Antoinette Chahine
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Antoinette Chahine est accusée à tort à l'âge de 22 ans d’avoir participé à un attentat et au meurtre d’un prêtre au Liban en 1994. Elle est arrêtée le , pour un crime dont son frère, membre des Forces libanaises, pourtant en exil au moment des faits, est accusé par l’État libanais. Elle est condamnée à mort en 1997[1]. Après avoir été torturée et emprisonnée pendant cinq ans, elle est finalement libérée le grâce à la mobilisation d'ONG dont Amnesty International et l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT), ainsi que de son avocat qui ont permis d'aboutir à un nouveau procès[2].
Sa condamnation reposait sur deux témoignages extorqués sous la torture, dont les auteurs se sont rétractés ultérieurement[3].
Le , elle participe au Premier congrès mondial contre la peine de mort qui réunit pendant trois jours à Strasbourg des militants abolitionnistes comme Philippe Maurice , le dernier condamné à mort français (gracié par François Mitterrand en 1981), Kerry Max Cook ou encore Sakae Menda[4].
Elle milite aujourd'hui aux côtés d'Amnesty International, en sensibilisant le public à la peine de mort et la torture par le récit de son histoire. Elle fait connaitre son combat en allant à la rencontre d'étudiants ou de jeunes détenus.