Né le 14 novembre 1971[1], Alix Didier Fils-Aimé est le fils d'Alix Fils-Aimé, homme politique ayant été emprisonné sous Jean-Claude Duvalier, puis est devenu député de 1995 à 1999. D'autres membres de sa famille, originaire de Port-au-Prince, ont investi dans l'économie[2].
Il obtient un diplôme en gestion des entreprises, mention finance, à l'université de Boston. Il devient ensuite président du conseil d'administration de la Chambre de commerce et d’industrie de l'ouest (CCIO), de la Chambre de commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH)[3], et dirige le fournisseur d'accès à internet haïtien[4]. Il est également homme d'affaires[5].
La candidature de Conille est finalement retenue le [11], mais il est limogé en novembre[12].
Désignation et exercice des fonctions
Le , Alix Didier Fils-Aimé est désigné Premier ministre[13]. Il prend ses fonctions le [14], au lendemain de son retour des États-Unis[15], puis forme son gouvernement le [16].
Il est le troisième Premier ministre d’Haïti nommé en trois ans, dans une période de fortes turbulences[17].
Le soutien de Washington est perçu comme un élément décisif dans son maintien au pouvoir. L’ingérence américaine a généré beaucoup de critiques à Haïti. Ainsi, pour l'ex-ministre et ancienne membre du Conseil électoral haïtien Ginette Chérubin, les Etats-Unis ont traité les dirigeants haïtiens «comme des subalternes». Selon elle, «l’ingérence américaine en a toujours existé. Mais, cette fois, elle a atteint un niveau d’indécence jamais enregistré»[18]. De même, Jeffsky Poincy, spécialiste en gouvernance et en politiques publiques installé à Washington, souligne que «cette ingérence est devenue quasiment systématique dans la politique haïtienne»[18].
Le suivant, le mandat du Conseil présidentiel arrive à son terme et celui-ci transmet ses pouvoirs au Conseil des ministres et au Premier ministre[20],[21],[22].
Dans la nuit du 21 au , un nouvel accord politique, dénommé Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, est signé entre le Premier ministre et la classe politique et la société civile. Il prévoit que le pouvoir exécutif soit exercé par le Conseil des ministres jusqu'à la tenue des élections, et qu'un référendum constitutionnel soit organisé le jour des élections, pour valider une série d'amendements[23].
Le gouvernement est remanié le , avec l'entrée de onze nouveaux titulaires, dont Sandra Paulémon[24].