Anne Perrier
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Anne Perrier naît en à Lausanne d'une mère alsacienne et d'un père vaudois natif de Vienne[1].
Après avoir obtenu un baccalauréat classique, elle entreprend des études de lettres, à l'Université de Lausanne, à l'issue desquelles elle obtient en 1947 le prix Folloppe. Elle se marie la même année avec Jean Hutter, dont elle prend le nom. Ils auront deux fils[2].
Passionnée de musique, elle étudie le piano au Conservatoire[2]. Elle hésite un temps entre la vocation de compositrice et celle de poétesse.
Elle est l'auteure de plusieurs recueils de poèmes, dont le premier, Selon la nuit, est publié en 1952. Elle écrit aussi un vaste récit, Le Conte d'été, en vers libres, emprunté à la tradition orale portugaise. Ce texte est mis en musique par le compositeur Bernard Reichel et créé au Théâtre de Vidy en 1975. Elle traduit aussi des poèmes portugais de Manuel Alegre, avec l'aide de Luiz Manuel[2].
Convertie au catholicisme sous l'influence de l'abbé Journet, fondateur à Fribourg en Suisse de la revue Nova et Vetera, elle y publie nombre de ses poèmes[1].
Ses œuvres sont traduites dans plusieurs langues.
Elle décède le à Saxon (Valais) à l'âge de 94 ans[3].
Publications
- Selon la nuit, Les Amis du livre, Lausanne, 1952
- Pour un vitrai, Pierre Seghers, Paris, 1955
- Le voyage, La Baconnière, Neuchâtel, 1958
- Le petit pré, Payot, Lausanne, 1960
- Le temps est mort, Payot, Lausanne, 1967
- Lettres perdues, Payot, Lausanne, 1971
- Feu les oiseaux, Payot, Lausanne, 1975
- Le Conte d'été, création théâtrale, 1975
- Le livre d’Ophélie, Payot, Lausanne, 1979
- La voie nomade, La Dogana, Genève, 1986, MiniZoé, Genève, 2000
- Les noms de l’arbre, Empreintes, Lausanne, 1989
- Le joueur de flûte, Empreintes, Lausanne, 1994
- Champ libre, Éditions Raymond Meyer, Pully, 1998
- L'unique jardin, Bernard Blatter, Montreux, 1999
Sa poésie est réunie à plusieurs reprises :
- Poésie 1960-1979, Éditions l'Âge d'Homme, 1982
- Poésie 1960-1986, L'Âge d'homme, Collection Poche Suisse, no 71, Lausanne, 1988 et 1993
- Œuvre poétique 1952-1994, préface de Gérard Bocholier, Éditions de L'Escampette, Bordeaux, 1996
- Le Voyage suivi de Le Livre d’Ophélie, de Le Joueur de flûte et de L’Unique Jardin, Éditions Empreintes, Chavannes-près-Renens, 2011
- La voie nomade et autres poèmes Œuvres complètes 1952-2007, L’Escampette, Chauvigny, 2008
- Le Livre d’Ophélie et la Voie nomade, préface de Doris Jakubec, Éditions Zoé, 2018[4]
Distinctions
- À la suite de la parution de Lettres perdues (1971), l'ensemble de son œuvre est couronné par le prix Rambert.
- En 1976, la poétesse reçoit le prix Schiller.
- En décembre 1996, la poétesse reçoit le prix vaudois des écrivains.
- En 2003, elle figure parmi les lauréates de la Fondation Leenaards.
- En 2000, elle reçoit le Grand prix de littérature française hors de France de l’Académie royale de Belgique[5].
- Elle reçoit le , le Grand prix national de la poésie française remis par Frédéric Mitterrand au ministère de la Culture à Paris. Elle est la seule femme à avoir reçu ce prix[1].
- En 2013, elle figure parmi les nouvelles personnalités avec Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, à entrer dans le dictionnaire français Le Petit Larousse illustré[6].