Alphée Maziéras
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Évaux-les-Bains (Creuse)
Badonviller (Meurthe-et-Moselle)
Mort au combat
| Alphée Maziéras | ||
Alphée Maziéras | ||
| Naissance | Évaux-les-Bains (Creuse) |
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| Décès | (à 32 ans) Badonviller (Meurthe-et-Moselle) Mort au combat |
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| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | ||
| Années de service | 1933 – 1944 | |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale | |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 |
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Alphée Maziéras, né le à Évaux-les-Bains et mort pour la France[1] le à Badonviller, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Officier Saint-Cyrien en poste en Afrique au début de la Seconde Guerre mondiale, il décide de se rallier à la France libre et combat au Gabon et en France où il est tué lors de la bataille des Vosges.
Jeunesse et engagement
Alphée Maziéras naît le à Évaux-les-Bains, dans la Creuse, d'un père receveur des contributions directes[2]. Au gré des affectations de son père, Alphée effectue sa scolarité élémentaire à Évaux-les-Bains et à La Souterraine dans la Creuse puis à La Coquille en Dordogne[3]. Il étudie ensuite au lycée de Périgueux où son père a été muté puis part à Bordeaux pour y effectuer une classe préparatoire aux grandes écoles[3]. En 1933, il entre à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr dans la promotion Albert Ier[3]. En 1935, il termine sa formation à Saint-Cyr et est affecté sur la ligne Maginot pendant un an avant d'être muté au Cameroun en [2]. En afrique, entre autres fonctions, il est commandant de la subdivision de Guider en pays Kirdi[4].
Seconde Guerre mondiale
Toujours en Afrique au début de la Seconde Guerre mondiale, Alphée Maziéras, alors lieutenant, fait partie d'un détachement destiné à partir en renfort en métropole[3]. Cependant, la signature de l'armistice du 22 juin 1940 empêche le départ et le consigne à Douala[2]. Désireux de poursuivre la lutte contre l'Allemagne, il décide de se rallier au général de Gaulle et fait partie des hommes qui accueillent le colonel Leclerc à Douala en [3]. Après avoir contribué activement au ralliement du Cameroun à la France libre, il participe à la campagne du Gabon à l'issue de laquelle il reçoit une citation à l'ordre des forces françaises libres pour avoir fait de nombreux prisonniers[3].
Alphée Maziéras prend ensuite part à la guerre du désert en Libye à partir de [3]. Commandant un peloton lors de la campagne du Fezzan, il reçoit une citation à l'ordre de l'armée après avoir sauvé un camarade blessé en le récupérant à peine 200 mètres devant trois mitrailleuses ennemies[3]. Peu de temps après, alors qu'il se trouve à Faya-Largeau, au Tchad, il est grièvement blessé dans un accident de moto et doit être hospitalisé pendant plusieurs mois en Afrique du Sud[2]. Une fois rétabli, il est affecté à l'état-major de Rabat puis est muté à la 2e division blindée au sein de laquelle il intègre le régiment de marche du Tchad (RMT)[3]. Il rejoint son nouveau régiment en à Rambervillers, dans les Vosges, et prend le commandement de la 11e compagnie[3].
En pleine bataille des Vosges, le RMT installe son poste de commandement au hameau des carrières à Badonviller, devant le village de Bréménil[4]. Le , alors que Maziéras et son supérieur sont en réunion, un tir d'artillerie allemande dévaste le PC, tuant les deux hommes[4]. Alphée Maziéras est inhumé à la nécropole nationale de Colmar[2].
Décorations
| Chevalier de la Légion d'honneur | Compagnon de la Libération Par décret du 23 mai 1942 |
Croix de guerre 1939-1945 Avec deux palmes | |||||||||
| Médaille de la Résistance française Avec rosette |
Médaille coloniale Avec agrafe "Fezzan 1942" | ||||||||||
