Frère cadet du comte ConradIer, Hermann avait reçu en seigneurie le château de Vielsalm, sur la rive de la Salm (Glain) en Ardenne, sans doute venu de sa mère. Son homonyme l'évêque Hermann de Metz lui cède l'avouerie de Senones. Lors de son élection, les chroniqueurs n'évoquent pas les qualités qui auraient motivées les électeurs en sa faveur, c'est peut-être son effacement et son absence de mérite qui leur convenaient[2].
Le «roi des aulx» sur la façade de l'hôtel de ville de Eisleben.
L'influence d'Hermann se limite à la Saxe; même sa parenté de la maison de Luxembourg est restée fidèle à l'empereur. Son plan qui était de rassembler une armée sur les bords du Danube et de marcher sur l'Italie est anéanti par la mort de son principal partisan Otto de Nordheim au début de 1083.
Le nouveau pape VictorIII d'esprit conciliateur réussit à ramener la sérénité sur le plan religieux et l'unité du clergé allemand est rétabli. HenriIV accorde le titre de roi en avril 1085 au duc VratislavII de Bohême afin de sceller leur alliance et lorsqu'il pénètre la même année en Saxe avec une armée, Hermann s'enfuit au Danemark. Il revient cependant après avoir conclu une alliance avec le duc WelfIer de Bavière, le margraveEgbertII de Misnie son plus actif partisan, réussit à battre HenriIV à la bataille de Bleichfeld sur la rivière Main près de Wurzbourg mais cette victoire n'empêche par le parti des révoltés de ce déliter car il ne représentait plus que des intérêts personnels.
Peu après cette victoire, alors que HenriIV se fait reconnaître même en Saxe, las d'être un pion entre les mains de grands du royaume, Hermann se retire dans ses états patrimoniaux. Il meurt obscurément près de Cochem le , mettant ainsi un terme à la guerre civile[4]. Dans la région d'Eisleben, la coutume du «mercredi des aulx» après la Pentecôte remonte à l'époque à laquelle Hermann se trouvait en Saxe.
Union et postérité
Hermann de Salm avait épousé Sophie de Formbach, qu'il rendit mère:
↑Michel Parisse, Noblesse et chevalerie en Lorraine médiévale: les familles nobles du XIeauXIIIesiècle, Nancy, Publication Université de Nancy II, , 485p. (ISBN2-86480-127-2), p.118-119.