Antoine Agoudjian

From Wikipedia, the free encyclopedia

Antoine Agoudjian
Antoine Agoudjian (2021)
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Autres informations
Mouvement
Site web
Distinctions

Antoine Agoudjian est un photographe français d'origine arménienne, né le à Saint-Maur-des-Fossés.

Antoine Agoudjian est né en 1961 de parents français d’origine arménienne[1]. Il est le petit-fils de rescapés du génocide des Arméniens de 1915[2]. Il grandit à Alfortville, « petit village gaulois à l’arménienne »[3] où les descendants des enfants du génocide sont toujours très présents et actifs[1].

C’est au cours d‘un séjour aux États-Unis en 1986 qu’il découvre la photographie, en travaillant dans un laboratoire photographique.

En 1988, à la suite du tremblement de terre en Arménie du , il part pour deux années avec une ONG comme logisticien et interprète[3]. Il prend ses premières images quand son travail d’aide humanitaire le lui permet[2]. De retour en France, il publie son premier livre par les Éditions Parenthèses : Le Feu sous la Glace, préfacé par l’écrivain Alberto Moravia.

En 1991, il commence à photographier la misère et contacte les Restos du Cœur afin de compléter son travail. Il travaille parallèlement dans le laboratoire photographique professionnel Pictorial Service à Paris, où il devient un expert en développement des films et en tirage argentique noir & blanc[4]. Il rencontre Robert Doisneau, qui l’aide à mettre en forme un nouveau livre édité par les éditions Calmann-Lévy : Portraits des Restos du cœur, préfacé par l’écrivain Frédéric Dard. Il entre à l’Agence Rapho sous l’impulsion de Robert Doisneau.

En 1996, les éditions Parenthèses lui commandent un regard sur Istanbul, ce qui aboutit à la publication d’un ouvrage : Istanbul peut-être, préfacé par l’écrivain Michéa Jacobi. Actes Sud publie en 1998 ses dix années de reportage sur le Caucase : Rêves Fragiles, préfacé par l'écrivain Gérard Guégan.

Antoine Agoudjian s'immerge complètement dans son projet sur la mémoire à partir de 1999 en débutant par la vieille ville de Jérusalem, puis poursuit par le Liban, la Syrie, la Turquie, l’Irak, l’Iran, la Géorgie, le Haut-Karabagh et l’Arménie.

Robert Delpire publie ses images dans sa collection Photo Poche en 2006, Les yeux brûlants, préfacé par le réalisateur canadien Atom Egoyan[2].

En , il est invité par la mairie de Valentigney à exposer trente cinq images de son travail Empreintes sous un chapiteau, à l’occasion de l’Année de l'Arménie. Mais à la suite des pressions de la communauté turque « choquée par deux légendes mentionnant le mot “génocide” », l’exposition est décrochée. Elle sera finalement présentée dans la MJC de la commune[5].

En 2011[1], il est le premier photographe depuis le génocide de 1915 à avoir exposé dans une importante galerie sur ce thème de la mémoire arménienne à Istanbul[2]. Exposition très médiatisée[6], organisée et soutenue par le mécène Osman Kavala[7], qui sera arbitrairement incarcéré en 2017[8]. Flammarion publie en 2015 à son département des beaux livres l'ouvrage Le Cri du Silence[2], préfacé par le comédien et dramaturge Simon Abkarian. Il expose pour le centenaire du génocide à Diyarbakir en Turquie[6], invité par la municipalité administrée par les maires kurdes, Gultan Kisanak et Firat Anli, tous deux incarcérés en 2015.

En 2017, à Mossoul, il accompagne pendant un mois des soldats irakiens en première ligne face aux combattants de Daech[9]. Son reportage, publié par Le Figaro Magazine est récompensé par le prix du public des correspondants de guerre au festival de Bayeux[10]. En 2019, il est à Baghouz, « un village où se sont repliés les derniers djihadistes du califat de Daech, qui semble vivre ses dernières heures »[11].

Antoine Agoudjian est le lauréat du 11e Visa d’Or humanitaire du CICR en 2021 Son reportage, publié par Le Figaro Magazine sur les conséquences humanitaires du conflit du Haut-Karabakh[12]. Ses reportages sont distribués par la presse magazine nationale et internationale. Il poursuit au travers de ses reportages son immersion en évoquant par l'image son héritage mémoriel.[réf. nécessaire]

Il collabore régulièrement avec la presse magazine française, européenne et internationale. Ses reportages sur des sujets et zones sensibles sont souvent publiés sous forme de dossiers complets ou d’articles de fond de plusieurs pages dans des titres de référence. Parallèlement, il expose ses œuvres dans des musées ou des espaces consacrés à l’art, et celles-ci sont acquises par des collections privées et publiques.

Expositions

Liste non exhaustive

  • 2006 : Maison de la photographie Robert-Doisneau, Gentilly[13].
  • 2006 : LE CAPITOL - LES RENCONTRES D'ARLES
  • 2006 : GALERIE CLAIREFONTAINE - LUXEMBOURG
  • 2011 : Galerie DEPO, Istanbul, Turquie
  • 2011 : Galerie Jany Jansem, Paris[14].
  • 2015 : KÉÇI BURÇU Diyarbakir, Turquie[15].
  • 2015 : Galerie Le bleu du ciel, Lyon[16].
  • 2018 : Nikon Plaza, Paris[17]
  • 2019 : Espace culturel « Le 148 », Alfortville[18]
  • 2021 : Place de la Bastille, mairie de Paris[19],[20]
  • 2021 : Visa pour l’image, Perpignan[21]
  • 2021 : Espace culturel « Le 148 », Alfortville[22]
  • 2021 : Lauréats du Visa d’or humanitaire du CICR, Galerie Fait & Cause, Paris[23]
  • 2022 : Urban Warfare, exposition collective avec Abdulmonam Eassa et Alfredo Bosco, Bruxelles[24]
  • 2022 : Galerie 15. Rue de Seine, Pars.
  • 2022 : CENTRE D’ART NPAK - exposition muséale Arménie
  • 2023 : MUNICIPALITÉ DE LYON - PLACE BELLECOUR, LYON
  • 2023 : VILLA EMPAIN, FONDATION BOGHOSSIAN - VILLE DE BRUXELLES, BELGIQUE
  • 2024 : ESPACE MIRAMAR - VILLE DE CANNES
  • 2025 : CPA de Valence

Publications

Prix et récompenses

Collections publiques

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI