Antoine Duclaux
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Antoine-Jean Martin-Duclaux, né le à Lyon[note 1], et mort le à Sainte-Foy-lès-Lyon, lieu-dit Fontanière, est un peintre français de l'École de Lyon.

Né le à Lyon, Antoine-Jean Martin-Duclaux est le fils de Pierre Martin-Duclaux négociant à Lyon et commerçant en toile. La famille Martin-Duclaux, Martin du Claux avant la Révolution française, originaire des Hautes-Alpes, est une branche de la famille Martin de Méreüil.
Antoine Martin-Duclaux épouse en 1829 à Lyon Marie-Jeanne Joyard, fille de Jean-François Joyard, agent de change à Lyon et de Fleurie Germain (tante d'Henri Germain). Ils ont deux enfants, Joseph Duclaux, artiste peintre et Marie-Fleurie Duclaux, épouse Philippe Testenoire des Futs.
Il existe deux portraits de lui et de son épouse, née Marie Joyard, en miniature (1836) par Chabanne[1].
Sous la Terreur, la famille Martin-Duclaux est persécutée et chassée de Lyon[2]. Elle se réfugie en Bourgogne, à Charrecey, où elle possède le domaine Chandelux[note 2]. Elle y vit assez misérablement et doit recourir à la charité de ses vignerons. Plusieurs parents des Martin-Duclaux sont guillotinés et fusillés dans le Lyonnais. On conçoit que la jeunesse du peintre, assombrie par l'aliénation de son père, la mort de ses deux frères, les massacres de Lyon et le manque d'argent, marque son caractère d'un certain désenchantement souvent teinté d'ironie. Sa mère n'envisage pas que son seul fils survivant puisse consacrer sa vie à la peinture. En 1800, elle le fait entrer dans une maison de commerce, mais cela ne répond pas aux aspirations du jeune homme. Vers 1805, il a l'occasion de partir pour Naples en qualité de secrétaire du général Fursy Compère. Il peut avoir fait la connaissance de ce dernier lors du passage à Lyon du Premier Consul, auquel il aurait offert la première peinture connue de Duclaux, représentant un cheval. Il passe deux ans à la Cour de Joseph Bonaparte où s'affirme son talent de dessinateur.
Lors de ses séjours dans sa maison de campagne de Vourles[note 3], entre 1830 à 1850, et au manoir de Montcorin chez son cousin Léonard-Alexandre Olphe-Galliard[3], il a gravé, dessiné et peint des paysages du village et de ses environs. Ingres le qualifie de moderne, de bon dessinateur d'animaux[4].
Antoine Martin-Duclaux est inhumé à Lyon au cimetière de Loyasse, dans la chapelle Testenoire, où repose également le sculpteur Joseph Fabisch.

Galerie
- Halte des artistes lyonnais à l'Île Barbe (1824), musée des beaux-arts de Lyon.
- La Reine Hortense à Aix-les-Bains (1813), Arenenberg, musée Napoléon.
Collections publiques
- Aux États-Unis
- En France
- Lyon, archives municipales : plusieurs dessins, dont des vues de Lyon et des environs
- Lyon, musée des Beaux-arts : La Halte des artistes lyonnais à l'île Barbe, 1824, huile sur toile[5]
- Lyon, musée Gadagne : plusieurs dessins, estampes et tableaux, dont : Vue du Pont Morand sous la neige
- Saint-Lô, musée d'art et d'histoire, Don Quichotte prenant un troupeau de bœufs pour une armée ennemie, 1814, huile sur toile
- En Suisse
- Arenenberg, musée Napoléon : La Reine Hortense à Aix-les-Bains, 1813, huile sur toile