Armée de Bretagne
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L'Armée de Bretagne est une armée de volontaires constituée lors de la guerre de 1870 après que la république eut remplacé le Second Empire.
| Armée de Bretagne | |
| Création | 22 octobre 1870 |
|---|---|
| Pays | |
| Branche | Armée de Terre |
| Garnison | Camp de Conlie |
| Guerres | Guerre franco-allemande de 1870 |
| Batailles | Combats de La Fourche, de La Madeleine, de Bretoncelles, Bataille du Mans (1871) |
| Commandant | général de Kératry général de Marivault |
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Elle est constituée des volontaires originaires des départements bretons et est en garnison dans le Camp de Conlie.
Mal équipée, non entraînée, elle subit le même sort que les autres unités françaises lors de la déroute du Mans (11 et ).
Composition
Historique
Contexte
En 1870, la France déclare la guerre à la Prusse, déclenchant la Guerre franco-prussienne[2].
Après la défaite de Sedan, Napoléon III est fait prisonnier. Un nouveau gouvernement républicain se met en place. Léon Gambetta, ministre de la Guerre de ce nouveau gouvernement, décide de former de nouvelles armées et de poursuivre la « guerre à outrance »[3].
Léon Gambetta décide d'organiser la résistance en Province, notamment en créant l'Armée de Bretagne[3].
Camp de Conlie
Le général de Kératry, choisit d'établir un camp à Conlie, regroupant 80 000 hommes volontaires[4].
Les volontaires débarquent par train des troupes bretonnes démunies d’armes et de matériels de campement, habillées pauvrement, chaussées de sabots et coiffées de larges chapeaux à ganses noires. Ils y rejoignent le campement de de Keratry. Peu d’entre eux parlent français, même parmi les officiers. De plus, ils doivent affronter la neige et la boue des mois d’hiver ainsi que la maladie. Dès décembre, le camp est évacué ; les Morbihannais sont cantonnés dans la proche forêt de Sillé-le-Guillaume[5].
Bataille du Mans
Le se déroule la bataille du Mans qui se solde par une défaite décisive pour la France. Le , le gouvernement de la Défense nationale se résout à demander l'armistice. Celui-ci est signé à Versailles le [2].
Dissolution
Elle est dissoute le [1].
Postérité
Une enquête parlementaire est rapportée par Arthur de La Borderie sur les responsables des conditions de vie des soldats au camp de Conlie. Les conclusions, rédigées en 1872, sont publiées en 1874 dans les actes du Gouvernement de la Défense nationale. Selon le rapport, Léon Gambetta partage la responsabilité du choix de l'emplacement du camp avec Kératry[6].
D'après Pierre Bertin, ce dernier envisageant de « marcher sur Tours » voire de se replier en Bretagne avec ses contingents pour y amorcer une sécession[7].
Yann Lagadec fait remarquer qu'Arthur de La Bordrerie « est député de février 1871 à février 1876. À ce titre, il est bien évidemment idéologiquement engagé dans le combat politique du moment, en l’occurrence pour la paix contre la guerre, pour la restauration monarchique aussi et donc contre la République qui a œuvré à la Défense nationale à compter du 4 septembre 1870. »[8].