Angre

section de Honnelles, Belgique From Wikipedia, the free encyclopedia

Angre est une section de la commune belge de Honnelles, située en Région wallonne dans la province de Hainaut. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Faits en bref Administration, Pays ...
Angre
Angre
Vue générale avec le clocher de l'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mons
Commune Honnelles
Code postal 7387
Code INS 53083C
Zone téléphonique 065
Démographie
Gentilé Angrois(e)[1]
Population 758 hab. (1/1/2025[2])
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 22′ 01″ nord, 3° 41′ 44″ est
Superficie 604 ha = 6,04 km2
Localisation
Localisation de Angre
Localisation d'Angre au sein de Honnelles
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Angre
Liens
Site officiel http://www.angre.eu
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    Le hameau est traversé par une rivière affluent de l'Escaut, la Grande Honnelle.

    C'était à Angre qu'était surtout cultivé le réputé tabac de Roisin[3].

    Toponymie

    Attestations anciennes

    Angra (1075 ; 1111 ; 1144), Angres (1090), Angrae (1119), Angre (1145 ; 1152 ; 1181 ; 1222 ; 1224)[4].

    Étymologie

    Il s'agit au départ d'un appellatif d'origine germanique angra qui veut dire « prairie ». C'est l'ancien nom du cours d'eau la Grande Honnelle[5]. Il s'agit d'un processus commun de transfert d'un hydronyme à un toponyme.

    Ce mot est apparenté à l'allemand Anger « terrain herbeux, place de village », terme désuet issu du vieux haut allemand angar et apparenté au suédois äng « pré »[6]. Il est basé sur la même racine indo-européenne que le latin ancrae (pluriel) « bandes herbeuses (ou végétalisées) au bord d'une rivière » et le grec ákros « vallée »[6]. L'apparentement avec le latin et le grec suggère que le nom de la rivière lui-même, est tiré du nom de la bande herbeuse ou des prés qui s'étendaient tout au long de son cours, sens qu'avait sans doute aussi le germanique commun, c'est-à-dire « bande herbeuse le long d'une rivière, pré le long d'une rivière ».

    L’Angre a aussi donné son nom à l’Angrel, affluent de celui-ci qui s'est également fixé dans le toponyme Angreau (Angrel 1119, ANGR- + suffixe diminutif gallo-roman -ELLU) selon le même processus qu'Angre[4].

    Géographie

    Évolution démographique

    • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.

    Histoire

    L'ancienneté de Angre est attestée par un camp préhistorique, des vestiges romains et d'une nécropole franque[7].

    Une seigneurie possédée par une famille dite " d'Angre " est signalée dès le XIe siècle qui passe successivement aux comtes de Hainaut, aux familles de Beaufort, Henin-Liétard, Musars, de Solesmes, de Sars, de Roisin, de la Tramerie et de Sainte-Aldegonde[8].

    La seigneurie principale comprenait le village, avec son église, et une grosse partie de la campagne environnante, ainsi que le bois d’Angre, une résidence fortifiée « La Loquetière » et le moulin banal[7].

    Guillaume de Sars Ier a été seigneur d'Angre et grand-bailli du Hainaut.

    Son fils Guillaume de Sars II lui a succédé dans la seigneurie[9].

    Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

    Patrimoine et culture

    Monuments et sites remarquables

    • L’ancien presbytère remonte au XVIIIe siècle, mais a été remanié et transformé en habitation au siècle suivant. Bordant la grand-place, il consiste en un double-corps cimenté de la fin du XIXe siècle, présentant un pignon central à redents et une façade latérale de type tournaisien[11].
    • La chapelle Saint-Roch, chapelle d’inspiration néo-classique datée de 1849, se dresse au centre d’un cercle de tilleuls dominant Angre sur le versant ouest. Ce petit oratoire partiellement crépi offre en façade un fronton triangulaire frappé du delta mystique avec l’œil de Dieu et sommé d’une croix en fonte. Cernée d’un muret surmonté d’une grille, la chapelle est accessible par un escalier à larges marches pavées[12]. La hauteur sur laquelle a été érigée la chapelle s’élève à plus de 69 mètres d’altitude et offre une vue très ample de la région. Une table d'orientation se trouvant à côté d’elle permet notamment le repérage de 39 clochers. Cet endroit est le seul du plateau hennuyer d’où l’on peut découvrir, par temps clair, un panorama où l’œil parcourt 315 km2.
    • La ferme-couvent, sise rue Charles Bernier, à la sortie du village sur la route de Marchipont, est un imposant ensemble rectangulaire de corps de bâtiment (ferme, logis, grange) datant de la fin du XVIIIe siècle et du XIXe siècle et rangés autour d’une cour intérieure pavée. Face au mur côté rue, percé d’une entrée cochère sous pignon à gradins, se trouve le corps de logis bas, de style classique, à ouvertures encadrées de bandeaux plats, et avec une porte à montants harpés. À gauche se dresse une grange millésimée 1847, et à droite un haut double-corps cimenté néo-classique symétrique avec toit à croupettes, fronton triangulaire et lucarnes à oculi. Le site a été réaffecté en couvent puis en habitation[13].
    • L’ancienne ferme Blondain, située non loin de la maison communale, est une vaste ferme clôturée du dernier tiers du XVIIIe siècle, de tradition classique. La cour intérieure est bordée sur trois côtés d’un corps de logis et de dépendances. Le front à rue comporte trois portails semblables, à encadrement cintré et harpé : celui de la grange en long dont les ancres affichaient autrefois la date de 1775 ; le porche d’entrée sur la cour, sous toiture mansardée ; et le dernier, en partie muré, pratiqué dans la longue dépendance transformée en habitation, dont la façade sur cour, fortement remaniée, garde toutefois une porte basse à linteau en bâtière datant de 1776. En fond de cour s’allonge un logis bas de style Louis XV, présentant des baies à encadrement de pierre et linteau surbaissé à clef centrale et, précédée d’un emmarchement, une porte à linteau à clef feuillagée et encadrement de pierre avec gorge[14].
    • L’ancienne maison communale, haut volume de style « éclectique » sous toit à croupes, mais à effet de pavillon, est millésimée de 1900 en façade. Se dressant à l’angle de la grand-place sur un soubassement en moellons bruts, ce double-corps comporte une travée centrale munie d’un petit perron et d’un balcon galbé. La façade est animée par des bandeaux en brique cimentée de teinte claire. La face latérale sur la rue Cornez est de même esprit[15].
    • La demeure de type villégiature sise rue du Partiau, d’un imposant volume, a été construite au début du XXe siècle à l’intérieur d’une cour de ferme entièrement close bordée de hauts volumes sous bâtière à pignons du siècle précédent. Ladite demeure est une construction en brique sous toitures à tuiles vernissées, marquée de bandeaux horizontaux en brique colorée, et présente sous les entrées une grotte en rocaille. L’ensemble, jadis couplé à une brasserie, a perdu ses bâtiments industriels qui autrefois longeaient la Grande Honnelle[16].
    • La maison typique située au no 18 de la rue Émile Cornez, long volume bas de style classique, remonte probablement au début du XIXe siècle. Elle se signale par son cimentage de couleur claire, orné dans la partie inférieure d’un lambrissage, et par son élégant perron. Des linteaux bombés surmontent les baies étroites[17].

    Culture

    Enseignement

    Économie

    Vie associative

    Personnalités

    Notes et références

    Voir aussi

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