Ancienne église de Saint-André-des-Eaux
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XIe siècle |
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L'ancienne église de Saint-André-des-Eaux est une église paroissiale catholique du XIe ou XIIe siècle située dans les Côtes-d'Armor.
Maintenant en ruine, elle abritait des peintures romanes.
L'église est située dans le département des Côtes-d'Armor, sur la commune de Saint-André-des-Eaux, dans le canton de Lanvallay.
Historique
L'église date de la seconde moitié du XIe siècle ou du début du XIIe siècle[1]. Son plan et son architecture témoignent des débuts de l'art roman en Haute Bretagne. Elle aurait été construite au-dessus d'un édifice plus ancien qui aurait été abandonné vers l'an mil (fouilles archéologiques de 2007, 2008 menées par Mathias Dupuis[1]) .
En dehors de ces informations d'ordre archéologique, l'histoire de cette église est méconnue, les textes anciens ne mentionnent que deux faits : Saint-André-des-Eaux était une ancienne enclave de l'évêché de Dol[2], et probablement une ancienne trève de Plouasne[3].
L'église fut vendue à la Révolution à Jean Michel, notaire à Evran[4].
Sa destruction en 1892[3] fit apparaître un ensemble de peintures murales datant de l'époque médiévale[4]. Une partie des matériaux de l'église servit à confectionner les murs du cimetière actuel[5].
L'église est classée monuments historiques depuis le [6]. Le site est dégagé et le bâtiment consolidé en 2008.
Architecture
L'architecture de l'ancienne église Saint-André est caractéristique des premières églises de l'art roman en Haute-Bretagne (XIe siècle )[7] : nef et chœur, de plan rectangulaire, séparés par un arc diaphragme (ou arc triomphal) en plein cintre, porte d'entrée sur un des côtés de la nef (pas de porte en façade occidentale), pas de contreforts, clocher à l'extrémité de la nef. Plusieurs églises datant de cette époque disposent d'un plan identique (Église Sainte-Agnès de Tréfumel, ancienne église du Quiou, église du Lou du Lac, église de Saint-Maden, église de Saint-Léger des Prés)[8].
À Saint-André des Eaux, la nef mesure 12,97 × 5,70 m, le chœur, plus étroit, mesure 5,08 × 4,24 m, proportions respectant le nombre d'or[9]. Les murs gouttereaux de la nef s'élèvent à 8 m, le chœur étant légèrement plus bas. Les murs sont construits de moellons de diverses origines (calcaire, granit, galets de quartz, schiste, fragments de briques, etc.), les encadrements et chaînage d'angles sont constitués essentiellement de granit[5].
L'arc diaphragme séparant la nef du chœur, d'une très belle réalisation, en plein cintre, est à double voussure. La porte d'entrée, romane (remaniée à l'époque gothique[9]), est située au sud, elle est constituée d'une double arcade, également plein cintre, surmontée d'un arc en bâtière[10]. Au mur nord du chœur, une porte communiquait avec la sacristie (comme à l'église Sainte-Agnès de Tréfumel).
L'analyse archéologique du bâtiment montre que le clocher, postérieur à la construction de l'église, reposait sur une architecture en bois à proximité immédiate de l'arc diaphragme (architecture analogue à celle de l'église Sainte-Agnès de Tréfumel)
Un porche fut ajouté au XVe ou XVIe siècle, il portait l'inscription « Mil iiii cccc IX IX (1418) ce chap. a este fet neuf[4],[11] ».
- Porte romane au sud, double voussure surmontée d'un arc en bâtière.
- Arc diaphragme entre la nef et le chœur.
- L'église au début du XIXe siècle.
La nef était éclairée, dans sa partie haute, par des fenêtres en meurtrières largement ébrasées à l'intérieur (époque romane), une fenêtre identique occupe le chevet plat. Le linteau surplombant chacune de ces fenêtres romanes est monolithe et incisé de faux claveaux.
Des fenêtres basses furent rajoutées à l'époque gothique et à l'époque moderne. La sacristie, maintenant détruite, avait été construite en 1696[7].
- Fenêtre romane en haut du mur sud de la nef.
- Fenêtre romane au chevet.
- Fenêtre romane du chevet fortement ébrasée.
- Fenêtre gothique en partie basse du mur sud du chœur.
- Fenêtre moderne en partie basse du mur sud de la nef.
