Sakae Menda

militant japonais contre la peine de mort From Wikipedia, the free encyclopedia

Sakae Menda (免田栄, Menda Sakae?), né le dans la préfecture de Kumamoto au Japon et mort le à Ōmuta dans la préfecture de Fukuoka, est la première personne à avoir été relâchée du couloir de la mort au Japon après un second procès qui l'avait disculpé et après y avoir passé 34 ans. Il est devenu par la suite un des principaux militants contre la peine capitale au Japon.

Décès
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ŌmutaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
免田栄Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Sakae Menda
Sakae Menda en février 2007
Biographie
Naissance
Décès
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ŌmutaVoir et modifier les données sur Wikidata
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Activités
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Biographie

Sakae Menda est né le dans la préfecture de Kumamoto au Japon[1],[2].

Après son arrestation pour avoir volé du riz et trois semaines de détention, il avoua un double meurtre commis à Hitoyoshi en 1948. Reconnu coupable, il fut condamné à mort le [2],[3]. La Cour suprême confirma la condamnation le [3].


Incarcéré dans une cellule de m2 sans chauffage et éclairée en permanence, Menda maintint qu'il était innocent, et déposa à six reprises une requête pour un nouveau procès. La requête fut enfin accordée, et il fut rejugé à partir du . Son alibi, ignoré lors du premier procès, fut reconnu valable, et il fut acquitté le , après avoir passé trente-quatre ans dans le couloir de la mort[4],[2],[3].

Il reçut 90 000 000 yens en compensation de la part du gouvernement japonais, et offrit la moitié de cette somme à une organisation dédiée à l'abolition de la peine de mort. En 2007, il participa à Paris à un congrès mondial contre la peine de mort.


Le il participe au Premier congrès mondial contre la peine de mort qui a réuni pendant trois jours à Strasbourg des militants abolitionnistes comme Philippe Maurice, le dernier condamné à mort français (gracié par François Mitterrand en 1981), Antoinette Chahine ou encore Kerry Max Cook[5].


Sakae Menda, qui a passé plus d'un tiers de son existence à militer pour l'abolition de la peine de mort, est mort à l'âge de 95 ans, de cause naturelle, le , à Ōmuta, dans la préfecture de Fukuoka[3],[2],[6].

Notes et références

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