Le Quiou
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Le Quiou [lə kju] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
| Le Quiou | |||||
Mairie du Quiou. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Dinan | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Dinan Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Arnaud Carré 2020-2026 |
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| Code postal | 22630 | ||||
| Code commune | 22263 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Quiousien, Quiousienne | ||||
| Population municipale |
359 hab. (2023 |
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| Densité | 71 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 21′ 07″ nord, 2° 00′ 17″ ouest | ||||
| Altitude | 49 m Min. 13 m Max. 77 m |
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| Superficie | 5,06 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Dinan (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Lanvallay | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.le-quiou.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
La commune a donné son nom au dépôt calcaire au centre duquel elle le situe : le calcaire du Quiou. Il a été extrait par plusieurs carrières dans cette commune, ainsi que par les Fours à chaux Bougeard de 1892 à 1975[1].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rance et le Hac[2],[3],[Carte 1].
La Rance, d'une longueur de 104 km, prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche entre Dinard et Saint-Malo, après avoir traversé 28 communes[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 708 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleurtuit à 26 km à vol d'oiseau[11], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Le Quiou est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dinan, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,6 %), zones agricoles hétérogènes (31,4 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes De Caihou vers 1140[20], Capella de Chaio en 1187[20], Ecclesia Parrochia de Gueou au XVe siècle[20], Queou en 1472[20], Le Queo en 1480[20], Le Queou en 1630[20], Le Quiou en 1631[20], Le Quejou en 1731 et en 1779[20] et Lequiou en 1741[20].
Le nom Le Quiou vient du breton kaeoù qui veut dire « retranchements ». En breton moderne, le mot kaeoù est le pluriel de kae, « retranchement, espace clos ». La lettre K mute en C'h après l'article défini ar, ce qui donne la forme bretonne actuelle Ar C'haeoù (Caihou en 1149)[21],[20]. Le nom se réfère au pagus Orcheus [« des Retranchements »], un pays historique qui était un pagus, c'est-à-dire une subdivision administrative de la Domnonée, correspondant à la région de Bécherel - Le Quiou[22].
En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Ar C'haeoù, prononcé [arˈxɛ:u][20].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 22,1 % des toponymes de la commune sont bretons[23].
Histoire
Moyen Âge
Le Quiou dépendait de la paroisse de Plouasne avant de devenir une paroisse distincte au XIIe siècle[24].
Le XXe siècle
Les guerres du XXe siècle
Le monument aux morts porte les noms des 30 soldats morts pour la Patrie[25] :
- 26 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
- 4 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
Héraldique
| Blason | D'azur à la barre d'or semée de mouchetures d'hermine de sable posées en fasce et rangées en pal ; au franc-canton de gueules* chargé d'une fasce accompagnée de six billettes rangées en fasce, trois en chef et trois en pointe tous d'or ; le tout accompagnée en pointe d'une scutelle (oursin fossile) du même. * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (gueules sur azur). |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[30].
En 2023, la commune comptait 359 habitants[Note 5], en évolution de +17,7 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Château de Hac[33], édifié au XIVe, XVe – XVIe siècle, presque en totalité en calcaire local[1]. Résidence de chasse des ducs de Bretagne. Il appartint à Arthur de Richemont, compagnon de Jeanne d'Arc. Il est classé au titre des monuments historiques depuis 1993[34].
- Église paroissiale Notre-Dame, du XIXe siècle.
- Chapelle de Tréveleuc, XVIe siècle, en moellons calcaires[1].
- Villa gallo-romaine située près de l'ancienne gare.
- Le château du Hac.
- L'église paroissiale Notre-Dame.
