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Antiroi

"monarque" en opposition au légitime From Wikipedia, the free encyclopedia

Un antiroi est un roi potentiel qui, en raison des discussions de succession ou de la simple contestation politique, se déclare le roi en opposition avec un monarque en place. On trouve des antirois plus souvent dans des monarchies électives que dans des monarchies héréditaires comme celles d'Angleterre et France. Ils sont plus généralement mentionnés dans la politique du Saint-Empire romain germanique, jusqu'au XIVe siècle.

Günther von Schwarzburg, antiroi de Charles IV, empereur du Saint-Empire romain germanique en 1349.

Roi et antiroi

Pour le Saint-Empire, il s'agit d'un roi qui est élu par les princes-électeurs alors qu'un autre règne toujours[1]. Par exemple, Rodolphe de Rheinfelden fut élu antiroi face à Henri IV le . Quelques antirois ont pu s'imposer par droit de domination et être reconnus comme les rois légaux, par exemple Frédéric II. À l'inverse, certains, comme Henri II de Bavière ou Egbert II de Misnie, ont conservé un statut de roi ou antiroi contestable, et contesté jusqu'à nos jours.

La désignation d'antiroi est équivalente dans l'Empire à cellle d'antipape dans l’Église catholique, terme désignant un potentiel pape rival. En effet les deux phénomènes se ressemblent. De même que des rois, des antirois allemands et des empereurs désignaient parfois en haut des antipapes pour affaiblir politiquement des papes avec lesquels ils étaient en conflit, des papes ont pu soutenir de leur côté des antirois, rivaux politiques des empereurs avec qui ils étaient en désaccord.

Le règlement de l'élection de roi par la Bulle d'or promulguée par Charles IV en 1356, a presque exclu la possibilité de l'élection d'un antiroi.

Antirois germaniques

Élections doubles en Saint-Empire

et  :

et  :

19 et  :

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Antirois bohémiens

Antirois français

Antirois anglais

Autres antirois

Japon

Notes et références

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