Plouasne
commune française du département des Côtes-d'Armor
From Wikipedia, the free encyclopedia
Plouasne [pluan] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
| Plouasne | |||||
Une vue aérienne du centre-bourg prise en 2007. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Dinan | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Dinan Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Michel Daugan 2020-2026 |
||||
| Code postal | 22830 | ||||
| Code commune | 22208 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Plouasnais, Plouasnaise | ||||
| Population municipale |
1 798 hab. (2023 |
||||
| Densité | 53 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
1 686 hab. | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 18′ 07″ nord, 2° 00′ 21″ ouest | ||||
| Altitude | 55 m Min. 17 m Max. 181 m |
||||
| Superficie | 33,61 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Rennes (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Lanvallay | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | plouasne.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance, le Néal et un autre petit cours d'eau[1],[Carte 1].
La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[2].
Le Néal, d'une longueur de 21 km, prend sa source dans la commune de Miniac-sous-Bécherel et se jette dans la Rance à Guitté, après avoir traversé sept communes[3].
Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Boulaie (3,95 ha) et l'étang de Néal, d'une superficie totale de 81,2 ha (15,92 ha sur la commune)[Carte 1],[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 743 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Rheu à 27 km à vol d'oiseau[11], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 720,4 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,6 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Plouasne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,6 %), zones agricoles hétérogènes (32,3 %), prairies (4,7 %), forêts (4,4 %), mines, décharges et chantiers (1,8 %), zones urbanisées (1,7 %), eaux continentales[Note 4] (0,5 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploasne vers 1050, Ploasna vers 1070, Ploasne et Ploasmus en 1080-1096, Ecclesia Sancti Brioci de Ploasno en 1120-1143 et en 1163, Parochia de Ploasno en 1144-1163, Ploasne vers 1170, Ploasn(us) en 1187, Ploasne en 1210, Ploane en 1237, Ploasne en 1288 et en 1405[20].
Le toponyme procède du vieux breton ploe, « paroisse »[20]. La paroisse de Plouasne pourrait être liée à la déesse celte Anna, « mère des dieux »[21][réf. à confirmer]. Néanmoins, le maintien d'un -s- dans les attestations écrites depuis 1050 s'accorde mal avec cette explication[20].
Selon Bernard Tanguy, la transcription de la forme gallèse parlée est Pleuwane[20].
En breton, le nom est Plouan, d'après les attestations du nom dans la production écrite de langue bretonne ces dernières décennies. C'est également la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne[22].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 14,0 % des toponymes de la commune sont de langue bretonne[23].
Le gentilé est Plouasnais, Plouasnaise en français. En breton, le nom des habitants est Plouaniz au masculin (singulier : Plouanad) et Plouanadezed au féminin (singulier : Plouanadez)[24].
Histoire
L'Époque moderne
En 1638, Plouasne est touché par l'épidémie de peste qui affecte également Tréfumel et Saint-Juvat, après avoir sévi à Taden en 1636. À l'occasion de ce fléau, le recteur doit lire comme d'habitude durant la grand-messe certains arrêts du Parlement de Bretagne contrariant les usages locaux et concernant notamment les inhumations. En dépit du respect habituel des recteurs, celui-ci doit pour sa sécurité se soustraire vivement à l'hostilité de son auditoire[25].
En 1776, la baronnie du Vauruffier, qui avait appartenu jadis aux marquis de Coëtmen, est unie au marquisat de Caradeuc érigé pour la famille de ce nom[26], sis à Bécherel et Longaulnay (en Ille-et-Vilaine).
- Plouasne : étui en plomb contenant le cœur de François de Coëtquen (1557)
Le XXe siècle
Les guerres du XXe siècle
Le monument aux Morts porte les noms de 135 soldats morts pour la Patrie[27] :
- 124 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
- 11 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
Héraldique
| Blasonnement :
Bandé d'argent et de gueules de huit pièces. |
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[29].
En 2023, la commune comptait 1 798 habitants[Note 5], en évolution de +4,9 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Château de Caradeuc, XVIIIe siècle, demeure de Louis-René Caradeuc de la Chalotais dont le parc est ouvert au public, est inscrit au titre des monuments historiques[32].
- Manoir du Plessis-au-Gast
- Chapelle de la Saisonnais, construite en 1834[33].
- Chapelle du Val, datant des XVIe siècle et XVIIe siècle, comportant à l'ouest une porte cintrée en pierre de jauge[33].
- Chapelle de Lantran, reconstruite au XIXe siècle, en granite de Bécherel et en schistes[33].
- Chapelle du Vau-Riffier, datant des XVIIe siècle et XVIIIe siècle, en granite de Bécherel et en calcaire du Quiou ; voir aussi le manoir du même nom, partiellement bâti en pierre de jauge[33].
- Église Saint-Jacques-et-Saint-Philippe.
- Ferme du Tertre, inscrite partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du [34].
Personnalités liées à la commune
Louis-René Caradeuc de la Chalotais, procureur général au parlement de Bretagne, fut propriétaire du Vau-Ruffier en 1776.
Le pédagogue Paul Le Bohec est né à Plouasne le .
