Armand Toussaint
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François Christophe Armand Toussaint |
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François Christophe Armand Toussaint, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un sculpteur français.

Armand Toussaint est le fils d’un entrepreneur en serrurerie. Entré à l’École des beaux-arts de Paris en 1827, il est élève du sculpteur David d’Angers. En 1832, il remporte le second grand prix de Rome[1].
Il expose au Salon de l’Académie entre 1836 et 1850, remporte une médaille de troisième classe en 1839 et de deuxième classe en 1847. Il devient professeur de sculpture à l’École des beaux-arts de Paris.
En 1852, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
Il meurt à son domicile parisien, rue de Bellefond, le et est inhumé à Paris au cimetière de Montmartre (23e division)[2]. Ses élèves lui rendirent hommage en faisant réaliser par l’un d’entre eux, Charles Gumery, un médaillon en bronze pour son monument funéraire. L’original en plâtre est conservé à Nogent-sur-Seine au musée Camille-Claudel[3].
Œuvres
- Perséphone, 1840, statue en bronze, fondue par les établissements Graux-Marly à Paris[4]. Installée initialement à Chicago, elle a été achetée par JL Holcomb en 1850.
- Marseille accueillant les peuples océaniens, bas-relief, balcon d'honneur du palais de la Bourse à Marseille[5].
- Buste en Hermès de David d’Angers, marbre, musée des Beaux-Arts d'Angers[6].
- Molière, 2 m, statue en plâtre, hôtel de ville de Montrouge. Un moulage d'après cette statue orne la place Émile-Cresp à Montrouge.
- Le Génie de la Force, 1857, la Force est représentée sous les traits d’un enfant, Paris, palais du Louvre, aile Daru[7],[8].
- Libéral Bruand, 1856, statue en pierre, Paris, palais du Louvre, façade de l’aile en retour Mollien[9].
- Christ en gloire entouré d'anges, haut-relief en pierre, Paris, basilique Sainte-Clotilde, grand fronton central du porche. Toussaint est aussi l’auteur d’un Christ en croix au niveau d’un portail.
- Un esclave indien portant une torche et Une esclave indienne portant une torche, paire de statuettes en plâtre, Salon de 1847. Édité en bronze par Ferdinand Barbedienne et les fondeurs Graux-Marly[10].
- Monument à Jean-Étienne Esquirol, 1861, bronze, le médecin aliéniste est assis vêtu d'un manteau et écrivant, Saint-Maurice, hôpital Esquirol[11].
Travaux de restauration
- Cathédrale Notre-Dame de Paris : vers 1850, Armand Toussaint intervient à Notre-Dame de Paris, avec les sculpteurs Jules Cavelier, Alexis-Hyppolite Fromanger, Jean-Louis Chenillion, sous la direction d’Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume, pour la réalisation des statues détruites durant la Révolution, dont une statue de saint Marcel écrasant le dragon représentant les fléaux affligeant son diocèse sur le trumeau du portail Sainte-Anne[12].
- Cathédrale Saint-Gatien de Tours : restauration des sculptures des trois portails de la façade ouest, en collaboration avec Gustave Guérin, architecte diocésain[13].
- Restitution en 1851 d'après les originaux de Germain Pilon des statuettes de La Loi et de La Justice cantonnant le cadran de la salle des pas-perdus du palais de justice de Paris[14].
- Œuvres d'Armand Toussaint
- Saint Marcel (vers 1850), cathédrale Notre-Dame de Paris, trumeau du portail Sainte-Anne.
- Christ en gloire entouré d'anges, Paris, basilique Sainte-Clotilde.