtar, avec sa documentation sculpturale exceptionnelle, puis en 1935, celle du Palais, lui permettait d'entrer en contact avec un art et une architecture si développés et si parfaits que cela l'avait décidé à consacer à la Mission toutes les plus belles années de sa jeunesse ardente »[8]

Bibliographie

Références

Liens externes

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