Famille Olphe-Galliard

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FondateurGiraud Olphi (d)
BranchesBranche d'Ancelle (éteinte)
Branche de Gap (éteinte)
Branche de La Bâtie-Neuve (éteinte)
Branche de Lyon (subsistante)
Rameau d'Hendaye (subsistant)
Fondation
Famille Olphe-Galliard
Olphi dit Galhard
Fondateur Giraud Olphi (d)
Branches Branche d'Ancelle (éteinte)
Branche de Gap (éteinte)
Branche de La Bâtie-Neuve (éteinte)
Branche de Lyon (subsistante)
Rameau d'Hendaye (subsistant)
Fondation
Période XIVe siècle - XXIe siècle
Origine Drapeau du Dauphiné Dauphiné
Drapeau de Lyon Lyonnais
Allégeance Blason Gap Évêché-comté de Gap
Drapeau du Dauphiné Dauphiné
Fiefs tenus Seigneuries de Châteauvieux et Rambaud
Coseigneurie de Montmorin
Demeures Maison forte de La Tour
Maison forte de Montmorin
Château de La Guerrière
Château de Rochetoirin
Chartreuse de Bonpas
Manoir de Montcorin
Maison Magneval
La Plane
Religion Catholicisme et protestantisme
Charges Consul, procureur fiscal, fermier épiscopal, notaire royal, juge de Gap
Viguier de Tallard
Marchands drapiers à Lyon
Fonctions militaires Capitaine, lieutenant de police de Gap
Châtelain delphinal de Montalquier
Fonctions ecclésiastiques Protonotaire apostolique
Abbé de Sainte-Marie de Paris
Prieur commendataire de Jarjayes
Grand-chantre du chapitre de Gap
Vicaire de Saint-Nizier de Lyon
Aumônier des FFL
Récompenses civiles Membre de la Société d'Etude des Hautes-Alpes
Membre de la Société d'Histoire de Lyon

La famille Olphe-Galliard, olim Olphi dit Galhard[1], est une famille notable française subsistante, originaire du Gapençais et établie à Lyon au XVIIIe siècle.

L'histoire de la famille Olphe-Galliard a été retracée par Gabriel Olphe-Galliard avec le concours du chanoine Paul Guillaume, archiviste du département des Hautes-Alpes, dans une monographie familiale intitulée Notes pour servir à l'histoire de La famille gapençaise Olphe-Galliard, publiée de 1902 à 1904 dans les Annales des Alpes[2].

On trouve des porteurs du nom « Olphi » dès le début du XIVe siècle à Gap avec Jean Olphi alias Odulphi, notaire à Gap en 1301, et à Ancelle avec Giraud Olphi mentionné en 1354[3].

Selon une notice paru dans les Annales des Alpes de 1900, d'après les nombreux actes contenus dans les minutes de notaires du Gapençais, « il est bien démontré maintenant » que cette famille est originaire de Gap[4], toutefois Gabriel Olphe-Galliard écrit en 1903 « La souche de la famille doit-elle être recherchée à Gap (...) ou à Ancelle ? (...) les documents recueillis jusqu'ici ne nous permettent pas de répondre »[5].

Les Olphi, fixés à Gap, se transmettent une charge de notaire et accèdent à partir du milieu du XVe siècle aux charges municipales (consuls), militaires (capitaines et châtelains), administratives (juges, avocats et procureurs fiscaux) et ecclésiastiques (grands-chantres et chanoines du chapitre de Gap) de la cité épiscopale. Ils acquièrent progressivement plusieurs seigneuries autour de Gap (Châteauvieux, Rambaud et Montmorin) et se transmettent de nombreux bénéfices ecclésiastiques[6],[7].

En voie d'agrégation à la noblesse, cette branche s'éteint au cours du XVIIe siècle dans la famille d'Armand de Châteauvieux[8], à la suite du mariage de Françoise Olphi dit Galhard, dame de Châteauvieux avec Daniel d'Armand[9], bailli de robe courte en l'armée de Savoie, en 1596[10],[11]. Les Olphi dit Galhard ont leur sépulture dans la chapelle saint-Antoine de l'ancienne cathédrale de Gap[12]. Certains embrassèrent la religion réformée au XVIe siècle[13].

Gabriel Olphe-Galliard indique que vers l'époque où vivaient à Gap les premiers « Olphi », on trouve à Ancelle « une autre branche de la même famille portant le même nom »[14]. Il écrit « plusieurs des membres de cette branche sont notaires comme ceux de Gap »[15],[14]. Il indique que certains sont propriétaires de terres et de prés[14], d'autres sont tenanciers[14].

Une autre branche, descendant des Olphi d'Ancelle, se retrouve au XVIIe siècle à La Bâtie-Neuve[16] où ses membres sont laboureurs[17] et cultivateurs[18]. Au début du XVIIIe siècle, on les retrouve cardeurs[19]. Vers 1730, deux frères, issus de cette branche, s'installent à Montluel dans l'Ain[20],[21], où ils prospèrent en tant que marchands drapiers[22]. À la génération suivante, Louis s'installe vers 1771 à Lyon[23], où il devient associé dans la maison de commerce de toile Galliard-Pont & Cie. En 1793, il prend part à la défense de Lyon, sous les ordres du général de Precy[24]. Dominique, son frère, contre-révolutionnaire, est guillotiné par la Terreur en 1793[25],[26]. Cette branche qui compte plusieurs marchands drapiers à Lyon entre le XVIIIe siècle et le XIXe siècle, donne ensuite plusieurs intellectuels, industriels, officiers et ecclésiastiques, installés à Lyon et à Hendaye.

Onomastique

Arrêt du Grand Conseil en faveur des habitants de Gap, représentés par Gabriel Olphi alias Galliard et Jean Fougasse, rendu le à Abbeville[27].

Le nom primitif de cette famille était Olphi (du génitif latin : fils de Olphe)[28].

Le nom Olphe vient du radical Olph ou Ulph qui n’est autre que le mot gotique ulf qui signifie loup (la transformation de la terminaison ulfus en olphe, est admise comme normale par tous les linguistes)[29]. Gabriel Olphe-Galliard écrit que les noms formés de ce radical « sont fréquents dans les pays scandinaves, il n’y a pas lieu de s’étonner qu’un certain nombre d’entre eux, importé dans nos région durant les invasions des barbares y aient été adoptés et y soient devenus des noms de saints d’abord, puis des noms de famille »[3].

Selon Gabriel Olphe-Galliard : « On peut inférer (...) que « Edulphi » n'est qu'une variante de « Odulphi » (...) et en second lieu que « Odulphi » est un dérivé de « Rodulphi » et que « si cette hypothèse venait à être confirmée, il en résulterait que l'origine de la famille Olphi devrait se rattacher à l'une des nombreuses familles Rodulphi qui existent à cette époque ». Il ajoute « Parmi ces dernières nous citerons seulement : Rodolphe, doyen de Gap (1251), Pierre Rodulphi, de La Bréole, jurisconsulte (1301), n. Rodulphi, d'Ancelle, notaire (1334), Jean Radulphi, de Châteauroux (1308), etc. »[30].

Le nom « Olphi » parait seul de 1301 à 1460, date à laquelle on le trouve joint à celui de « Gaillard »[3] ayant pour étymologie le latin gallus signifiant coq ou gaulois[31].

Les Olphi porteront tantôt ce nom seul, tantôt complété par « alias Gaillardi » ou « dit Galliard », tantôt composé en « Olphe-Galliard ». À la fin du seizième siècle à Gap, et du dix-huitième à la Bâtie-Neuve, le nom d'Olphe disparait même complètement pour ne laisser subsister que celui de « Gaillard »[3].

Filiation simplifiée

XIVe – XVIIe siècles : branche d'Ancelle

XVe – XVIIe siècles : branche de Gap

XVIIe – XVIIIe siècles : branche de La Bâtie-Neuve

XIXe – XXe siècles : branche de Lyon

Galerie

Fiefs et possessions

Armes

Cette famille porte :

Image Armoiries
D'azur au coq d'or becqué, crêté et barbé de gueules au chef d'argent chargé d'un croissant de sable[211],[212].
D'argent à une rose à huit pétales de gueules, barbée de sinople[213],[10].
D'azur à trois pals d'or, au chevron de sable brochant sur le tout.
  • Armes de l'Abbé Olphe-Galliard,
  • Devise : Lux vera, pax nostra (« La vraie Lumière, notre paix »).

Alliances notables

Odonymie

Voir aussi

Références

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