Anny Poursinoff
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| Anny Poursinoff | |
Anny Poursinoff en 2010. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée française | |
| – (1 an, 11 mois et 7 jours) |
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| Élection | 11 juillet 2010 (partielle) |
| Circonscription | 10e des Yvelines |
| Législature | XIIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | GDR (2010-2011) NI (2011-2012) |
| Prédécesseur | Jean-Frédéric Poisson |
| Successeur | Jean-Frédéric Poisson |
| Conseillère régionale d'Île-de-France | |
| – (6 ans, 5 mois et 3 jours) |
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| Élection | 28 mars 2004 |
| Réélection | 21 mars 2010 |
| Circonscription | Yvelines |
| Président | Jean-Paul Huchon |
| Groupe politique | LV |
| – (5 ans, 11 mois et 21 jours) |
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| Élection | 22 mars 1992 |
| Circonscription | Yvelines |
| Président | Michel Giraud |
| Groupe politique | LV |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Stenay (Meuse) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Les Verts puis EÉLV |
| Profession | Infirmière |
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Anny Poursinoff, né le à Stenay (Meuse), est une infirmière et femme politique française. Ancienne conseillère régionale d'Île-de-France, elle est députée de la 10e circonscription des Yvelines de 2010 à 2012.
Parcours professionnel
Anny Poursinoff est une ancienne infirmière, et directrice depuis 1990 d'un service de soins à domicile pour personnes âgées dépendantes et personnes handicapées[1].
Militante syndicaliste à la Fédération santé et services sociaux de la CFDT, elle participe ensuite à la création du syndicat SUD CRC santé[2].
Conseillère régionale
Ancienne responsable de la commission femme des Verts pendant sept années[2], elle est élue au conseil régional d'Île-de-France en 1992 puis à nouveau en 2004.
Elle lutte contre l'autoroute A12, le projet de troisième aéroport en région parisienne, le circuit de F1, la voie nouvelle de Mauldre, les nuisances des antennes de téléphonie mobile et des lignes hautes tension, et les OGM, et se bat pour la création de pistes cyclables, la protection des zones humides et de la biodiversité, l'extension du parc naturel de la haute vallée de Chevreuse, l’alimentation biologique en circuits courts[2].
Lors des élections régionales de 2010, elle est tête de liste Europe Écologie Les Verts dans les Yvelines. Réélue, elle devient présidente de Natureparif[1] en remplacement de Jean-Vincent Placé le .
Au mois de , elle annonce sa démission du conseil régional, ainsi que de la présidence de Natureparif[3],[4]. Liliane Pays lui succède alors à cette fonction au mois de décembre[5],[6].
Élections législatives
Candidate aux élections législatives dans la 10e circonscription des Yvelines en 1997, « une des plus à droite de France »[7] et « conservatrice[s] »[8], elle arrive au second tour face à Christine Boutin mais perd avec 45,08 % des voix[9]. En 2002[10] et en 2007[11], elle se présente mais ne peut se maintenir au second tour.
À la suite de la démission de Christine Boutin, elle arrive deuxième au premier tour des élections législatives partielles le face à Jean-Frédéric Poisson, forte des résultats de son parti aux dernières élections européennes, elle dépasse la candidate socialiste Françoise Pelissolo. Jean-Frédéric Poisson est ensuite élu au second tour, avec cinq voix d'avance puis par une seule voix d'écart après recomptage. Anny Poursinoff devant pourtant le candidat UMP en tête dans certains villages comme Saint-Léger-en-Yvelines , ou Bazoches-sur-Guyonne, ce qui surprend Gérard Larcher[12]. Une décision du Conseil Constitutionnel invalide cette élection, à cause du faible écart de voix et d'un tract de Gérard Larcher, sénateur-maire de Rambouillet, distribué la veille du second tour, affirmant que les Verts avaient voté la loi Grenelle I ce qui n'est pas le cas[13],[14].
Une nouvelle élection partielle a donc lieu les 4 et . Elle est à nouveau candidate sous l'étiquette Les Verts Europe Écologie, soutenue par le PS[15] dont son suppléant Didier Fischer est membre[16]. Sur fond de l'affaire Woerth-Bettencourt[7],[8],elle arrive en tête du premier tour avec 42,62 % des voix[17], puis reçoit le soutien du Parti communiste français (PCF) par la voix de son secrétaire national Pierre Laurent[18], et de l’ensemble du Front de gauche[8],[19],[20]. Avec une hausse de la participation au second tour[20], la candidate de la gauche rassemblée[21] l'emporte largement en totalisant 51,72 % des suffrages exprimés[7],[22],[23].
Elle devient ainsi la quatrième députée des Verts de la XIIIe législature. Anny Poursinoff pose sa première question au gouvernement pour dénoncer les attaques gouvernementales contre la presse dans l'affaire Woerth-Bettencourt. À l'occasion de son premier vote, concernant la loi sur le voile intégral, elle dit avoir fait évoluer le vote des députés verts du contre à l'abstention[24]. Membre du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) jusqu’au départ des députés Verts en 2011, elle appartient successivement à la commission des affaires économiques jusqu’en 2011, puis à celle des affaires sociales jusqu’à la fin de la législature[25].
Elle milite contre le démantèlement de la Bergerie nationale de Rambouillet[26], voulue par Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture du gouvernement Fillon III, dont le projet UVSQ/Rectorat prévoyait l’installation d’un campus de 1 000 à 1 500 étudiants[27].
Le Parisien la considère comme « une députée très présente à l'Assemblée nationale », classée parmi les parlementaires les plus actifs et qui a su marquer les esprits en moins de deux ans, soulevant notamment ses 130 questions orales et écrites[28].
Candidate à sa réélection lors des législatives des 10 et 17 juin 2012 sous l'étiquette d'Europe Écologie Les Verts, et avec le soutien du Parti socialiste, elle arrive en tête lors du premier tour[29], mais elle est battue par Jean-Frédéric Poisson (UMP), avec 46,35 % des voix[30].
Après la députation
Anny Poursinoff est tête de la liste écologiste aux élections sénatoriales de 2017 dans les Yvelines, qui obtient 3,10 % des voix[31].