Anbara Salam Khalidi
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| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
عنبرة السلام الخالدي |
| Nom de naissance |
ʿAnbarat Salām |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Père |
Salim Ali Salam (en) |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Aḥmad Sāmiḥ al-Khālidī (d) |
| Enfants | |
| Parentèle |
Walid Khalidi (beau-fils) |
Anbara Salam Khalidi, en arabe : عنبرة السلام الخالدي, née le et morte en , est une féministe, traductrice et auteure libanaise, qui a contribué de façon significative à l'émancipation des femmes arabes[1].
Origines et études
Anbara Salam Khalidi est née dans une éminente famille libanaise à Beyrouth en 1897[2],[3]. Elle est la fille de Salim Ali Salam (en), député au parlement ottoman et marchand, et la sœur du Premier ministre libanais, Saëb Salam[4]. Deux de ses frères ont servi en tant que ministres au Liban[5].
Elle reçoit une éducation moderne, et apprend le français. Elle et ses frères et sœurs étudient à l'université anglicane syrienne de Beyrouth, ancien nom de l'université américaine de Beyrouth[6]. De 1925 à 1927, elle étudie au Royaume-Uni[6].

Militantisme féministe
Après son retour à Beyrouth, elle rejoint le mouvement féministe[6]. Elle est la première femme musulmane au Liban à abandonner publiquement le voile en 1927, lors d'une conférence à l'université américaine de Beyrouth[2],[7]. Elle traduit l’Odyssée d'Homère et l’Énéide de Virgile en arabe[7],[6]. Ses mémoires sont publiés en 1978, sous le titre Jawalah fil Dhikrayat Baynah Lubnan Wa Filastin (Un tour des souvenirs du Liban et de Palestine)[5].
Dans ses mémoires, elle souligne aussi les effets négatifs des activités du souverain ottoman de Syrie, Jamal Pacha, sur sa famille et son enfance[8].
Vie personnelle et mort
Anbara Salam épouse un éducateur palestinien, Ahmad Samih Al Khalidi (mort en 1951) en 1929[6],[9]. Il s'agit alors de son second mariage[10]. Il est le principal du collège arabe de Jérusalem (en) en Palestine mandataire[10]. Le couple s'établit à Jérusalem, son époux dirigeant une école agricole pour les orphelins de la grande révolte arabe de 1936-1939[11], puis à Beyrouth[6]. Elle meurt à Beyrouth en [7],[9].