Charrecey

commune française du département de Saône-et-Loire From Wikipedia, the free encyclopedia

Charrecey est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Charrecey
Charrecey
Mairie de Charrecey.
Blason de Charrecey
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Chalon-sur-Saône
Intercommunalité Le Grand Chalon
Maire
Mandat
Guy Thibert
2020-2026
Code postal 71510
Code commune 71107
Démographie
Population
municipale
324 hab. (2023 en évolution de +0,93 % par rapport à 2017)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 50′ 23″ nord, 4° 40′ 03″ est
Altitude Min. 290 m
Max. 455 m
Superficie 5,48 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Chalon-sur-Saône
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chagny
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.charrecey.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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Géographie

Située en Saône-et-Loire (Bourgogne-Franche-Comté) à une quinzaine de kilomètres de Chalon-sur-Saône.

Communes limitrophes

Accès et transports

Géologie et relief

Le territoire communal est caractérisé par un substrat géologique recelant un important réseau de failles affectant le socle Primaire émergeant à l'est des ultimes contreforts du Morvan en bordure de l'effondrement de la Bresse chalonnaise ; tandis que les calcaires du Secondaire dominent à l'ouest la dépression houillère Dheune-Bourbince (bassin houiller de Blanzy). La grande variété de sols offre un paysage contrasté, présentant un effet « balcon » portant la vue du mont Beuvray jusqu'au Mont Blanc.

La végétation va de la forêt profonde de chênes et châtaigniers aux chaumes herbues ou couvertes de buis. Au XIXe siècle, le village a tiré sa richesse des mines de gypse (étage du Trias argileux) avec les plâtrières et des carrières de pierre et marbre (étage du Sinémurien), voire du pavé des villes (étage du Trias gréseux). Le vignoble a disparu après un long déclin qui a suivi la crise du phylloxera à la fin du XIXe siècle. Il y a aussi des terres agricoles.

Hydrographie

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 853 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Maurice-lès-Couches à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 803,5 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,7 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Charrecey est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chalon-sur-Saône, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 109 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (44,2 %), forêts (29,5 %), terres arables (18,8 %), zones urbanisées (4,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Histoire

À elle seule, la toponymie des lieux-dits indique un riche passé qui remonte à la Protohistoire voire au Néolithique moyen bourguignon (silex taillés et polis, polissoirs, céramique de type chasséen). Des traces de l'occupation gallo-romaine attestent de la présence d'une villa en bordure de la via Agrippa (trajet de la Méditerranée à la mer du Nord).

En 1120-1123, Moranus de la Porte et son frère Bernard Prochilla, vendent ce qu'ils possèdent à Charrecey, au profit de l'abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon[15].

Il semble que le village primitif ait été déplacé du lieu-dit « ès Saint-Étienne » à son actuelle localisation, au milieu du XIVe siècle, probablement à la suite du tremblement de terre de Bâle de 1356 (18 octobre)[16].

Sous l'Ancien Régime, un prieuré des Dames de Saint-Julien[17] occupait un vaste domaine au centre du bourg actuel selon les lieux-dits : Clos des Dames, Fontaine aux Dames et Quart Beau-Belin (ancienne cure) où l'on trouve une galerie couverte sur le porche et des bâtiments aux nombreux réemplois de matériaux en grès taillé. Des squelettes y ont été mis au jour sous l'ancien four.

Héraldique

Blasonnement : Parti, au premier de gueules à la fasce d'or[18], au second d'argent au chevron de gueules accompagné de sept merlettes du même, 2 et 2 en chef, 1 et 2 en pointe[19], au chef d'or chargé d'un lion léopardé d'azur[20].

NB. Ce blason est une proposition très récente qui peut également s'appliquer à n'importe quelle commune ayant fait partie du comté de Chamilly (Saône-et-Loire).

Politique et administration

Tendances politiques

Administration municipale

Listes des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1812 Joseph Chauvot   Oncle maternel du général Duhesme
1812 1816 Jean-Baptiste Gagnot    
1816 1821 Denis Rossigneux    
1821 1831 Claude Bidreman   Fabricant de plâtre
1831 1839 Pierre Narjolet    
1839 1843 Claude Bidreman    
1843 1848 Jean-Marie Duhesme   Cousinage du général d'Empire
1848 1850 Claude Pion    
1850 1856 Louis Chandelux   Apparenté au peintre Duclaux
1856 1872 Jean Larodas   Fabricant de plâtre
1872 1873 Jean-Marie Boutrey    
1873 1878 François Guillemot    
1878 1881 Claude Pion    
1881 1882 Claude Baron    
1882 1883 Jean-Marie Dodille    
1883 1884 Joseph Dyon    
1884 1897 Albert-Joseph Pautet    
1897 1900 Edmond Pion    
1900 1904 Jean-Baptiste Gaudiaut    
1904 1905 Joseph Roy-Chevrier   Prés. Sté d'hist & d'arch. de Chalon
1905 1906 Jean-Baptiste Gaudiaut    
1906 1908 Pierre Baron    
1908 1929 Claude-Paul Berthier    
1929 1938 Jean Emile Boullin    
1938 1945 Henri Hérody    
1945 1948 Auguste Premeleur SE  
1948 1959 Achille Bazenet SE  
1959 1968 Louis Maillary SE  
1968 mars 1983 André Maignot SE Militaire (capitaine)
mars 1983 mars 1989 René Larodas SE Forestier
mars 1989 mars 2008 Gérard Carpentier SE Commercial
mars 2008 mars 2014 Thomas Berthet SE Ingénieur
mars 2014 en cours Guy Thibert SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.
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Canton et intercommunalité

La commune fait partie du Grand Chalon.

Instance judiciaire et administrative

Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2023, la commune comptait 324 habitants[Note 3], en évolution de +0,93 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340291355450478551580627587
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
561563578538533579518487410
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
404419360299261210219226272
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
283259252264285313303300308
Davantage d’informations - ...
2018 2023 - - - - - - -
327324-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Santé

Culte

Charrecey et son église Saint-Maurice relèvent de la paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-chalonnaise, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe dix communes (et totalise treize clochers) et dont le siège est installé à Givry.

Sports

Associations

Écologie et recyclage

Économie

Les exploitations agricoles sont davantage tournées vers l'élevage de bovins.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Parmi les principaux lieux et monuments de Charrecey figurent notamment :

  • l'église Saint-Maurice, qui remonte aux XIIIe-XIVe siècles et a été remaniée à plusieurs reprises, édifice composé d’une nef, d’une travée sous clocher, d’un chœur à fond plat et d’une chapelle flamboyante au sud (puis d’une sacristie ajoutée au nord de cette chapelle)[25] ;
  • une portion de la voie romaine d'Agrippa (via Agrippensis), marquant de nos jours la limite communale avec Aluze ;
  • dans le cimetière actuel (créé en 1888), la croix de cimetière de Charrecey, des XVe-XVIe siècles, classée au titre des Monuments historiques par arrêté du 26 septembre 1927 (croix jadis érigée au centre de l’ancien qui entourait l’église) ;
  • le site archéologique ès Saint-Étienne (protohistoire).

Personnalités liées à la commune

Les personnes ci-dessous ont des attaches familiales à Charrecey ou ont vécu au village.

  • Philibert Guillaume Duhesme (° 1766 - † 1815). Général d'Empire. La sépulture de ses grands-parents maternels se trouve dans l'église de Charrecey.
  • Antoine Duclaux (° 1783 - † 1868). Peintre paysagiste et animalier de l'École lyonnaise ou École de Lyon. Sous la Terreur, réfugié avec sa mère à Charrecey, il passa une grande partie de son enfance au domaine Chandelux (rue de l'Église).
  • Pierre Trémaux (° 1818 - † 1895). Architecte, orientaliste et photographe est né à Charrecey.
  • Léon-Vivant Moissenet (° 1831 - † 1906). Polytechnicien, ingénieur des Mines. L'un des pères de la carte géologique de France. Il est inhumé au cimetière de Chaumont (Haute-Marne).
  • Émile Chateau (° 1866 - † 1952). Directeur d'écoles. Savant botaniste, inventeur de la phytosociologie. Il est inhumé au cimetière de Charrecey.

Pour approfondir

Bibliographie

  • Archives de l'Académie de Mâcon
  • Relevés de l'état civil et des recensements de la population de Paris, du département de Saône-et-Loire et de l'Algérie française au XIXe siècle.
  • Archives de l'Association "Les Amis du Vieux Charrecey" (Loi de 1901 - publication au JO de 1989)
  • Archives de "La Médiathèque de Bourgogne" - conservatoire multimédia - (Loi de 1901 - publication au JO de 1996)
  • « Charrecey en Chalonnais (S & L) - Notes et Souvenirs » par Mme Christian Denis, édité en 1905 par la Librairie Vic et Amat à Paris. Réédité en 1989 par l’association « Les Amis du Vieux Charrecey » - (préface de Léon Moissenet)
  • « Au Jardin Secret de Maître Chateau » par Jean Pelletier-Thibert (commissaire général du Jubilé 2002, conférencier, biographe du savant), édité en 2002 par « La Médiathèque de Bourgogne » (responsable du Mémorial Emile Chateau)
  • « Charrecey - Histoire et vie d'un village » par Magali Robert (arrière-petite-fille de Moissenet), édité en 2008 par l’association « Les Amis du Vieux Charrecey » - (préface de Jean Pelletier-Thibert)
  • Pierre Trémaux p. 940 et 941 in : « Dictionnaire des orientalistes de langue française » par François Pouillon, édité en 2008 par IISMM & Karthala à Paris - (ISBN 978-2-84586-802-1)
  • « L'errance de Pierre Trémaux au XIXe siècle - 1re partie (Biographie) » par Jean Pelletier-Thibert ; in Annales de l'Académie de Mâcon, mars 2011 (conférence publique donnée en l'Académie de Mâcon le 2 décembre 2010) - (ISSN 0980-6032)
    « L'errance de Pierre Trémaux au XIXe siècle - 2e partie (Sophisme sur l'Évolution) » par Jean Pelletier-Thibert ; in Annales de l'Académie de Mâcon, mars 2013 (conférence publique donnée en l'Académie de Mâcon le 8 novembre 2012) - (ISSN 0980-6032)
    NB. Cette seconde partie propose une critique très détaillée de l'interprétation australienne controversée et fait la synthèse de l'œuvre de Trémaux. Son résumé est disponible sur le site de l'Académie de Mâcon par téléchargement en ligne à cette adresse :
    À la fin de cette édition numérique se trouve l'abondante bibliographie examinée par l'auteur pour l'ensemble du sujet
    NB. Les annales académiques ne fournissent qu'un court résumé de cette étude très documentée, éditée en 2008 par « La Médiathèque de Bourgogne », et à laquelle ont participé activement « Les Amis du Vieux Charrecey »
  • « Le Maquis de Corlay » - Contribution à l'histoire de la Résistance en Saône-et-Loire par André Montaron (alias adjudant Gaby Thibert), édité en 1950 chez Jobard à Dijon. Réédité en mars 2003 par Éditions Hérode - (ISBN 2-908971-18-6)

Les cahiers manuscrits de l'adjudant-chef Thibert ont été déposés au Service historique de l'Armée de Terre, au château de Vincennes, sous la cote 321.

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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