Amailloux

commune française du département des Deux-Sèvres From Wikipedia, the free encyclopedia

Amailloux (anciennement Amaillou) est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres, dans la région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Amailloux
Amailloux
Le château de Tennessus.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Parthenay
Intercommunalité Communauté de communes de Parthenay-Gâtine
Maire
Mandat
Nathalie Brescia
2020-2026
Code postal 79350
Code commune 79008
Démographie
Gentilé Amaliens ou Amalliens
Population
municipale
822 hab. (2023 en évolution de −0,6 % par rapport à 2017)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 50″ nord, 0° 18′ 55″ ouest
Altitude Min. 139 m
Max. 221 m
Superficie 37,24 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Parthenay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Parthenay
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Amailloux
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Géographie

La commune d'Amailloux est traversée du sud ouest au nord-est par la Raconnière, un ruisseau affluent du Cébron et sous-affluent du Thouet. La Raconnière prend sa source sur le territoire communal, deux kilomètres au sud-ouest du bourg, en limite de la commune de Saint-Germain-de-Longue-Chaume. Des bois couvrent une partie de la commune principalement au nord-ouest[1].

Le bourg est situé en distances orthodromiques, 12 kilomètres au nord-ouest de Parthenay et 17 kilomètres au sud-est de Bressuire, sur la route départementale 46, à un kilomètre de la route nationale 149 qui relie ces deux villes.

La commune est également desservie à l'ouest par la route départementale 143.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[5]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 853 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pougne-Hérisson à 11 km à vol d'oiseau[8], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 933,7 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,9 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Amailloux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Parthenay, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (92,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,1 %), terres arables (37,8 %), prairies (12,2 %), forêts (6 %), zones urbanisées (0,9 %), mines, décharges et chantiers (0,9 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune d'Amailloux est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque industriel, et à un risque particulier : le risque de radon[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Cébron, la Raconnière et la Taconnière. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1995, 1999 et 2010[18],[16].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Amailloux.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[19]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[20]. 46,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,9 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 3],[21].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[16].

Risque technologique

En 2020, la commune était exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à la directive européenne SEVESO, classée seuil haut : Titanobel (activités soumises à autorisation pour la fabrication et le stockage d’explosifs)[22].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune d'Amailloux est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[23].

Toponymie

L'origine du toponyme est incertaine. Son nom au XIe siècle, Amallo, suggère qu'il s'agissait d'une ancienne villa ou « domaine d'Amalius ». Amalius est un nom d'origine germanique. Il peut être l'un de ces barbares que les gouverneurs de province romains encourageaient à émigrer à l'époque du Bas Empire (IIIe – IVe siècle) pour y défricher et exploiter de nouvelles terres. À moins qu'il ne s'agisse d'un guerrier franc arrivé dans la région au Ve ou VIe siècle, au moment des grandes invasions, et qui s'y serait taillé un vaste territoire. Le problème est d'autant plus difficile à résoudre que, pendant tout le haut Moyen Âge, du VIIe au Xe siècle, les Gallo-romains ont pris des noms germaniques comme le voulait la mode de l'époque.

Histoire

Le monument aux morts d'Amailloux.

La châtellenie d'Amailloux relevait de la baronnie d'Airvault. La cure était à la nomination de l'abbé d'Airvault. Amailloux faisait partie du doyenné de Bressuire, de la sénéchaussée et de l'élection de Poitiers, après avoir fait partie de celle de Parthenay au XVIe siècle. Il y avait 185 feux en 1750.

Canton d'Amaillou

Le canton d'Amailloux, créé en 1790, dépendait du district de Parthenay et comprenait, outre Amailloux, les communes d'Adilly, la Boissière-Thouarsaise (aujourd'hui Lageon), Fénery et Saint-Germain-de-Longue-Chaume. Il fut supprimé en l'an VIII et réuni à celui de Parthenay[24].

Politique et administration

Liste des maires

La mairie.
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires d'Amailloux
Période Identité Étiquette Qualité
  1792 Louis Fradin (1749-1793)   Marchand

Guillotiné à Niort en 1793 au début des guerres de Vendée

1792 1793 Pierre Reveillault (ca1752-1794)   Suppléant au maire Louis Fradin entre décembre 1792 et avril 1793

Maréchal-ferrant et serrurier

Mort en 1794 en la maison de justice de Niort durant les guerres de Vendée.

  1802 Étienne Robin (1743-1821)   Marchand
1802 1815 René Brilloux    
1816 1830 Pierre Thaudière (1770-1845)   Fermier du Bas-Château
1830 1835 Louis-Étienne Robin (1775-1833)    
1835 1843 Pierre Thaudière (1770-1845)   Fermier du Bas-Château
1843 1878 François-Étienne Robin (1810-1898)    
1878 1892 Léon Gaudry (1836-1905)    
1892 1896 Marcellin Jarassé (1839-1901)   Auxiliaire de justice (avoué-licencié) à Parthenay
1896 1929 Aristide Moreau (1851-1931)   Épicier face à la porte principale de l'église.

Chevalier de la Légion d'Honneur pour 33 années au service de ses concitoyens.

1929 1942 Xiste Poirault (1882-1960)[25]   Fermier
1942 1956 Marcel Coulais (1902-1956)   Agriculteur
Nommé maire délégué par le régime de Vichy
Décès accidentel le 22 novembre 1956
1956 1959 Ferdinand Robin   Aide chez son beau-frère négociant en œufs
1959 1971 Joseph Braud   Cultivateur
1971 1980 Marcel Berdeguer   Colonel à la retraite,
mort en fonction de maladie le 26 mars 1980
1980 1983 Joseph Braud   Cultivateur
1983 mars 2014 Jean-Pierre Abrand DVG Agriculteur
mars 2014 en cours Nathalie Brescia SE Professeur du secondaire & technique
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Démographie


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[27].

En 2023, la commune comptait 822 habitants[Note 4], en évolution de −0,6 % par rapport à 2017 (Deux-Sèvres : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
663659615804882896900911950
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9359289519411 0741 1301 2051 3211 326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3331 3461 3571 1491 1091 0621 0161 0221 000
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
989940820831753720801865829
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
823822-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Chevet de l'église.
  • Centre d'enfouissement technique (CET) des déchets ultimes

Personnalités liées à la commune

  • Louis Fradin, maire, ancien moine, condamné à mort le 27 brumaire an II () par le tribunal criminel du département des Deux-Sèvres comme « chef des brigands de la Vendée », guillotiné le lendemain sur la place de la Brèche à Niort.
  • Georges Germond (1920-2019), instituteur à Amailloux de 1945 à 1975, préhistorien et archéologue, il publie plusieurs ouvrages[32].
  • Eugène Aristide Moreau (1851-1931), maire d'Amailloux de 1896 à 1929.
  • Dominique Piéchaud, artiste sculpteur, médailleur, restaurateur du château de Tennessus dans les années 1980[33].

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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