L'Arguin a pour équipement électronique deux radars[1]. Il ne possède pas de pièce d’artillerie principale[8] et n’est armé que d’armes légères. Son équipage est de 13 hommes, avec la capacité d’embarquer 19 passagers. Il dispose d’une annexe, une vedette de 9,8 m de longueur qui permet d’effectuer l’inspection de navires suspects. Elle est lancée par une rampe à l’arrière[1].
Historique
La Marine mauritanienne a été créé en 1966 sous la forme d’une unité de marine, qui est devenue en 1976 l'actuelle Direction de la Marine nationale[10]. Sa mission est de protéger les eaux territoriales du pays, qui comptent parmi les plus poissonneuses du monde[10],[11], avec un littoral long de 750 kilomètres et une zone économique exclusive de 235 000 kilomètres carrés[12]. Elle s'occupe, entre autres, de la maitrise des risques liés à l'activité en mer: accidents, naufrages, pollutions, etc. Afin d’être en mesure de remplir ces missions délicates, la Marine mauritanienne a consenti des dépenses importantes pour agrandir sa flotte[10].
En , il a participé aux opérations de recherche et sauvetage à la suite d’une collision, survenue dans la soirée du au large de Nouadhibou, qui a entraîné le naufrage d’un bateau de pêche avec son équipage. L’accident est survenu entre le navire de pêche mauritanien Tafrah 2 et le bateau Fu Yuan 6076 à 12 milles marins du Ras Nouadhibou (environ 23 kilomètres au large de Nouadhibou). Il a entraîné le naufrage du bateau de pêche et la perte de son équipage. Selon le ministère de la Pêche mauritanien, les garde-côtes ont été informés de l’accident à 23 heures, et une unité de recherche et de sauvetage est arrivée sur les lieux à bord d’un hors-bord à 4 heures du matin. Elle a commencé à se coordonner avec le navire Tafra 2 et plusieurs autres navires présents dans la zone. Les plongeurs ont commencé à plonger le , malgré des conditions de mer difficiles, et ont pu localiser l’épave à 38 mètres de profondeur à l’aide d’un sonar, malgré la mauvaise visibilité et la pression dans les profondeurs marines. L'Arguin est également arrivé dans la zone de recherche, où il a participé aux opérations pour retrouver les cinq marins mauritaniens portés disparus. Un hélicoptère de la Garde civileespagnole s’est joint aux recherches, dans le cadre de la coordination opérationnelle entre les garde-côtes mauritaniens et leurs homologues espagnols[13].
En , l'Arguin a évité un autre naufrage. Il a secouru dans les eaux territoriales mauritaniennes 108 migrants clandestins qui se trouvaient à bord d’une embarcation en provenance de Gambie. Quand l’embarcation est tombée en panne, les migrants (parmi lesquels des femmes, des enfants et un nourrisson) étaient sur le point de se noyer lorsque l’équipage de l'Arguin' les a récupérés et leur a prodigué les premiers secours, avant de les ramener en sécurité au quai des garde-côtes à Nouadhibou. Après cette opération de sauvetagehumanitaire, les autorités administratives et sécuritaires compétentes, ainsi que les organisations concernées, ont été informées pour prendre en charge ces personnes selon les procédures opérationnelles standard en vigueur dans ce genre de situation[14].