Charrecey
commune française du département de Saône-et-Loire
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Charrecey est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Charrecey | |||||
Mairie de Charrecey. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Chalon-sur-Saône | ||||
| Intercommunalité | Le Grand Chalon | ||||
| Maire Mandat |
Guy Thibert 2020-2026 |
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| Code postal | 71510 | ||||
| Code commune | 71107 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
324 hab. (2023 |
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| Densité | 59 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 50′ 23″ nord, 4° 40′ 03″ est | ||||
| Altitude | Min. 290 m Max. 455 m |
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| Superficie | 5,48 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Chalon-sur-Saône (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Chagny | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | www.charrecey.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Située en Saône-et-Loire (Bourgogne-Franche-Comté) à une quinzaine de kilomètres de Chalon-sur-Saône.
Communes limitrophes
| Saint-Léger-sur-Dheune | Aluze | |||
| N | ||||
| O Charrecey E | ||||
| S | ||||
| Saint-Léger-sur-Dheune | Saint-Mard-de-Vaux | Mercurey |
Accès et transports
Géologie et relief
Le territoire communal est caractérisé par un substrat géologique recelant un important réseau de failles affectant le socle Primaire émergeant à l'est des ultimes contreforts du Morvan en bordure de l'effondrement de la Bresse chalonnaise ; tandis que les calcaires du Secondaire dominent à l'ouest la dépression houillère Dheune-Bourbince (bassin houiller de Blanzy). La grande variété de sols offre un paysage contrasté, présentant un effet « balcon » portant la vue du mont Beuvray jusqu'au Mont Blanc.
La végétation va de la forêt profonde de chênes et châtaigniers aux chaumes herbues ou couvertes de buis. Au XIXe siècle, le village a tiré sa richesse des mines de gypse (étage du Trias argileux) avec les plâtrières et des carrières de pierre et marbre (étage du Sinémurien), voire du pavé des villes (étage du Trias gréseux). Le vignoble a disparu après un long déclin qui a suivi la crise du phylloxera à la fin du XIXe siècle. Il y a aussi des terres agricoles.
Hydrographie
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 853 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Maurice-lès-Couches à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 803,5 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,7 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Charrecey est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chalon-sur-Saône, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 109 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (44,2 %), forêts (29,5 %), terres arables (18,8 %), zones urbanisées (4,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Histoire
À elle seule, la toponymie des lieux-dits indique un riche passé qui remonte à la Protohistoire voire au Néolithique moyen bourguignon (silex taillés et polis, polissoirs, céramique de type chasséen). Des traces de l'occupation gallo-romaine attestent de la présence d'une villa en bordure de la via Agrippa (trajet de la Méditerranée à la mer du Nord).
En 1120-1123, Moranus de la Porte et son frère Bernard Prochilla, vendent ce qu'ils possèdent à Charrecey, au profit de l'abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon[15].
Il semble que le village primitif ait été déplacé du lieu-dit « ès Saint-Étienne » à son actuelle localisation, au milieu du XIVe siècle, probablement à la suite du tremblement de terre de Bâle de 1356 (18 octobre)[16].
Sous l'Ancien Régime, un prieuré des Dames de Saint-Julien[17] occupait un vaste domaine au centre du bourg actuel selon les lieux-dits : Clos des Dames, Fontaine aux Dames et Quart Beau-Belin (ancienne cure) où l'on trouve une galerie couverte sur le porche et des bâtiments aux nombreux réemplois de matériaux en grès taillé. Des squelettes y ont été mis au jour sous l'ancien four.
Héraldique
Blasonnement : Parti, au premier de gueules à la fasce d'or[18], au second d'argent au chevron de gueules accompagné de sept merlettes du même, 2 et 2 en chef, 1 et 2 en pointe[19], au chef d'or chargé d'un lion léopardé d'azur[20].
NB. Ce blason est une proposition très récente qui peut également s'appliquer à n'importe quelle commune ayant fait partie du comté de Chamilly (Saône-et-Loire).
Politique et administration
Tendances politiques
Administration municipale
Listes des maires
Canton et intercommunalité
La commune fait partie du Grand Chalon.
Instance judiciaire et administrative
Jumelages
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].
En 2023, la commune comptait 324 habitants[Note 3], en évolution de +0,93 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Santé
Culte
Charrecey et son église Saint-Maurice relèvent de la paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-chalonnaise, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe dix communes (et totalise treize clochers) et dont le siège est installé à Givry.
Sports
Associations
- La Médiathèque de Bourgogne - Mémorial Emile Chateau in Académie de Mâcon.
- Les Amis du Vieux Charrecey.
- Le Foyer Rural.
- Les Amis de l'École.
Écologie et recyclage
Économie
Les exploitations agricoles sont davantage tournées vers l'élevage de bovins.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Parmi les principaux lieux et monuments de Charrecey figurent notamment :
- l'église Saint-Maurice, qui remonte aux XIIIe-XIVe siècles et a été remaniée à plusieurs reprises, édifice composé d’une nef, d’une travée sous clocher, d’un chœur à fond plat et d’une chapelle flamboyante au sud (puis d’une sacristie ajoutée au nord de cette chapelle)[25] ;
- une portion de la voie romaine d'Agrippa (via Agrippensis), marquant de nos jours la limite communale avec Aluze ;
- dans le cimetière actuel (créé en 1888), la croix de cimetière de Charrecey, des XVe-XVIe siècles, classée au titre des Monuments historiques par arrêté du 26 septembre 1927 (croix jadis érigée au centre de l’ancien qui entourait l’église) ;
- le site archéologique ès Saint-Étienne (protohistoire).
Personnalités liées à la commune
Les personnes ci-dessous ont des attaches familiales à Charrecey ou ont vécu au village.
- Philibert Guillaume Duhesme (° 1766 - † 1815). Général d'Empire. La sépulture de ses grands-parents maternels se trouve dans l'église de Charrecey.
- Antoine Duclaux (° 1783 - † 1868). Peintre paysagiste et animalier de l'École lyonnaise ou École de Lyon. Sous la Terreur, réfugié avec sa mère à Charrecey, il passa une grande partie de son enfance au domaine Chandelux (rue de l'Église).
- Pierre Trémaux (° 1818 - † 1895). Architecte, orientaliste et photographe est né à Charrecey.
- Léon-Vivant Moissenet (° 1831 - † 1906). Polytechnicien, ingénieur des Mines. L'un des pères de la carte géologique de France. Il est inhumé au cimetière de Chaumont (Haute-Marne).
- Émile Chateau (° 1866 - † 1952). Directeur d'écoles. Savant botaniste, inventeur de la phytosociologie. Il est inhumé au cimetière de Charrecey.
Pour approfondir
Bibliographie
- Archives de l'Académie de Mâcon
- Relevés de l'état civil et des recensements de la population de Paris, du département de Saône-et-Loire et de l'Algérie française au XIXe siècle.
- Archives de l'Association "Les Amis du Vieux Charrecey" (Loi de 1901 - publication au JO de 1989)
- Archives de "La Médiathèque de Bourgogne" - conservatoire multimédia - (Loi de 1901 - publication au JO de 1996)
- « Charrecey en Chalonnais (S & L) - Notes et Souvenirs » par Mme Christian Denis, édité en 1905 par la Librairie Vic et Amat à Paris. Réédité en 1989 par l’association « Les Amis du Vieux Charrecey » - (préface de Léon Moissenet)
- « Au Jardin Secret de Maître Chateau » par Jean Pelletier-Thibert (commissaire général du Jubilé 2002, conférencier, biographe du savant), édité en 2002 par « La Médiathèque de Bourgogne » (responsable du Mémorial Emile Chateau)
- « Charrecey - Histoire et vie d'un village » par Magali Robert (arrière-petite-fille de Moissenet), édité en 2008 par l’association « Les Amis du Vieux Charrecey » - (préface de Jean Pelletier-Thibert)
- Pierre Trémaux p. 940 et 941 in : « Dictionnaire des orientalistes de langue française » par François Pouillon, édité en 2008 par IISMM & Karthala à Paris - (ISBN 978-2-84586-802-1)
- « L'errance de Pierre Trémaux au XIXe siècle - 1re partie (Biographie) » par Jean Pelletier-Thibert ; in Annales de l'Académie de Mâcon, mars 2011 (conférence publique donnée en l'Académie de Mâcon le 2 décembre 2010) - (ISSN 0980-6032)
« L'errance de Pierre Trémaux au XIXe siècle - 2e partie (Sophisme sur l'Évolution) » par Jean Pelletier-Thibert ; in Annales de l'Académie de Mâcon, mars 2013 (conférence publique donnée en l'Académie de Mâcon le 8 novembre 2012) - (ISSN 0980-6032)
NB. Cette seconde partie propose une critique très détaillée de l'interprétation australienne controversée et fait la synthèse de l'œuvre de Trémaux. Son résumé est disponible sur le site de l'Académie de Mâcon par téléchargement en ligne à cette adresse :
À la fin de cette édition numérique se trouve l'abondante bibliographie examinée par l'auteur pour l'ensemble du sujet
NB. Les annales académiques ne fournissent qu'un court résumé de cette étude très documentée, éditée en 2008 par « La Médiathèque de Bourgogne », et à laquelle ont participé activement « Les Amis du Vieux Charrecey » - « Le Maquis de Corlay » - Contribution à l'histoire de la Résistance en Saône-et-Loire par André Montaron (alias adjudant Gaby Thibert), édité en 1950 chez Jobard à Dijon. Réédité en mars 2003 par Éditions Hérode - (ISBN 2-908971-18-6)
Les cahiers manuscrits de l'adjudant-chef Thibert ont été déposés au Service historique de l'Armée de Terre, au château de Vincennes, sous la cote 321.
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Site de la mairie
- Charrecey sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
