Antoine Sopers
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Bois-le-Duc (), Liège (- |
Antoine Sopers, né à Bois-le-Duc, le et mort à Liège le , est un sculpteur et directeur d'académie néerlandais et belge.
Famille
Antoine Nazaire Sopers, né à Bois-le-Duc, le , est le fils de Mathieu François Sopers (1787-1865), marchand, et de Catherine Marie Elisabeth De Lauré (1787-1872). Il demeure célibataire[1].
Formation
De 1838 à 1844, Antoine Sopers étudie à l'Académie royale des beaux-arts de Liège. Il est, en 1839, admis au cours de ciselure dispensé par Gérard Buckens. De 1844 à 1852, il est étudiant à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers. Ensuite, durant deux ans, il séjourne à Berlin et à Munich, où il se forme sous la direction de divers maîtres. En 1854, il s'établit à Rome. Il y fréquente l'atelier de Jean-Baptiste Carpeaux, pensionnaire de l'Académie de France à Rome à la villa Médicis. En Italie, il abandonne la manière et la convention au profit de la vérité et du naturel. Il séjourne à Naples, avant de regagner Rome en 1858[2].
Carrière

De retour en Belgique en été 1859, il exécute sa statue en marbre représentant Jeune Napolitain jouant à la roglia, qui lui permet d'obtenir au Salon de Bruxelles de 1860 une médaille d'or. L'œuvre est ensuite acquise par le gouvernement belge afin d'être conservée au Musées royaux des beaux-arts[3].
Au Salon de Paris de 1864, il obtient une médaille d'or pour son Faune à la coquille. L'année suivante, il est nommé membre de l'Académie royale des sciences et des arts d'Amsterdam. En 1867, il succède à Jean Antoine van der Ven comme directeur de l'Académie royale des beaux-arts et de dessin de Bois-le-Duc et réorganise l'institution. Il y mène de front son enseignement et la pratique de son art. Il envoie deux statuettes en marbre à l'Exposition universelle de 1867 à Paris. Au Salon de Bruxelles de 1869, il expose Le Temps, statue allégorique en plâtre bronzé destinée à un tombeau, et un modèle de statue pour le monument funéraire de Nicolas-Joseph Dehesselle, évêque de Namur[4].
En 1875, en raison d'un désaccord avec deux collègues et à son faible traitement, il démissionne de son poste de directeur de l'Académie de Bois-le-Duc et revient s'établir en Belgique. Lors de l'Exposition historique de l'art belge 1830-1880, son Jeune Napolitain est exposé[5].
Antoine Sopers, résidant à Ixelles, meurt, à l'âge de 58 ans, rue Agimont no 2 à Liège, le . Sa mort subite, alors qu'il séjournait durant quelques jours chez ses deux sœurs, est causée par la vive émotion qu'il a ressentie lors de la découverte de la tentative de suicide de la servante au service de la famille Sopers à Liège qui s'était porté deux coups de couteau à la gorge. Trois jours plus tard, les funérailles d'Antoine Sopers ont lieu en l'église Saint-Servais de Liège. Son éloge funèbre est prononcé par Prosper Drion, directeur de l'Académie de Liège, en présence du corps professoral, des autorités civiles et judiciaires, ainsi que de nombreux artistes[6],[2].
Œuvre
Caractéristiques

Jusqu'en 1865, Antoine Sopers, influencé par ses études en Allemagne et en Italie, réalise surtout des statues et des bustes destinés à être exposés aux salons d'art. Ses sculptures possèdent de la vigueur, leur conception et leur effet sont naturels, comme en témoigne Le Faune à la coquille, présentée au Salon de Bruxelles de 1863, dont le système musculaire du dos rendaient ardue la réalisation[7]. En 1865, il reçoit sa première commande d'art monumental. Il réalise, en collaboration avec Prosper Drion, huit statues sur piliers pour le Pont des Arches à Liège ; quatre d'entre elles symbolisent la Meuse et ses affluents, les autres sont des allégories de l'agriculture, du commerce, de l'industrie et de la navigation, détruites lors des deux guerres de 1914 et de 1940[2].
En 1866, le ministère de l'Intérieur le charge de l'exécution d'une des statues qui doivent décorer le nouvel établissement de bains construit à Spa, sous la direction de l'architecte Léon Suys. En 1867, il est autorisé à réaliser des statues de Marie et de Jean l'Évangéliste, qui sont suspendues à des piliers de part et d'autre du maître-autel de la Basilique-cathédrale Saint-Jean de Bois-le-Duc, pour compléter la série du défunt Jean Antoine van der Ven. Lorsqu'il meurt en , il venait de recevoir, deux semaines auparavant, la commande de Gustave Rolin-Jaequemyns, ministre de l'Intérieur, qui le chargeait de réaliser l'un des quatre groupes destinés à orner les terrasses du parc d'Avroy[2].
Collections muséales
- Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles) : Jeune Napolitain jouant à la roglia (Rome, 1859), statue accroupie, marbre, inventaire no 1469, format 86,5 × 110 × 53 cm, acquise en 1861[8].