Antoine Monis

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Antoine Monis
Fonctions
Préfet de l'Hérault
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Préfet d'Oran
-
Préfet de Vaucluse
-
Sous-préfet de Meaux
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Père
Autres informations
Conflit
Distinction
Archives conservées par
Archives nationales (F/1bI/813, F/1bI/1100)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
signature d'Antoine Monis
Signature

Pierre-Antoine Monis, né le à Châteauneuf-sur-Charente et mort le dans cette même ville, est un haut fonctionnaire français.

Pierre-Antoine Monis est le fils d'Ernest Monis, avocat à Bordeaux et homme politique républicain (député, puis sénateur et ministre).

Élève de l’École alsacienne puis étudiant à la faculté de droit de Paris, Antoine Monis soutient sa thèse de doctorat le  : La Délimitation des régions de production et les vins de Bordeaux, étude sur la loi du (Paris, G. Roustan, 1909). Il devient ensuite avocat à la cour d'appel de Paris[2].

Antoine Monis n'a que 17 ans, le , quand il devient le chef du secrétariat particulier (non payé)[3] de son père, nommé ministre de la Justice dans le gouvernement Waldeck-Rousseau. En , il est nommé chef de cabinet de son père quand celui-ci accède à la présidence du conseil[2]. Le , il est légèrement blessé à la jambe droite lors de la catastrophe d'Issy-les-Moulineaux, où son père est plus gravement blessé, tandis que le ministre de la Guerre, Maurice Berteaux, est tué[4]. Cette catastrophe n'empêche pas, la semaine suivante, le départ du raid Paris-Rome-Turin à l'aérodrome de Buc, où Antoine Monis représente son père, aux côtés du nouveau ministre de la Guerre, le général Goiran, et du sous-secrétaire d’État à l'Intérieur, Émile Constant[5].

Le , Antoine Monis est nommé sous-préfet de Meaux[6]. Le , il est nommé conseiller de gouvernement au gouvernement général de l'Algérie[7].

Lieutenant de réserve, Antoine Monis prend part à la Première Guerre mondiale au sein du 307e régiment d'infanterie. Le , lors de la bataille de Moislains, il est blessé au bras et fait prisonnier. Soigné à l'hôpital militaire de Brunswick puis transféré à la forteresse de Magdebourg[8], il est rapatrié le . Passé quelques mois plus tard au 4e puis au 1er régiment de zouaves, il est mis à la disposition du gouverneur général de l'Algérie en . Promu au grade de capitaine en , il est détaché à l'état major du gouvernement militaire de Paris en février. En juillet, il est désigné comme officier de liaison entre le préfet de la Charente et le général commandant la 12e région militaire. Après la guerre, il retrouve son poste au gouvernement général de l'Algérie.

Le , Antoine Monis est nommé préfet de Vaucluse en remplacement de Vallette[9]. Il restera pendant quinze ans à ce poste avant d'y être remplacé par Guerrin.

Monis, préfet d'Oran, en visite officielle à Tiaret le 8 juin 1935.

Par décret du , il succède à Marlier en tant que préfet d'Oran[10]. Il ne reste pas longtemps à ce poste car il est remplacé par Rousselot dès le [11]. Préfet de première classe hors cadres, il est nommé trésorier-payeur général du département de la Charente le [12].

Le , il est nommé préfet de l'Hérault en remplacement de Cassagneau[13]. C'est à ce titre qu'il organise, en 1939, l'accueil et l'internement administratif de nombreux réfugiés espagnols fuyant la guerre civile et le franquisme[14].

Sa carrière préfectorale prend fin en 1940. Le , il est admis à faire valoir ses droits à la retraite et remplacé par Paul Brun[15]. Placé en disponibilité par un décret du [16], il est définitivement admis à faire valoir ses droits à la retraite le [17]. Le suivant, il est nommé préfet honoraire[18].

Distinctions

Références

Liens externes

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