Alphonsine Demay
actrice de théâtre
From Wikipedia, the free encyclopedia
Alphonsine Demay, née Célestine Dessaux le dans l'ancien 6e arrondissement de Paris et morte le à Neuilly-sur-Seine, est une actrice de théâtre française.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 67 ans) Neuilly-sur-Seine |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Célestine Alphonsine Dessaux |
| Activité |
Biographie
Jeunesse et famille
Célestine Alphonsine Dessaux naît en 1848 à Paris, fille de Georges Edmond Dessaux, gantier, et Pauline Charlotte Chassan[Note 1], son épouse[1]. Elle a une sœur aînée, née en 1840[2]. Son père meurt à Gentilly quand elle a deux ans[3].

Si la presse d'époque prête parfois à Alphonsine Demay d'autres sœurs ou demi-sœurs parmi les personnalités homonymes (Églantine Demay, Rose Demay...), elles n'ont en réalité aucun lien de parenté[4],[5].
Carrière
Ayant adopté le nom de scène Alphonsine Demay[6], Célestine Dessaux débute vers 1868, engagée pour des rôles d'ingénue ou de première amoureuse dans la troupe du Grand théâtre de Lille[7]. En 1872, elle se produit désormais au théâtre des Variétés, dans Le Tour du cadran d'Henry Bocage[8]. À l'occasion d'une altercation avec la comédienne Berthe Legrand durant les répétitions, on apprend qu'elle est surnommée l'Ange ingrat[9].
En 1875, Alphonsine Demay joue aux Variétés dans Les Bêtises d'hier de Clairville[7], ainsi que dans La Vie parisienne d'Offenbach[10]. Remarquée pour sa blondeur et son élégance, elle se produit toutefois peu sur scène et, durant les deux décennies qui suivent, son nom est davantage cité pour ses tenues à la mode, sa fréquentation des premières et sa proximité avec le demi-monde[11],[12]. En 1898, elle juge bon de faire savoir par voie de presse qu'« elle est une honnête femme, et [...] n'a aucun lien de parenté avec Marcelle et Rose Demay »[5].

En réalité, elle est depuis longtemps la maîtresse de l'agent de change Adolphe Abeille et, selon le prince André Poniatwoski, elle le restera jusqu'à sa mort[13]. Riche épicurien, Abeille disposait, au 27 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré « d'une charmante garçonnière, dont les fenêtres donnaient sur le jardin, vers l'avenue Gabriel »[14]. Alphonsine Demay, qui résidait au numéro 66, « aidait le maître de maison à y recevoir des amis choisis. La chère était délicate et la cave était sans pareille. »
Alphonsine Demay ne fait plus parler d'elle après le tournant du siècle. Établie à Neuilly[15], elle meurt en en son domicile du 20, rue du Centre[16],[17] Elle est inhumée deux jours plus tard, au côté de sa mère morte en 1901[18], dans un caveau du cimetière de Passy[19] situé non loin de celui de la famille Abeille[20]. Adolphe Abeille meurt six mois plus tard chez lui, toujours domicilié 27, rue du Faubourg-Saint-Honoré[21].
Spectacles
- 1872 : Le Tour du cadran d'Henry Bocage, théâtre des Variétés[8]
- 1875 : Les Bêtises d'hier de Clairville, théâtre des Variétés : la Coquetterie[8]
- 1875 : La Vie parisienne d'Offenbach, théâtre des Variétés : la baronne de Gondremarck[10]