Gérard Buckens
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| Enseignant Académie royale des beaux-arts de Liège | |
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| Enseignant Académie royale des beaux-arts de Liège | |
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Jean Gérard Buckens |
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Gérard Buckens, né à Anvers le et mort à Liège , est un sculpteur et ciseleur belge. Il collabore avec la Fonderie royale de canons et il est également professeur à l'Académie royale des beaux-arts de Liège de 1836 à 1868[1].
Jean Gérard Buckens, né à Anvers le , est le fils de Pierre Buckens, chapelier, et d'Isabelle Lingnant[2]. Il se forme à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers puis il travaille dans une fonderie à Munich et séjourne à Paris[1],[3],[4]. Il émigre en 1835 en Russie par « manque de succès et de commandes »[1],[4]. Une fois revenu en Belgique, il a une grande influence à l'Académie royale des beaux-arts de Liège en tant que professeur de ciselure[5], de 1837 à 1868, et de sculpture, de 1837 à 1859[1],[4],[6]. Le cours de sculpture se divise en deux cours différents à partir de 1859, modelage de figure et d'ornement, où il est remplacé respectivement par Prosper Drion et par Charles Honoré[7],[8]. Le cours de ciselure disparaît en [6], en même temps que celui de gravure, vu le nombre insuffisant d'élèves[5] mais aussi car ces deux cours font double emploi avec les cours de l'École industrielle[6].
En 1930, Jules Bosmant détaille le parcours et l'arrivée à Liège de Gérard Buckens en ces termes : « C'est un anversois, sculpteur-batteur de métaux comme on disait encore à cette époque, qui, ayant travaillé longtemps à Munich, dans la grande fonderie que protégeait le roi Louis, en avait rapporté des tendances novatrices, un esprit ouvert, et même une belle culture. Si nous ajoutons que par surcroît heureux, Gérard Buckens était passé par Paris au moment où le Romantisme exaltait les jeunes intelligences, nous aurons assez souligné la chance inaccoutumée qui échut ce jour-là à notre Académie »[3].
Il finit sa carrière à Liège, où il décède le [2]. Il était marié depuis 1838 à Marie Françoise Bovera (1815-1895)[2],[9],[10].
Œuvre
Style et techniques artistiques
Gérard Buckens est « l’auteur et le fondeur de nombreux bustes, statuettes et monuments de bronze. Il est donc à la fois statuaire, ciseleur et fondeur. »[4]. La majorité de ses œuvres monumentales ont été fondues dans les installations de la Fonderie Royale des Canons, à Liège, dont, par exemple, ses statues de Grétry et de Rubens[4].
Catalogue (sélection)
- 1840 : statue de Pierre Paul Rubens de Guillaume Geefs, Anvers[4].
- 1842 : statue d'André Grétry de Guillaume Geefs, Liège[4],[11],[12].
- 1844 : monument funéraire de la famille Lonkienne-D'Heusy au cimetière de Robermont[13].
- 1858 : statues en chêne de Saint Paul de Tarse[14] et Saint Pierre apôtre[15], autel majeur de l'église St-Léon de Rocourt.
- 1860 : crucifix en laiton, autel majeur de l'église St-Léon de Rocourt[16].
- fontaine avec vasques et angelots de Jacques Jaquet, Spa[4].
- grille de la Chapelle Saint-Roch à Montaigle, vallée de la Molignée[4].
Galerie (sélection)
- Guillaume Geefs (sculpteur) et Gérard Buckens (fondeur), Statue de Grétry, 1841 (sculpture en bronze ; photographie de 2016 d'Hervé Pigeolet du KIK-IRPA), Liège, place de l'Opéra.
- Monument funéraire de la famille Lonkienne-D'Heusy, 1844 (granite et fonte ; photographie de 1981 du KIK-IRPA), Liège, cimetière de Robermont.
- Saint Pierre apôtre, 1858 (sculpture en chêne ; hauteur 80 cm ; photographie de 1971 de Serge Pluymers du KIK-IRPA), Rocourt, autel majeur de l'église St-Léon.
- Saint Paul de Tarse, 1858 (sculpture en chêne ; hauteur 80 cm ; photographie de 1971 de Serge Pluymers du KIK-IRPA), Rocourt, autel majeur de l'église St-Léon.