Arlette Higounet-Nadal
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Arlette Lucienne Nadal |
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Prix Biguet () Prix Gobert () |
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Arlette Higounet-Nadal, née Arlette Nadal le à Toulouse et morte le à Villenave-d'Ornon, est une historienne médiéviste française.
Elle est une spécialiste de démographie historique et d'histoire du Sud-Ouest de la France, en particulier du Périgord au Moyen Âge tardif.
Démographie historique de Périgueux
Arlette Nadal, née le à Toulouse[1], est ingénieure de recherche au CNRS[2].
Mariée à l'historien médiéviste Charles Higounet, elle signe ses publications Arlette Higounet-Nadal[3].
Arlette Higounet-Nadal soutient une thèse de troisième cycle sur les sources démographiques médiévales de Périgueux[4], publiée en 1965 sous le titre Les comptes de la taille et les sources de l'histoire démographique de Périgueux au XIVe siècle[5],[6],[7] et distinguée l'année suivante par une médaille de l'Académie des inscriptions et belles-lettres[4].
C'est un travail préparatoire à l'étude proprement dite de ces sources[8], auxquelles Arlette Higounet-Nadal consacre sa thèse d'État[9], soutenue en à l'université Paris-IV devant un jury présidé par Jacques Heers et composé de Robert Favreau, Jean Glénisson, Michel Mollat du Jourdin et Bernard Guenée[10].
Arlette Higounet-Nadal publie cette thèse d'État en 1978, amputée des chapitres d'histoire sociale, sous le titre Périgueux aux XIVe et XVe siècles[11]. Après une description archéologique de la ville de Périgueux à la fin du Moyen Âge, cet ouvrage s'intéresse à la population de la ville, reconstituée à partir de listes fiscales qui permettent de constituer un fichier des habitants[12]. Par cette méthode, selon Jacques Dupâquier, elle « ouvre une voie nouvelle »[13]. Arlette Higounet-Nadal cherche notamment à retracer l'évolution du nombre d'habitants, à une époque marquée par les crises[12]. Elle souligne également l'importance numérique des populations mobiles[10].
Selon David Herlihy, « This large and hansome book is the product of a prodigious labor »[9]. Jacques Dubois estime que « cette étude de démographie dépasse largement le cadre d'une histoire locale fort attachante »[14]. Susanne F. Roberts exprime une opinion similaire : « this study is a significant contribution to medieval demography »[15].
Les chapitres d'histoire sociale de la thèse d'État sont publiés en 1983 dans un ouvrage séparé, intitulé Familles patriciennes de Périgueux à la fin du Moyen Âge[16].
Autres études
La même année, Arlette Higounet-Nadal dirige un ouvrage collectif consacré à l'histoire du Périgord, dans la collection d'histoire urbaine et régionale publiée par les Éditions Privat. Elle en rédige les chapitres consacrés au Moyen Âge[17]. Elle participe au premier tome de l'Histoire de la population française dirigée par Jacques Dupâquier, paru en 1988, dans lequel elle rédige deux chapitres[18],[19]. Elle publie également de nombreux articles dans des revues académiques[2].
Après la mort de son mari Charles Higounet en 1988, Arlette Higounet-Nadal poursuit la tâche d'édition du cartulaire de l'abbaye de La Sauve-Majeure qu'il avait entreprise. Ce travail aboutit en 1996 à la publication du recueil Le Grand Cartulaire de la Sauve-Majeure, outil de travail concernant cette abbaye et l'histoire rurale[20],[21],[22],[23]. Cet ouvrage reçoit le prix Gobert 1997 décerné par l'Académie des inscriptions et belles-lettres[24].
Pionnière
Si sa thèse a été rédigée sans utiliser l'outil informatique[10], grâce auquel, selon Jacques Dupâquier, elle aurait sans doute pu mieux tirer parti de ses sources[13], Arlette Higounet-Nadal commence à se servir d'ordinateurs dès 1980, créant, avec Claudine Billot, un fichier des migrants à la fin du Moyen Âge[25].
En 1982, Arlette Higounet-Nadal est la première femme à entrer au comité de rédaction de la revue Annales de démographie historique[26]. Elle est également la première femme élue à l'Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, en 1990[27].
Arlette Higounet-Nadal meurt le à Villenave-d'Ornon, dans le département de la Gironde[1].
Hommages et distinctions
- Prix Biguet 1984 de l'Académie française pour Histoire du Périgord[28].
- Présidente d'honneur du comité de rédaction de la revue Annales du Midi à partir de 1988[29].
- Membre de l'Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux à partir de 1990[3].
- Prix Gobert 1997 de Académie des inscriptions et belles-lettres pour Le Grand Cartulaire de la Sauve-Majeure[24].