Attaque au mortier du 10 Downing Street
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10 :08 (GMT)
| Attaque au mortier du 10 Downing Street | |
| Localisation | 10 Downing Street, Londres, Royaume-Uni |
|---|---|
| Cible | John Major |
| Coordonnées | 51° 30′ 13″ nord, 0° 07′ 41″ ouest |
| Date | 10 :08 (GMT) |
| Armes | mortier |
| Morts | 0 |
| Blessés | 4 |
| Organisations | Armée républicaine irlandaise provisoire |
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L’attaque au mortier du 10 Downing Street a été organisée et réalisée par l’Armée républicaine irlandaise provisoire (IRA Provisoire) dans le but d’atteindre la résidence officielle du Premier ministre du Royaume-Uni John Major. L’attaque du contre John Major et son cabinet de guerre qui était en pleine réunion au sujet de la guerre du Golfe avait originellement été planifiée contre le prédécesseur de Major, Margaret Thatcher. Deux obus tirés ont raté leur cible, le troisième a explosé dans un jardin à l’arrière de la résidence. Aucun membre du gouvernement n’a été atteint, mais quatre personnes, dont deux policiers, ont été blessées. John Major condamne immédiatement l’attaque en déclarant que « les démocraties ne peuvent être intimidées par le terrorisme » [1].

Pendant les Troubles, l’IRA Provisoire s’est déjà servi à plusieurs reprises de mortiers pour sa campagne armée débutée en 1969[2],[3]. La principale de ces attaques est celle effectuée en 1985 à Newry et qui a tué 9 membres du Royal Ulster Constabulary[2],[3]. L’IRA n’a jamais utilisé de mortier en Angleterre, mais en décembre 1985 des éléments ayant servi à en construire et des fascicules d’utilisation et d'études de trajectoires ont été retrouvés dans le quartier de Battersea lors d’une enquête conduite par la branche anti-terroriste de la police londonienne[4],[5]. À la fin des années 1980 ; la Première ministre britannique Margaret Thatcher est en première position sur la liste de l’IRA des personnes à assassiner, ce qui est confirmé par l’attentat contre elle à l’Hôtel Brighton (en)[4]. La sécurité de Downing Street est renforcée après l’accroissement des activités de l’IRA en Angleterre en 1988. Cette sécurité accrue se traduit sur le terrain par la fermeture de Downing Street par une grille et par l’établissement d’un poste de garde à l’entrée[6],[7]. L’idée de provoquer un attentat à la voiture piégée est abandonnée par l’IRA car certains membres du conseil de l’organisation jugent que l’action aurait pu être politiquement contre-productive en cas de victimes civiles[4].
