Andryes

commune française du département de l'Yonne From Wikipedia, the free encyclopedia

Andryes est une commune française située dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Andryes
Andryes
L'église au cœur du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Intercommunalité Communauté de communes de Puisaye-Forterre
Maire
Mandat
Jean-Marc Leger
2020-2026
Code postal 89480
Code commune 89007
Démographie
Gentilé Androgiens
Population
municipale
450 hab. (2023 en évolution de +12,78 % par rapport à 2017)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 11″ nord, 3° 29′ 12″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 275 m
Superficie 29,79 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Clamecy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vincelles
Législatives Première circonscription
Localisation
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Andryes
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Andryes
Liens
Site web www.andryes.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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    Sa réputation est liée à son marais, premier site environnemental de l'Yonne.

    Géographie

    Andryes, à 40 km au sud de sa préfecture Auxerre[1], est une commune de la Forterre, à l'est de la Puisaye et à l'ouest de l'Avallonnais. Elle s'étend sur 2 875 hectares dont 1 295, près de la moitié, de forêts.

    Peuplée de 1 224 habitants en 1866, elle en compte aujourd'hui 452, en légère progression depuis quelques années.

    Hameaux

    Le chef-lieu est implanté dans la vallée, ainsi que le moulin Poinçon au nord-ouest d'Andryes, en amont sur le ruisseau d'Andryes. Tous les autres hameaux se tiennent sur les plateaux, au nord et au sud du ruisseau.

    Les deux plus gros hameaux sont Ferrières au sud et Fontenailles au nord ; ils sont à peu près aussi étendus qu'Andryes. Les autres hameaux sur le plateau au nord sont Maison Fort (au nord d'Andryes sur le bord ouest du bois Nardin), Bois Blanc (sur le bord nord du même bois), la Tuilerie à 500 m à l'ouest de Maison Fort, et la Graineterie tout à fait au nord de la commune. Sur le plateau sud, outre Ferrières se trouvent Villesavoie et Villeprenoy[2].

    Autres

    Le sentier de grande randonnée de Pays « Méandres de l'Yonne » traverse la commune[2].

    Trois sentiers d'interprétation permettent au visiteur de pénétrer au coeur du marais d'Andryes : le sentier de découverte, le sentier de perception environnementale et le sentier de naturalité. Le départ se situe à l'étang de Cornoy.

    Hydrographie

    Elle est traversée dans le sens N-O/S-E par le ruisseau d'Andryes, petit cours d'eau de 10,5 kilomètres prenant sa source à Druyes-les-Belles-Fontaines, qui se jette dans l'Yonne à Surgy (Nièvre)[3].

    Communes limitrophes

    Climat

    En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[5].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 774 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Clamecy », sur la commune de Clamecy à km à vol d'oiseau[6], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 707,4 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14 °C, atteinte le [Note 1],[7],[8].

    Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[9]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Andryes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Clamecy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48 %), terres arables (41,7 %), prairies (3,9 %), zones urbanisées (2,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous la forme Andria (XIe siècle)[16].

    Le nom d'Andryes aurait été donné par les moines de Druyes venus s'installer là en 1050. Ils appellent leur prieuré « Antidrogia » car il est construit « à la façon de Druyes » (Drogia)[17].

    Cette version est contestée et non confirmée par des recherches approfondies, vient en fait du germain Villa Underica, du nom de la famille barbare qui occupait le domaine au bord du ruisseau. C'est l'héritage de la période d'occupation burgonde de la région[réf. nécessaire].

    On trouve en plusieurs lieux de France la même racine : Andry (Sainte-Dode, Gers), Andres (Pas-de-Calais), Andrezé (Maine-et-Loire), Andrezel (Seine-et-Marne), Andrézieux (Loire), Andrésy (Yvelines), Saint-Hilaire les Andrésis (Loiret), Andria (Italie)…

    On pourrait ajouter, en prenant cependant un risque faute de n’avoir pas poussé plus loin les investigations, des communes n’ayant pas perdu le préfixe villa-  et dont la fin du suffixe s’est transformé en « y » : Villandry (Indre-et-Loire), Villandry (Creuse), Villandry (Eure-et-Loir).

    Sources : Pierre-Henri Billy, Origine des noms de villes et villages de France ; Théophile Perrenot, La toponymie burgonde ; Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France ; Sylvain Noël, Andryes, Andrie, Andries, Andria, villa Underica, suivi de Voyage en toponymie, essai sur la toponymie du bourg et des hameaux de la commune d’Andryes.

    Histoire

    Moyen Âge

    Restes de l'ancien prieuré d'Andryes en 1910.

    Prieuré Saint-Robert

    Andryes fait partie à l'époque du diocèse d'Auxerre mais ne relève pas du comté de Bourgogne[18].

    Un prieuré bénédictin y est fondé en 1050 par saint Robert, et y a existé pendant plus de mille ans. La fondation est confirmée par le pape Léon IX qui nomme le fondateur comme premier « abbé ». Selon une note attribuée à Lebeuf, les moines qui le peuplent viennent du prieuré fondé par saint Romain de Subiaco à Druyes en 543[17] : lors des invasions normandes du IXe siècle le village de Druyes, implanté près des sources en milieu ouvert, est brûlé et les habitants grimpent sur la colline, mieux défendable. Les moines, qui ont dû eux aussi abandonner leur monastère de Druyes, se réfugient alors à Andryes[19].

    Prieuré d'abord indépendant, l'évêque Geoffroy de Champallement l'annexe à l'abbaye de la Chaise-Dieu en 1067 par souci de protection (les temps sont rudes et les menaces fréquentes). C'est alors que le prieuré prend le nom de Saint-Robert [17].

    En 1740, il est réuni à la Chartreuse[20].

    Personnalités du prieuré

    Plusieurs religieux éduqués à Andryes sont appelés à des fonctions notables et deviennent abbés ou évêques. Audebert ou Hildebert, frère de Garnier de Montmorillon, y est moine ; il est ensuite moine pour une courte période à l’abbaye Saint-Cyprien de Poitiers puis devint abbé de Notre-Dame de Bourgdieu, et en 1092 archevêque de Bourges.
    En 1102, Aimeric, prieur d’Andryes, devient le 5e abbé de la Chaise-Dieu, et en 1111 évêque de Clermont.
    Vers 1175, Jean, moine profès de Saint-Robert d’Andryes, est distingué par les chroniques de l’époque « pour sa science et sa piété ». Il devient prieur de Saint-Robert de Cornillon, puis évêque de Grenoble.
    Lantelme ou Lancelin, moine d’Andryes, est élu en 1179 abbé de la Chaise-Dieu ; en tant qu'abbé il reçoit du pape Lucius III l’usage de la mitre, qu'il voulait refuser par humilité. Il est nommé évêque de Valence en 1186, mais il n'est pas consacré (soit il a refusé, soit il est mort à cette période)[19].

    Politique et administration

    Mairie-école.
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
             
    mars 1971 mars 1983 Claude Delhomme DVD  
    mars 1983 mars 2008 Bernard Gaucher DVG Conseiller général de l'Yonne de 1988 à 1994
    mars 2008 2014[21] Maxime Vildé    
    2014 2020 Thierry Delhomme DVG Agriculteur
    2020 en cours Jean-Marc Léger    
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    Démographie

    Les habitants sont appelés les Androgiens[22].


    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[24].

    En 2023, la commune comptait 450 habitants[Note 3], en évolution de +12,78 % par rapport à 2017 (Yonne : −1,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    6187727758491 0859819851 0751 005
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 1851 1461 2241 1881 1261 1981 0431 032892
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    774759667594589573533516472
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    482438428391406445470480466
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    406438450------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie locale

    On compte, en 2012, 51 entreprises sur le territoire de la commune d'Andryes dont 6 entreprises de 1 à 9 salariés[27].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    • Le monument aux morts de la commune, a été érigé par Jean-Baptiste Millot, maître carrier à Villeprenoy, hameau de Andryes. Il participe à la construction du Trocadéro à Paris.
    • L'église qui domine la vallée, est tournée à l'est, situation rare en France.

    Dans le cimetière qui jouxte l'église on trouve une tombe particulièrement originale sous laquelle repose un soldat de l'Empire. Outre son architecture, c'est l'épitaphe qui est remarquable, empreinte de cynisme ou d'humour :

    "À la mémoire de Jacques Girault

    Né à Druyes le

    Décédé à Ferrières le

    Époux de Angélique Bigé.

    Glorieux débris de la Grande Armée

    De Napoléon 1er

    Blessé dans la campagne d'Italie

    Où il servait en qualité de caporal

    Au 103e de ligne

    Lieutenant de la garde nationale en 1833"

    Une phrase supprimée par le rédacteur initial.

    Personnalités liées à la commune

    Pour approfondir

    Bibliographie

    • Maxime Vildé, Andryes mon village
    • Georges de Vilprey, La Boucharde
    • Sylvain Noël, La perception environnementale, éditions L'Harmattan
    • Sylvain Noël, Histoire du ruisseau d'Andryes
    • Conseil municipal d'Andryes, L'Art et la manière de faire fuir les administrés
    • Sylvain Noël, Du syndicat du ruisseau d'Andryes au syndicat d'aménagement du bassin du Beuvron
    • Sylvain Noël, Aménagement du ruisseau et du marais d'Andryes, réflexion pour une conception globale
    • Sylvain Noël, Andryes, Andrie, Andries, Andria, villa Underica. Essai sur la toponymie du bourg et des hameaux de la commune d'Andryes
    • Sylvain Noël, Le marais d'Andryes. Politiques d'aménagement des zones humides de l'édit de 1599 à la loi de 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages
    • Sylvain Noël, Le ruisseau d’Andryes, de la restauration « hydromorphologique » au souci de la nature. Une approche philosophique

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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