Alice Delphine Tang
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Écritures sociales de femmes en francophonie (d), Terre noire et afritude: Jacques Fame Ndongo et l'écriture d'une poétique de la passion (d), Ecriture féminine et tradition africaine: L'introduction du "Mbock Bassa" dans l'esthétique romanesque de Were Were Liking (d), Contes Basa et Bulu du Cameroun (d), Dom Juan en langue Bassa: Une traduction de la pièce de Molière (d) |
Alice Delphine Tang est une écrivaine camerounaise.
Elle est professeure titulaire en lettres à l'université de Yaoundé I au Cameroun[Quand ?].
Professeur d'université en langue française
Alice Delphine Tang est une essayiste camerounaise et enseignante. Première femme camerounaise nommée professeure d'université en langue française à l'université de Yaoundé I, elle est secrétaire générale de l'université de Yaoundé II de 2015 à 2018[1],[2]. Elle y veille notamment à la prise en compte des questions de genre, menant une action volontariste sur ce sujet[3]. Elle a également occupé ce poste à l'université de Douala et collaboré comme directrice de collection aux Éditions L'Harmattan[4].
Femme politique
Une fois à la retraite, elle se lance en politique sous l'étiquette du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). Elle défend publiquement la vision de son parti politique pour l'alternance au Cameroun[5],[6],[7].
Travaux
Elle est reconnue dans son pays pour ses travaux sur les littératures régionales et la littérature féminine[4]. En , elle fait partie du comité scientifique du séminaire organisé par l'université de Yaoundé I sur le sujet du féminicide dans la littérature féminine[8]. En 2023, un livre préfacé par le politologue Eric Mathias Owona Nguini rassemble les articles de recherches littéraires d'une vingtaine de chercheurs camerounais en littérature francophone[9]. Ce livre rend hommage à son rôle de précurseure dans les études de l'écriture féminine et à l'ensemble de sa carrière universitaire[4]. À cette occasion, ses contributions à la recherche en littérature sont analysées par ses confrères[10],[11],[12].
Auteure de traductions et d'essais
Elle est ainsi l'auteure de plusieurs traductions et essais, parmi lesquels : Dom Juan (en langue bassa), Écriture féminine et tradition africaine, L'épreuve du commentaire composé aux éditions L'Harmattan Cameroun, La littérature camerounaise depuis la réunification (1961-2011)[13]. Elle dirige aussi l'ouvrage collectif L’œuvre romanesque de Léonora Miano qui rassemble une vingtaine de contributions rédigées par des chercheurs en poste au Cameroun, en France, au Canada, aux États-Unis et au Ghana[14].
Activité politique
Candidate du PCRN aux élections régionales de 2020
Elle se présente aux élections régionales du 6 décembre 2020 sous l'étiquette PCRN[5]. Présentée comme proche de Cabral Libii, elle assure en la présidence de la commission chargée de définir la philosophie du partie[6]. Elle signe à cette occasion une tribune pour défendre le président du PCRN contre les critiques de l'avocate Alice Nkom[7].
Vice-présidente chargée des droits de l'Homme, du genre et des minorités
Nommée vice-présidente chargée des droits de l'Homme, du genre et des minorités, elle relaie dans les médias, l'opinion de son parti contre la visite au Cameroun de Jean-Marc Berthon, ambassadeur français des droits des personnes LGBT+[15], fin , considérant cette venue comme « dans le prolongement de l’impérialisme culturel dans lequel se sont lancés les bouquets de télévisions étrangères qui ces derniers temps inséminent dans l’enfance la culture LGBT+ »[16],[17].