Alfred Delilia
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Alfred Georges Marie Delilia, né le à Batignolles-Monceau (actuel 17e arrondissement de Paris)[1] et mort le à Us[2], est un auteur dramatique, journaliste et chansonnier français.
Ancien élève du lycée Turgot, il entre comme journaliste au Figaro, à L’Événement sous le pseudonyme de Georges Davray et au Voltaire sous celui de Alfred Didier, puis devient directeur de publication de L’Écho de la Légion d'honneur.
Régisseur du théâtre Antoine à partir de 1897, ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIXe siècle et du début du XXe : théâtre des Bouffes-Parisiens, théâtre Déjazet, théâtre des Délassements-Comiques, etc.
Mort subitement à l'âge de 71 ans dans sa maison d'Us où il vivait retiré une grande partie de l'année depuis quelque temps déjà[3], Alfred Delilia était marié depuis [4] avec la cantatrice et pianiste Marie Boutal-Samson dite Blanche Delilia[5], divorcée depuis du pianiste et compositeur belge Adolphe Wouters.
Les circonstances exactes de sa mort ne sont pas connues. Selon certaines sources, il aurait été victime d'une attaque d'apoplexie[6], selon d'autres il se serait suicidé par asphyxie au gaz[7].
Œuvres
- 1867 : On nous écrit de Marseille, vaudeville en 1 acte
- 1869 : Au Grand-Cerf, vaudeville en 3 actes, avec Charles Le Senne
- 1872 : La Bonne à Venture, vaudeville en 1 acte, avec Charles Le Senne, au théâtre Déjazet ()
- 1872 : Les Mémoires d'un flageolet, vaudeville en 3 actes, avec Charles Le Senne, aux Délassements-Comiques ()
- 1874 : Le Théâtre Scribe, à-propos en vers, avec Charles Le Senne, au théâtre Scribe ()
- 1879 : Allons bébé !, chanson, musique de Robert Planquette[8]
- 1883 : Le Bout de l'an de l'amour !, chanson, musique de Robert Planquette
- 1883 : Je ne suis pas vantard, monologue
- 1885 : L'Inventeur, monologue
- 1885 : Le Terrible Bonnivet, comédie-vaudeville en 1 acte avec Émile Seurat, au théâtre Cluny ()[9]
- 1891 : Que d'eau ! Que d'eau !, revue en 3 actes avec Jules Jouy, au théâtre des Menus-Plaisirs ()
- 1893 : Les Chastes, couplets, avec Paul Ferrier, musique de Lucien Delormel
- 1893 : Olympia, ballet en 1 acte et 2 tableaux, musique d'Antoine Banès, à l'Olympia ()[10]
- 1894 : La Revue sans gêne, revue en 3 actes et 9 tableaux avec Henri Blondeau et Hector Monréal
- 1897 : Tout Paris à l'Olympia, revue en 2 actes et 3 tableaux avec Paul Ferrier, à l'Olympia ()
- 1897 : Kif-Kif Revue, revue en 3 actes et 12 tableaux, au théâtre de l'Eldorado ()[11]
- 1898 : Qui va à la chasse, opérette en 1 acte avec Eugène Héros, musique d'Émile Duhem
- 1899 : Le Monsieur de chez Maxim, fantaisie-revue en 1 acte avec Ernest Henri Demanne, au théâtre Cluny ()
- 1900 : La Czarda, vaudeville-opérette en 4 actes, musique de Georges Fragerolle, au théâtre des Bouffes-Parisiens ()
- 1902 : Séduction !, valse chantée, musique de Jane Vieu
- 1904 : La Valse des rousses, poésie, musique de Jane Vieu
- 1905 : La Femme de César, comédie en 1 acte, avec Serge Basset
- 1907 : Trottinette !, valse chantée, avec Marguerite Ugalde
Distinctions
- Chevalier de l'ordre royal du Cambodge
- Officier du Nichan Iftikhar