Armand Deffis
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| Armand Deffis | ||
| Naissance | Momères |
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| Décès | (à 65 ans) Bagnères-de-Bigorre |
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| Origine | ||
| Allégeance | Armée de terre | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1848 – 1892 | |
| Commandement | École spéciale militaire de Saint-Cyr | |
| Conflits | Guerre de Crimée Guerre franco-allemande de 1870 |
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| Autres fonctions | Sénateur des Hautes-Pyrénées (1882-1892) | |
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Armand Deffis, né à Momères (Hautes-Pyrénées) le et mort à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) le , est un militaire et homme politique français, commandant de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr de 1880 à 1886 et sénateur des Hautes-Pyrénées de 1882 à sa mort en 1892.
Né à Momères (Hautes-Pyrénées) le , il est le fils de Jean, propriétaire et cultivateur, et Marie Sarssia, ménagère. Engagé volontaire au 4e régiment de chasseurs à cheval en , il intègre, après un passage par l'École d'administration[1], l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1850 (promotion de Kabylie, 1850-1852) et en sort bien classé (47e sur 273). Officier d’infanterie, il est affecté au 28e régiment d’infanterie de ligne. Parti en Orient en , il est blessé par éclat de bombe devant Sébastopol le . Il est ensuite affecté au 1er régiment étranger en 1859 et sert en Afrique de 1860 à 1862 puis de 1864 à 1868. Chef de bataillon au 4e régiment d’infanterie de ligne, il prend part à la campagne contre la Prusse en . Affecté au 3e régiment de voltigeurs de la Garde en , il est promu lieutenant-colonel en 1870 puis colonel en 1871, il est maintenu dans ce grade au lendemain de la guerre franco-prussienne. Dans les années 1870, il commande successivement les 137e, 93e et 83e régiments d’infanterie. Il est promu général en 1879 et commande une brigade d’infanterie avant de succéder au général Claude Choletton au commandement de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr le .
Il poursuit les réformes engagées autrefois par le général Louis Hanrion et il renoue avec un commandement qui intègre l’enseignement académique dans la formation. Dans le même temps, et alors que les lois scolaires de Jules Ferry sont adoptées, il contribue à républicaniser l’École. L’armée doit être offerte en modèle au pays. En 1882, Deffis est élu sénateur dans le département des Hautes-Pyrénées et il publie plusieurs rapports relatifs aux questions militaires.
En 1881, à la suite d'une décision ministérielle du général Jean-Joseph Farre (ministre de la Guerre), le général Deffis fait exclure 31 jeunes saint-cyriens[2],[3] qui se sont rendus le à la messe de la Saint-Henri, fête du « comte de Chambord », à laquelle assistait le « duc de Madrid », neveu du prétendant (qui à la suite de ce même événement, sera expulsé du territoire de la République, par arrêté d'Ernest Constans, ministre de l'Intérieur et des Cultes, et de son sous-secrétaire d'État, Armand Fallières — futur président de la République —, en date du [4],[5]). En 1884, les statues équestres des généraux Kléber et Marceau sont installées à l’École. Offertes par la République, elles sont l’œuvre du sculpteur et artiste-peintre français Auguste Clésinger (1814-1883). Sauveurs de la Révolution, ces deux généraux incarnent le mythe républicain. Aujourd’hui, ces deux statues sont installées sur le Marchfeld et la cour Rivoli à Coëtquidan.
Le surnom de « poireau » attribué aux généraux commandant l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr remonte à son passage à la tête de la Spéciale. En effet, passionné d'agriculture, il fait travailler les élèves dans un potagers où poussent des poireaux pour améliorer les repas du réfectoire.
Promu divisionnaire en , il laisse le commandement de l’École au général Baptiste Tramond et il prend le commandement de la 18e division d’infanterie.
S'étant fait admettre à la retraite en pour se représenter aux élections sénatoriales, il est réélu dans les Hautes-Pyrénées, le , par 397 voix sur 697 votants, en même temps que Jean Dupuy, qui obtient 401 voix. Il est élu questeur du Sénat le par 100 voix sur 166 votants, succédant à l'amiral Alexandre Peyron, décédé. Son activité au Sénat se concentre sur deux sujets : les questions militaires et le cheval. Il défend l'élevage des chevaux par les Haras nationaux
Lors de la discussion de la loi de sur les courses de chevaux, qu'il juge essentielles pour l'élevage, il s'oppose au sénateur Béranger, qui veut supprimer le pari mutuel sur les hippodromes. Il le compare à Caton l'Ancien, qui ne buvait que de l'eau ou, en de rares occasions un vin très médiocre et lui déclare : « Il faut de la vertu, sans doute, mais point trop n'en faut. »
Il décède à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) le .