André Lhote

peintre, graveur et sculpteur français (1885-1962) From Wikipedia, the free encyclopedia

André Lhote, né à Bordeaux le et mort à Paris 16e le , est un peintre, graveur, illustrateur, théoricien de l'art et enseignant français.

Faits en bref Naissance, Décès ...
André Lhote
André Lhote en 1925, photographié par Edmond Boissonnet (Archives Boissonnet).
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Bordeaux (-), Paris (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
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Il est l'un des représentants du mouvement cubiste.

Biographie

André Lhote naît à Bordeaux le . Fils d'un employé de la ville et d'une brodeuse[1], il passe dix ans en apprentissage chez un sculpteur décorateur et suit les cours de sculpture décorative à l'école des beaux-arts de Bordeaux jusqu'en 1904. C'est en lisant les Salons de Diderot, le Journal de Delacroix et les Curiosités esthétiques de Baudelaire qu'il vient à la peinture. Il s'installe à Paris en 1907. La galerie Eugène Druet organise sa première exposition en 1910.

Il se rattache au mouvement cubiste en 1912, avec sa toile Paysage français, cependant il rejette ce qu'il y a de trop abstrait dans cette forme de peinture et il cherchera toujours à conserver un lien avec la peinture classique, que ce soit par les sujets ou par la rigueur de ses compositions. Il veut inscrire la modernité, non pas dans la rupture, mais dans la continuité de la tradition[2].

Trois de ses œuvres sont exposées au Salon des indépendants en 1913.

Il est réformé en raison d'une maladie de la rétine et ne participe donc pas à la Première Guerre mondiale[1]. Affecté à la préfecture de la Gironde, il partage le bureau de Georges de Sonneville avec qui il collabore[3].

En 1919, grâce à Jacques Rivière qu'il connaît, il tient une chronique de critique d'art dans La Nouvelle Revue française.

Dès 1918, il enseigne dans différentes académies jusqu'à la fondation, en 1922, de sa propre académie au 18, rue d'Odessa, dans le quartier du Montparnasse. Il y enseignera jusqu'à la fin de sa vie. Il réunit des textes de grands maîtres, parmi lesquels Léonard de Vinci, sous le titre De la palette à l'écritoire. L'essentiel de son enseignement réside dans ses deux traités : Traité du paysage et Traité de la figure[4].

Lhote organise également des stages d'été pour ses élèves dans la maison qu'il a achetée en 1926 à Mirmande dans la Drôme. À partir de 1940 et pendant toute l'Occupation, nombre d'artistes y trouveront refuge, comme Alexandre Garbell, Pierre Palué, Marcelle Rivier et Guy Marandet qui y demeureront.

En 1936, il est membre de la rédaction du journal communiste Ce soir, pour lequel il s'occupe de la rubrique artistique[5].

En 1938, il découvre Gordes où il achète une maison de style Louis XIII qu'il rénove. Il y réside, en alternance avec Mirmande, de 1939 à 1942. Il fait connaître à ses amis l'attrait du village. Marc Chagall, Jean Grenier, Willy Ronis et d'autres deviennent ses voisins[1]. André Lhote donne également des conférences en France et dans d'autres pays, notamment en Belgique, en Angleterre, en Italie et, à partir des années 1950, en Égypte et au Brésil. En Égypte, Lhote travaille avec Effat Nagy et utilise l'archéologie égyptienne comme sujet de leur travail[6].

Dès ses débuts, André Lhote s'est senti très en phase avec le mot d'ordre du « tout décoratif » de l'Art déco. Il gardera jusqu'à la fin ce goût pour la décoration. C'est ainsi qu'il exécute les peintures murales de la faculté de médecine de Bordeaux en 1957.

André Lhote meurt dans le 16e arrondissement de Paris le [7]. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse.

Distinctions

Œuvres

Publications

André Lhote a écrit des ouvrages théoriques importants sur la peinture moderne et des ouvrages de critique d'art.

  • La peinture, le cœur et l'esprit. Correspondance inédite (1907-1924). André Lhote, Alain-Fournier, Jacques Rivière.
  • Parlons peinture, Denoël Et Steele, 1936.
  • Traité du paysage, Floury, 1939.
  • Traité de la figure, Floury, 1950.
  • Petits itinéraires à l'usage des artistes, 1943.
  • Les Invariants plastiques, Hermann.
  • Jean Paulhan, André Lhote : Correspondance, Gallimard, 2009.

Ouvrages critique

  • Corot, Stock, 1923.
  • Les Peintres français nouveaux, Gallimard, 1926.
  • Peinture d'abord, Denoël, 1942.
  • De la palette à l’écritoire, anthologie d'écrits d'artistes, Corrêa, 1946.
  • Les Chefs-d’œuvre de la peinture égyptienne, Hachette, 1954.
  • La Peinture libérée, Grasset, 1956.
  • André Lhote a pendant longtemps assuré la critique d'art dans La Nouvelle Revue française (NRF).

Articles de presse

  • « Naissance du cubisme », L'Amour de l'art, no 1, , pp. 215-220 (consulter en ligne).

Illustrations

Cinéma

André Lhote joue son propre rôle dans le film Donne-moi tes yeux de Sacha Guitry en 1943.

Collections publiques

Belgique

Canada

Espagne

  • Madrid, Fundación Telefónica.

États-Unis

France

Hongrie

Irlande du Nord

Royaume-Uni

Suède

Suisse

Collections privées référencées

Expositions

Expositions personnelles

  • Galerie Eugène Druet, Paris, du 7 au .
  • Galerie Galanis, Paris, du 10 au [21].

Expositions collectives

Élèves

Notes et références

Annexes

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