Aqueduc des Arcades

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Construction
XIIe siècle-XIVe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Hauteur
13 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Longueur
300 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Aqueduc des arcades
Présentation
Type
Construction
XIIe siècle-XIVe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Hauteur
13 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Longueur
300 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Largeur
4,6 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire
Ville de Perpignan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Localisation
Localisation
Coordonnées

L'aqueduc des Arcades est un pont-aqueduc situé dans la ville de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales.

Il fait 300 m environ en longueur, 4.60 m de largeur et 13 m de haut[1]. Il est composé de 21 arcades et d’orientation nord-est / sud-ouest[1]. La dixième arche est plus large que les autres, afin de laisser passer un chemin du XVIIIe siècle, aujourd’hui remplacé par une ligne de chemin de fer[1]. Cet aqueduc est considéré comme le plus important ouvrage d’art hydraulique dans le Roussillon au Moyen Âge.

L’aqueduc des arcades, aussi appelé « Rec Comtal » ou « Las Canals », se trouve sur l’avenue d’Espagne, à Perpignan (Pyrénées-Orientales) et part d’Ille-sur-Têt pour rejoindre le canal de la ville[1]. Il est commandé par les Rois de Majorque entre le XIIe et le XIVe siècle[2].

Histoire

Un premier ouvrage en bois est mentionné dès 1338, mais il est remplacé par des ouvrages maçonnés dans un second temps, il est en effet reconstruit entre 1368 et 1378 car il nécessitait beaucoup de réparations.

Le bourg de Perpignan s’agrandit et devient une grande ville, un volume d'eau permanent est donc exigé pour la construction de nombreux édifices, la voirie et les besoins économiques[1]. Les premières dérivations sous forme de canaux sont érigées au XIIe siècle et se poursuivent au XIVe siècle lorsque les rois de Majorque séjournent au château de Perpignan[3]. En effet, auparavant, il existe peu d’informations sur l’irrigation de la petite ville primitive, les habitations sont placées à l’Est[1] pour avoir accès à la source, il faut donc attendre le XIIe siècle pour avoir des informations précises. À cette époque, Perpignan est une ville qui draine une partie de la population de la plaine à l’intérieur d’une seconde enceinte[1], cependant, l’approvisionnement en eau devient très vite insuffisant[1]. Pour remédier à cela, plusieurs aménagements sont réalisés, des fontaines, des puits ainsi que des canaux qui sont reliés à la ville grâce aux aqueducs[1].

L'aqueduc des arcades, est donc construit afin de relier le canal à la ville grandissante ; ainsi, les eaux du canal peuvent arriver à Perpignan.

Au cours du XIIIe siècle, la ville connait une expansion importante. En effet, de nouveaux quartiers se constituent au sud, formant une couronne allant de l’ouest à l’est[1]. C’est le recul des terres agricoles, le développement des espaces bâtis, l’accroissement de la population et la densification des activités artisanales qui accroissent ce besoin en eau[1]. Il existe très peu de documentation sur ce point durant le XIIIe siècle. Les puits et les sources constituent très certainement le mode d’approvisionnement principal[1] de cette période et sont complétés par la proximité des cours d’eau dont la Têt mais cela ne suffit plus[1] au XVe siècle.

Autrefois fait de bois, l’aqueduc a été amélioré au cours de nombreuses opérations de réaménagement, notamment entre 1368 et 1378 où le bois fut remplacé par des ouvrages maçonnés et reconstruit en sable, en cayrou et en chaux[1].


Architecture

Se composant de 21 arcades, l’aqueduc des Arcades mesure à peu près 300 mètres de longueur, pour une largeur de 4,60 mètres et 13 mètres de hauteur, selon une orientation sud-ouest ou nord-est[1]. Chacune des arcades était constituée d’un arc en plein cintre, lui-même réalisé avec du cayrou, c’est-à-dire de grandes briques pleines typiques de la Catalogne qui étaient attachées au mortier de chaux[1].

Chacun des piliers de l’édifice est criblé d’une niche traversante[1]. Parmi les arches se situant au centre, la dixième dispose d’une plus grande largeur et possède un arc dit surbaissé, très certainement pour enjamber le chemin qui était présent à l’époque, mais qui est aujourd’hui remplacé par le passage de la ligne de chemin de fer[1].  

Usage

Annexes

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