Ambenay
commune française du département de l'Eure
From Wikipedia, the free encyclopedia
Ambenay est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
| Ambenay | |
L'église Saint-Martin | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | Communauté de communes Interco Normandie Sud Eure |
| Maire Mandat |
Sylvie Cormier 2020-2026 |
| Code postal | 27250 |
| Code commune | 27009 |
| Démographie | |
| Gentilé | Ambenaysien |
| Population municipale |
544 hab. (2023 |
| Densité | 32 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 50′ 12″ nord, 0° 43′ 48″ est |
| Altitude | Min. 165 m Max. 213 m |
| Superficie | 16,8 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Breteuil (Eure) |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | ambenay27.fr |
| modifier |
|
Géographie
Localisation
Ambenay est une commune du Sud-Ouest du département de l'Eure. Elle appartient au pays d'Ouche, région naturelle qui se prolonge dans le département de l'Orne. Son territoire s'étend de part et d'autre de la vallée de la Risle, sur les plateaux environnants, entre Rugles, au sud, et la forêt de Breteuil, au nord-est[1]. À vol d'oiseau, le bourg de la commune est à 11 km au nord-est de L'Aigle[2], à 30 km au sud-est de Bernay[3], à 37 km au sud-ouest d'Évreux[4] et à 72 km au sud-ouest de Rouen[5].
Les communes limitrophes sont Les Baux-de-Breteuil, Bois-Arnault, Les Bottereaux, Neaufles-Auvergny, Rugles et Saint-Antonin-de-Sommaire.
Boisement
L'importante forêt des Baux-de-Breteuil recouvre une partie de la commune.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Risle, le cours d'eau 01 de la commune de Sainte-Marguerite-de-l'Autel, le Sommaire, le cours d'eau 01 de la commune d'Ambenay[8], le fossé 01 de la commune de Bois-Arnault[9], le fossé 01 des Siaules[10], le fossé 01 du Gacel[11], la Risle[12] et et un autre petit cours d'eau[Carte 1].
La Risle, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune de Planches et se jette dans la Seine à Berville-sur-Mer, après avoir traversé 52 communes[13].
Le Sommaire, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de Saint-Symphorien-des-Bruyères et se jette dans la Risle à Neaufles-Auvergny, après avoir traversé sept communes[14].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[15]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[16]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[17] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Sud-ouest du bassin Parisien » et « Normandie (Cotentin, Orne) »[18]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[19],[20].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 745 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[15]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de L'Aigle à 11 km à vol d'oiseau[21], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,7 mm[22],[23]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Ambenay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle est située hors unité urbaine[25] et hors attraction des villes[26],[27].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,9 %), forêts (39,9 %), prairies (14,3 %), zones urbanisées (2,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %)[28]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ambenaii en 1191, Ambenayum en 1202[29], Ambenaium en 1217 dans une charte de Jean Erart.
Nom de lieu en -acum précédé du nom de personne germanique Ambinus, rapporté par Marie-Thérèse Morlet ou une formation gauloise *Andebonacum, basé sur le gaulois bona « fondation, ville » rencontré dans Juliobona en Seine-Maritime[30] et l'élément Ande- (and-, ando-) préfixe intensif[31]. Le sens général serait donc, dans ce dernier cas, celui de « grand village ».
Histoire
L'histoire d'Ambenay fut marquée dès l'époque gallo-romaine (trésor de pièces d'or et vestiges d'une villa gallo-romaine).
Les moines de l'abbaye de Lyre s'installèrent au XIe siècle, attirant ainsi les premiers habitants. Le village connut une grande prospérité vers 1820-1860 grâce à l'activité industrielle du fer dans la vallée de la Risle (fabrication d'épingles, de clous, etc.). Le bourg prit forme à cette époque attirant de nouveaux habitants et de nombreux commerçants.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[34].
En 2023, la commune comptait 544 habitants[Note 3], en évolution de −3,89 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
La commune de Ambenay compte deux édifices inscrits et classés au titre des monuments historiques :
- l'église Saint-Martin (XVe)
Inscrit MH (1926)[37] ; - le dolmen dit de Rugles datant du Néolithique au lieu-dit Près-de-Roger-la-Forge
Classé MH (1900)[38].
- L'église Saint-Martin
- Le dolmen dit de Rugles
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
Article connexe
Liens externes
- Ambenay sur le site de l'Institut géographique national
- Ambenay sur le site de l'Insee
- Le village d'Ambenay et son Histoire (par S. TESSIER)
- La fabrication des Aiguilles à Ambenay au XIXe siècle
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

