Argein

From Wikipedia, the free encyclopedia

Localisation

Cartographies de la commune
La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
  • 1Carte dynamique
  • 2Carte OpenStreetMap
  • 3Carte topographique
  • 4Carte avec les communes environnantes

La commune d'Argein se trouve dans le département de l'Ariège, en région Occitanie[I 1].

Commune située dans les Pyrénées en Couserans sur la Bouigane, se trouvant dans la vallée de la Bellongue entre les pics de l'Arraing (1 674 m d'altitude) à l'est et celui du Moussaou (1 675 m) à l'ouest. La RD 618 traverse le village vers le col du Portet-d'Aspet.

Elle se situe à 50 km à vol d'oiseau de Foix[1], préfecture du département, et à 14 km de Saint-Girons[2], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Villeneuve (1,2 km), Aucazein (1,5 km), Sor (1,9 km), Illartein (2,3 km), Audressein (2,5 km), Buzan (2,7 km), Salsein (2,7 km), Arrout (3,2 km).

Sur le plan historique et culturel, Argein fait partie du Couserans, pays structuré par le cours du Salat (affluent de la Garonne), que rien ne prédisposait à rejoindre les anciennes dépendances du comté de Foix[4].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Arrout, Aucazein, Audressein, Balacet, Balaguères, Bonac-Irazein, Salsein, Sor et Villeneuve.

Géologie

La roche se trouvant sous la commune est majoritairement de l'ardoise ferreuse.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[8] et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 200 mm[9]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 150 mm, avec 10 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Augirein à km à vol d'oiseau[12], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 257,9 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[16],[17].

La commune fait partie du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, créé en 2009 et d'une superficie de 245 973 ha, qui s'étend sur 138 communes du département. Ce territoire unit les plus hauts sommets aux frontières de l’Andorre et de l’Espagne (la Pique d’Estats, le Mont Valier, etc) et les plus hautes vallées des avants-monts, jusqu’aux plissements du Plantaurel[18].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 3] sont recensées sur la commune[19] :

et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[19] :

Urbanisme

Typologie

Au , Argein est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 70 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[26],[27].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (66,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,1 %), prairies (28,3 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %), zones urbanisées (2,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[28]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Hameaux et lieux-dits

Les hameaux sont : Estrade, Burra, Bardère, Bach et le Juncalas (hameaux de granges, signifiant jonchaie en français).

Habitat et logement

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 196, alors qu'il était de 192 en 2013 et de 180 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 51,8 % étaient des résidences principales, 40,7 % des résidences secondaires et 7,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,6 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Argein en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (40,7 %) supérieure à celle du département (24,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 73,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (73,5 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 3].

Le logement à Argein en 2018.
Typologie Argein[I 2] Ariège[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 51,8 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 40,7 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 7,5 9,7 8,2

Risques majeurs

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune d'Argein.

Le territoire de la commune d'Argein est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée)[29],[30].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle d'un cours d'eau, ou ruissellement d'un versant[31].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune d'Argein[32]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[33].

Toponymie

Argein provient de l'occitan Argen, lui-même venant du latin Argen[34] issu du latin argentum, i, n. en français l'argent, ce nom est lié à l'exploitation de mines d'argent au lieu-dit de Caours durant les époques pré-romaine et romaine (Rome conquiert la région entre 125 av. J.-C. et 121 av. J.-C, puisqu'elle fait partie de la Gaule transalpine, qui deviendra la Gaule Narbonnaise). Le nom passerait par une forme proche de l'occitan « argent » se prononçant « argint », avant que le « t » ne tombe au fil du temps.
Il reste possible que le suffixe soit typique de la vallée de la Bellongue[35].
L'« ecclesiam de Argen » est citée dans la bulle du pape Célestin III du 15 septembre 1195.

Histoire

L’origine d’Argein semble être au moins d'époque gallo-romaine ; une inscription antérieure au IVe siècle découverte en 1990 dans l’église Saint-Pierre démontre son ancienneté. Argein se trouvait sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle arrivant de Fanjeaux pour traverser l’actuel département de l’Ariège (il passe sur le chemin de las Caubères puis devant le lavoir, la statue de Saint-Dominique).

L'église Saint-Pierre d'Argein est composée de deux nefs, la plus ancienne partie est antérieure au IXe siècle, elle est séparée en deux, dans la partie occidentale (avec la porte d'entrée au sud côté cimetière) sert de dépôt (y sont entreposés un corbillard ancien, des statues de saints, diverses pierres taillées, des chaises, .), la partie orientale servant aujourd'hui de sacristie est composée des restes de l'ancienne fonction de cette partie en tant que lieu de culte avec des boiseries et un autel de style baroques, l'état déplorable du toit entraîne une détérioration des boiseries. La grande nef où est aujourd'hui pratiqué le culte fut bâtie entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle. Les vitraux sont signés de « L. Victor Gesta à Toulouse » et portent le nom des donateurs qui ont permis leur création (personnalités du village), on peut y lire les noms autochtones.

Ancienne châtellenie de Castillon, Argein était le siège, en 1753, de la justice royale avec prévôté et casernes. Un château, appartenant originellement à une famille locale de seigneurs (avant la séparation de la seigneurie d'avec celle d'Aucazein), puis par mariage à la famille de Sabouliès de Solan (seigneurs de Soulan), puis passant par mariage à la famille de Méritens, seigneurs de Montégut, (le premier connu est co-seigneur de Gardouch dans le Lauragais, ils sont barons de Rozès au XIXe siècle) ayant donné un maire à la commune, se trouvait sur la rive droite de la Bouigane : il a été totalement démoli à la Révolution. Il a servi de carrière. Le principal propriétaire noble à Argein, à la Révolution, est un Faydit de Tersac par son mariage avec une fille de Méritens, fille du seigneur. Après son exil durant la Révolution, il vend certaines parcelles. D'autres ont été vendues aux "feux" durant la Révolution (dont le domaine d'Anglade à la famille Cau-Durban, qui sera un camp de vacances pour les jeunes au XXe siècle, puis vendu par la commune). Certaines terres restent dans la famille des seigneurs. Au XIXe siècle Bernard-Gaudens de Méritens, baron de Rozès (tombe à l'entrée du vieux cimetière) lègue le domaine de Caours à l'évêché de Pamiers, de Couserans, et de Mirepoix.

Lors de la réforme du code forestier de 1829, les habitants participent à ce qui fut appelé la « guerre des Demoiselles ». Au début du XXe siècle, deux instituteurs et un curé sont présents pour Argein et ses hameaux.

Traces de mines de fer à Caours. En 2002, un incendie détruit le moulin de Roques.

Politique et administration

Découpage territorial

La commune d'Argein est membre de la communauté de communes Couserans-Pyrénées[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Lizier. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[36].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Girons, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 1].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Couserans Ouest pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la première circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[37].

Administration municipale

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1915 1919 François Bauby    
1919 1929 Michel Ferré    
1929 1945 François Dedieu    
1945 1965 Guillaume Ortet    
1965 1971 Jean Delbert    
1971 1977 François Bauby    
1977 mars 2001 Guy Dubuc PS Président de la Fédération pastorale de l'Ariège
mars 2001 2014 Raymond Junca PS Commerçant
2014 en cours Denis Lourde PS Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[39]. En 2023, la commune comptait 195 habitants[Note 6], en évolution de +0,52 % par rapport à 2017 (Ariège : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
632385632636674779846881837
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
762736767784657624634638626
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
583539515380373335342271262
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
235214211193164149156155176
2014 2019 2023 - - - - - -
196192195------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Revenus

En 2018, la commune compte 92 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 177 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 840 [I 6] (19 820  dans le département[I 7]).

Emploi

Taux de chômage
Division200820132018
Commune[I 8]14,9 %18,4 %9,3 %
Département[I 9]8,9 %11,1 %11,2 %
France entière[I 10]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 98 personnes, parmi lesquelles on compte 78,4 % d'actifs (69,1 % ayant un emploi et 9,3 % de chômeurs) et 21,6 % d'inactifs[Note 8],[I 8]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Saint-Girons, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 11]. Elle compte 39 emplois en 2018, contre 31 en 2013 et 28 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 70, soit un indicateur de concentration d'emploi de 54,9 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 46,5 %[I 12].

Sur ces 70 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 22 travaillent dans la commune, soit 31 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 90 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,4 % les transports en commun, 4,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

Entreprises

La principale activité du village est l'élevage des brebis et vaches. Jusque dans les années 1950, une entreprise coupait du bois dans la montagne et le descendait grâce au téléphérique dont le câble est toujours le long du chemin de la Tire et de la Pauze. Aujourd'hui, la scierie a été achetée par une entreprise de menuiserie notamment spécialisée dans la construction de fenêtres.

Au village, restaurant "L'Estacade" (et livraison à domicile), épicerie "Au temps de vivre", "L'éléphant numérique", webmaster et graphiste..

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI