Atari 5200
console de jeux
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L'Atari 5200 est une console de jeux vidéo de deuxième génération produite par Atari sortie en 1982 aux États-Unis et au canada. Elle est créée dans le but de concurrencer les consoles ColecoVision et Intellivision qui, à cette époque, sont les plus puissantes et les moins chères du marché.
| Fabricant | |
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| Génération |
| Date de sortie | |
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| Fin de production | |
| Système d'exploitation |
- |
| Processeur | |
| Média |
| Unités vendues |
1 million |
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| Jeu le plus vendu |
Mario Bros |
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L'Atari 5200 n'est jamais sortie en France, car sa grande sœur, l'Atari 2600, sortie en 1977 aux États-Unis, n'est sortie en Europe qu'en , alors que la 5200 était déjà en phase de conception pour les États-Unis pour 1982. La faiblesse du temps de présence de la 2600 en France, avec près d'une génération de retard sur les États-Unis, ajouté au fait que la 5200 fut un échec commercial aux États-Unis (contrairement à la Atari 2600), n'a pas incité Atari à sortir sa 5200 en France, qui attend alors 1990 avec l'Atari 7800 pour revenir sur le Vieux Continent.
La console se veut innovante à l'époque, grâce à ses quatre ports manettes de série, et son tiroir de rangement pour ces dernières. Ces éléments ne seront toutefois pas suffisant et la console sera un échec commercial.
Historique
Développement
À la suite de la sortie de l'Atari 2600 en , Atari entame le développement du matériel destiné à sa prochaine génération de consoles de jeux vidéo[1]. Lorsque Ray Kassar prend la direction générale d’Atari en , ce développement se réoriente entièrement vers les ordinateurs domestiques, donnant naissance aux systèmes Atari 400 et 800[2][3].
La division grand public d’Atari se tourne vers une évolution plus directe de l’Atari 2600, connue en interne sous les noms de « Super Stella » ou Atari 3200[4]. L’entreprise propose alors une gamme de trois consoles : l’Atari 2600 en entrée de gamme, un ordinateur Atari 400 modifié en haut de gamme, et la 3200 positionnée entre les deux[2]. À la suite de plusieurs problèmes techniques qui ralentissent son développement, la 3200 est abandonnée au profit du modèle dérivé de l’Atari 400[5].
En , le groupe Advanced Technology d’Atari commence à travailler sur cette console de nouvelle génération sous le nom de code « PAM » (abréviation de Personal Arcade Machine)[6]. Le système d’exploitation de la machine est développé par Rob Zdybel[2][Pas dans la source]. Les premiers prototypes du système sont également connus sous le nom de Atari Video System X – Advanced Video Computer System[7][8].
Sortie
En , lors du salon Consumer Electronics Show à Las Vegas, Atari présente publiquement pour la première fois le projet PAM. Annoncé sous le nom de « Supergame », le système doit être commercialisé à temps pour la période de Noël [9]. Lors du Consumer Electronics Show en juin de la même année, Atari officialise le nom Atari 5200 et fixe une sortie en octobre pour la console[10]. Un module de synthèse vocale (similaire à l’Intellivoice de Mattel), un adaptateur Atari 2600 (permettant à la 5200 de lire les jeux Atari 2600) ainsi qu’un contrôleur trackball sont également annoncés pour une sortie ultérieure en 1983[11].
En , la 5200 commence à apparaître dans les rayons de quelques grands magasins. La console connaît un lancement initial extrêmement limité et ne devient disponible à l’échelle nationale qu’à partir de [12]. Dix jeux sont annoncés pour accompagner le lancement du système, Atari prévoyant un total de quatorze sorties avant la fin de l’année[11]. Au final, seuls neuf jeux sont effectivement commercialisés sur la 5200 en , et l’un des titres de lancement annoncés, Asteroids, est entièrement annulé[13].
Au début de l’année , plusieurs éditeurs tiers, dont Activision, Imagic, Parker Brothers et CBS Electronics, déjà couronnés de succès avec des jeux sur Atari 2600, annoncent leur intention de publier des titres pour la 5200 avant la fin de l’année[14].
Parallèlement, en , lors du Consumer Electronics Show, Atari annonce une baisse de prix de la 5200, ainsi qu’un nouveau modèle de la console doté de seulement deux ports manette, de contrôleurs modifiés et d’une compatibilité avec l’adaptateur Atari 2600 encore à venir. Ce modèle à deux ports sort plus tard durant l’été, avec Pac-Man inclus en pack, ainsi que le contrôleur trackball et l’adaptateur Atari 2600[15].
Déclins
L’Atari 5200 ne parvient presque immédiatement pas à s’imposer sur le marché et ne se vend qu’à une fraction des volumes atteints par son prédécesseur[16]. Au début de l’année , de nombreuses entreprises commencent à se retirer du marché du jeu vidéo, abandonnant leur soutien à la 5200, dont les performances sont décevantes. Cela inclut Atari elle-même, qui ne publie que quatre jeux sur la console cette année-là, le dernier étant Choplifter en mai[17]. Atari annonce également en mai l’arrêt officiel de la plateforme[18].
En juillet, la division grand public d’Atari Inc. est vendue à Jack Tramiel, qui rebaptise ensuite sa propre entreprise en Atari Corporation[19].
Parker Brothers et Activision continuent néanmoins à publier des jeux pour le système jusqu’à la fin de l’année . En , un seul jeu est commercialisé : Bounty Bob Strikes Back!, développé par Big Five Software, qui constitue également la dernière sortie d’un éditeur tiers sur la console[20]. En , le magazine Computer Entertainer déclare que la 5200 est « partie au paradis des jeux vidéo »[21].
Trois derniers jeux sont publiés pour la 5200 par Atari Corporation en . Les trois titres, Ballblazer, Rescue on Fractalus! et Gremlins s’inscrivent dans le cadre d’importants accords de licence conclus avec les réalisateurs George Lucas et Steven Spielberg. Leur production débute avant l’acquisition par Jack Tramiel[22][23]. Lors de leur sortie, ces jeux bénéficient d’une promotion quasiment inexistante[24][23].
Matériel
Le modèle original du système, commercialisé en , dispose de quatre ports manette, contre deux pour la plupart des autres consoles de l’époque. Les contrôleurs sont équipés d’un joystick analogique, d’un pavé numérique, de deux boutons d’action de chaque côté, ainsi que de trois touches dédiées intitulées « Start », « Pause » et « Reset ». La 5200 intègre également un boîtier de commutation TV automatique permettant de basculer automatiquement d’un signal télévisé classique vers le signal vidéo de la console dès l’allumage du système. Les adaptateurs RF précédents, comme ceux de l’Atari 2600, nécessitent en effet que l’utilisateur actionne manuellement un interrupteur pour effectuer cette opération. L’alimentation de la console est assurée par ce même adaptateur RF spécifique : un unique câble sort de la 5200, se connecte à l’adaptateur et transporte à la fois l’électricité et le signal vidéo de la console[25].
Une révision de l’Atari 5200, commercialisée en , supprime deux des quatre ports manette du modèle original et réintroduit une alimentation séparée plus conventionnelle ainsi qu’un adaptateur RF standard sans commutation automatique. Cette révision matérielle modifie également le port cartouche afin de permettre la compatibilité avec l’adaptateur Atari 2600, sorti la même année[26]. Bien que cet adaptateur soit conçu pour fonctionner uniquement avec la version révisée de , des modifications peuvent être apportées au modèle d’origine de la console afin de le rendre compatible[27]. En fin de production du modèle initial, un nombre limité de consoles intègre directement ces modifications. Ces exemplaires se distinguent par la présence d’un astérisque dans leur numéro de série[28].
Contrôleurs
Les prototypes de manettes développés pour l’Atari 5200 s’inspirent de systèmes de commande analogiques, notamment de ceux utilisés dans l’aéromodélisme[29]. La conception du joystick analogique, qui utilise une membrane en caoutchouc souple plutôt que des ressorts pour assurer le recentrage, se révèle peu ergonomique et peu fiable. Ces manettes deviennent rapidement le talon d’Achille du système en raison d’une conception mécanique trop complexe et de l’utilisation d’un circuit interne flexible à très bas coût[30].
Un autre défaut majeur réside dans le fait que leur conception ne permet pas une accélération linéaire depuis le centre tout au long de la course du joystick. Les manettes disposent néanmoins d’un bouton « pause », une fonctionnalité alors inédite[31][30]. Divers joysticks de remplacement produits par des fabricants tiers sont également commercialisés, notamment ceux de Wico[32].
Atari Inc. commercialise le contrôleur Pro-Line Trak-Ball, utilisé notamment pour des jeux comme Centipede et Missile Command. Un contrôleur de type paddle[33], ainsi qu’une version améliorée de la manette d’origine avec recentrage automatique[34].

