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Antoine Marie Charles Garnier

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Antoine Marie Charles Garnier, né le à Troyes, mort le à Blaincourt-sur-Aube, est un homme politique de la Révolution française.

Date de naissance
Lieu de naissanceTroyes, France
Faits en bref Fonctions, Député de l'Aube ...
Antoine Marie Charles Garnier
Fonctions
Député de l'Aube
–
(3 ans, 1 mois et 20 jours)
Gouvernement Convention nationale
Député de la Guyane
–
(11 mois et 27 jours)
Gouvernement Conseil des Cinq-Cents
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Troyes, France
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Blaincourt-sur-Aube, France
Nationalité Française
Parti politique Montagne
Gauche
Profession Avocat
députés de l'Aube
députés de la Guyane
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Biographie

Mandat à la Convention

La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, Antoine Garnier, alors procureur-syndic de Troyes, est élu député du département de l'Aube, le huitième sur neuf, à la Convention nationale. Il y est surnommé « Garnier de l'Aube » pour être différencié de son collègue homonyme Jacques Garnier dit « Garnier de Saintes », député de Charente-Inférieure[1].

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et vote contre l'appel au peuple et contre le sursis à l'exécution de la peine[2],[3] :

Louis XVI est un conspirateur. Je le condamne à la mort.

Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le 28 mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[5].

Le 9 mars, Antoine Garnier est en effet envoyé en mission, aux côtés de Louis Turreau (député de l'Yonne) dans les départements de l'Aube et l’Yonne, afin d'y accélérer la levée en masse[6].

Antoine Garnier adhère à la réaction thermidorienne. La 2ème sans-culottide an II (18 septembre 1794), il est élu membre, le deuxième sur douze, de la Commission chargée de l'examen des papiers de Maximilien de Robespierre[7]. Le 15 brumaire an III (le 5 novembre 1794), il est élu membre, aux côtés de Paul Barras (député du Var), de Jean-Baptiste Harmand (député de la Meuse) et de Joseph Laignelot (député de la Seine)[8].

Sous le Directoire, Antoine Garnier est réélu député pour le département de la Guyane au Conseil des Cinq-Cents, mais son élection est annulée.

Postérité

Marc Antoine Baudot (député de Saône-et-Loire) rapporte dans ses mémoires que Garnier aurait apostrophé Robespierre lors de la séance du 9 thermidor[9] , apostrophe que René Levasseur (député de la Sarthe) attribue quant à lui à Louis Legendre (député de la Seine)[10] :

Robespierre [...] n'a pas renié la mort de Danton. Garnier de l'Aube lui dit :

« Le sang de Danton t'étouffe !

- Ah ! vous voulez venger Danton ; lâches, pourquoi ne l'avez-vous pas défendu ? »

Notes et références

Voir aussi

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