Andalò da Savignone
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Andalò da Savignone, aussi nommé Andriolus Franco (né à Savignone, documenté entre 1330 et 1346), est un homme politique et marchand italien ambassadeur du Grand Khan Togha Temür auprès du pape Benoît XII.
Andalò da Savignone nait probablement dans la dernière décennie du XIIIe siècle à Savignone, une petite ville des Apennins ligures, fils de Boniface de Guglielmo de Savignone, donc cousin de l'amiral Oberto da Savignone [1].
Il s'installe ensuite à Gênes ; les informations le concernant sont très rares et ne permettent de reconstituer que seize années de sa vie. On sait notamment qu'Andalò fit quatre voyages en 1330, 1334, 1336 et 1339 dont trois en Chine[2].
En 1330, il se trouvait à Pékin, à la cour du Grand Khan Jayaatu Khan. Il y prit possession de l'héritage du marchand de Chiavari, Antonio Salmoria, avec l'engagement de le restituer à ses héritiers gênois, ce qu'il fit en 1333.
De retour en Chine, il rencontre le nouveau Grand Khan Toghun Temür, monté sur le trône en 1333, qui le charge en 1336 d'envoyer une ambassade auprès du pape Benoît XII. Andalò gagne Gênes en 1337, puis Avignon, où réside le pontife, auquel il remet également une lettre des chrétiens chinois demandant la nomination d'un nouvel archevêque de Pékin, en remplacement de Giovanni da Montecorvino, décédé en 1328[2]
Andalò entreprend ensuite son troisième voyage (connu de nous) en Chine en 1338, accompagné du frère Giovanni de' Marignolli, nommé archevêque de Pékin. On sait qu'ils atteignirent tous deux Caffa en 1339 et Pékin en 1342. On suppose qu'Andalò retourna en Europe plus tard : en effet, une donation de sa part est attestée, qui aurait eu lieu à Gênes en 1346[2]. On ne dispose cependant d'aucune indication concernant les circonstances de sa mort.