Jean Antoine van der Ven
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Rome (- |
Jean Antoine van der Ven, ou Johannes Antonius van der Ven, né à Bois-le-Duc, le et mort à De Mortel le , est un sculpteur et directeur d'académie néerlandais.
Famille
Jean Antoine van der Ven, né à Bois-le-Duc, le , est le fils de Martinus van der Ven (1754-1809) et de Cornelia Maria Ermers (1761-1813). Le , il épouse à Bois-le-Duc Catharina Maria Theresia van den Eijnden (née à Bois-le-Duc le et morte à Vught le . Le couple n'a pas d'enfants[1].
Formation
Jean Antoine van der Ven est l'un des premiers élèves de l'Académie impériale et royale de peinture, sculpture et architecture, créée en 1812 à Bois-le-Duc. Ensuite, en 1817, il devient étudiant à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, sous le professorat de Jean-François van Geel, puis, en 1820, de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, où Gilles-Lambert Godecharle est son professeur. De 1822 à 1826, il parfait sa formation aux Beaux-Arts de Paris, son professeur étant François-Joseph Bosio. Au Salon de Bruxelles de 1827, élève de l'Académie de la ville, il obtient le prix en sculpture pour son œuvre Narcisse se mirant dans l'eau[2].
En 1830, grâce à son bas-relief, inspiré par la mythologie grecque et intitulé Le Refus du trépied d'Hélène par Bias, il obtient le premier prix de Rome de sculpture à Anvers et reçoit la bourse lui permettant de voyager pour se former en Italie[3].
Carrière
Jean Antoine van der Ven forme dans son atelier Charles Henri Geerts, Charles Verlat et François Joseph Thomas De Backer. Entre 1834 et 1845, il demeure à Rome, avant de s'établir successivement à Bruxelles (1845-1848), La Haye (1848-1850) et, enfin, à Bois-le-Duc (de 1850 à sa mort). En 1853, il devient directeur de l'Académie des beaux-arts et de dessin de Bois-le-Duc[1].
Au Salon de Bruxelles de 1851, il reçoit une médaille d'or pour Ève tentée par le démon, sculpture en marbre[4].
Jean Antoine van der Ven meurt, à l'âge de 66 ans, à De Mortel, le [1].
Œuvre
Caractéristiques

Jean Antoine van der Ven s'inspire de son long séjour à Rome, où il réalise des dessins de sculptures de l'Antiquité classique conservées au Vatican et aux musées du Capitole. Grâce à l'intervention du sculpteur Mathieu Kessels, il entre en contact avec d'autres sculpteurs classiques romains comme John Gibson, Jean Baptiste Louis Maes-Canini et Cornelis Kruseman. Il subit ainsi l'influence des œuvres des sculpteurs néoclassiques majeurs Bertel Thorvaldsen et Antonio Canova[1].
De son séjour à Rome, il rapporte une statue à mi-hauteur de Ruth ramassant des épis de maïs, une Baigneuse grandeur nature et un buste du peintre paysagiste Martin Verstappen. Ses bustes sont remarqués, tels ceux du docteur Buchner, à l'hôpital Sainte-Catherine de Gouda, et celui du graveur van Berkel[1].
Les rois Guillaume II et Guillaume III lui achètent des œuvres, telle la statue en marbre La Tentation d'Ève et lui commandent des bustes les représentant, de même que les membres de la famille royale. Il réalise relativement peu d'œuvres d'art pour l'espace public. En Belgique, on connaît de lui une statue de Sainte Élisabeth surmontant depuis 1834 le monument funéraire de Marie Ketelaars dans l'église Notre-Dame-au-delà-de-la-Dyle de Malines et un buste intitulé L'Espérance divine exposé au Salon de Bruxelles de 1842[3].