André Slomszynski
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nationalités | |
| Activités | |
| Enfant |
André Słomczyński dit André Slom, né le à Bordeaux[1] et mort le à Paris[2], est un peintre, graveur, illustrateur et cartographe français d'origine polonaise. Ancien communard, il vécut un temps réfugié en Suisse.
André Amédée Gustave Słomczyński, fils de Stanislas Słomczyński, officier polonais réfugié[3] et de mère inconnue[4], rejoint Paris au moment du Second Empire pour apprendre la peinture. Entre 1855 et 1861, il est élève de l'École polonaise de Paris.
« De taille moyenne, assez gros, ayant une longue barbe blonde, le visage doux, l’œil bleu »[1], il participe à la Commune. Secrétaire de Raoul Rigault, il se trouvait avec ce dernier, le , à la prison de Sainte-Pélagie, au moment où Gustave Chaudey, ancien adjoint au maire de Paris, était exécuté avec trois gendarmes[5], puis le lendemain, dans l’hôtel de la rue Gay-Lussac, au moment où Rigault était fusillé à son tour dans cette même rue. Après la semaine sanglante, il est condamné à mort par les Versaillais qui lui reprochent d’avoir fait une allocution aux Gardes nationaux pour qu’ils exécutent les trois gendarmes otages[3].
Il parvient à s'enfuir et se réfugie en Suisse, à Genève. Il s'installe à Lausanne et devient le camarade d'infortune d'Eugène Protot, ancien ministre de la Justice, également en exil, et de Maxime Vuillaume. Le , il est au chevet de Gustave Courbet et exécute le portrait mortuaire du peintre. Il donna des cours du soir de « dessin d’imitation et d’ornementation » à Lausanne puis travailla à Vevey avec Élisée Reclus, dont il illustra plusieurs volumes de la Nouvelle Géographie universelle[3].
De retour en France après la loi d'amnistie de 1881, il dessine pour plusieurs revues françaises, dont L'Illustration, le Monde illustré, Le Tour du monde, La Libre Revue, Paris illustré et la Suisse illustrée. Sous le pseudonyme de « Slom », il signe de nombreux dessins qui sont publiés à propos de l’Exposition universelle de 1889, la Tour Eiffel, l’exposition coloniale à l’esplanade des Invalides ou la porte d’entrée du quai d’Orsay. En 1883, le poète Maurice Rollinat lui dédie son poème, « Jalousie féline », tiré du recueil Les névroses. À la demande de Pierre de Coubertin, il dessine en 1901 le « Diplôme Olympique » pour le Comité international[6].
Il habite avec sa famille au 26, avenue des Gobelins, où il est mort le [7],[8]. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
Son épouse Emma Blank, et sa fille Olga Slomczynski (1881-1941) sont restées à Genève. Olga devenue illustratrice reconnue en Suisse, meurt le à Vevey et Emma trois ans plus tard, le à Saint-Saphorin. Leurs corps seront inhumés à Paris dans le caveau familial le [9].