Attaque de Boukraa (1977)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Boukraa, Sahara occidental |
| Issue | Succès du Polisario |
| Inconnues | 10[1] à 37 morts[2] |
Batailles
Attaques sur le mur des sables (1980-1991)
Attaques sur le train minéralier Nouadhibou-Zouerate (1975-1978)
L'attaque de Boukraa a eu lieu le pendant la guerre du Sahara occidental. Le Front Polisario attaque la ville de Boukraa, cité phosphatière du Sahara occidental au statut disputé. L'opération est un succès. Les ouvriers et techniciens espagnols travaillant dans la mine sont évacués du territoire, et des installations de la bande transporteuse acheminant le phosphate des mines jusqu'au port de la ville de Laâyoune, ont été détruits.

Depuis les accords de Madrid, et l'occupation de la localité par le Maroc le [3], les gisements de Boukraa sont exploités par une société dans laquelle l'Espagne détient 35 % des parts. Cependant, les multiples attaques et sabotages des combattants du Front Polisario ont considérablement ralenti la production[2].
En effet, l’excavation du phosphate étant acheminée par la plus longue bande transporteuse du monde (96 km) jusqu'au port de la ville de Laâyoune, les multiples sabotages l'ont rendu inutilisable. Poussant ainsi les Marocains à devoir transporter le phosphate à l'aide d'une trentaine de camions lourds conduits par des Espagnols originaires des Canaries, et sous protection de l'armée marocaine[1].
L'attaque fait suite au raid de Zouerate[2], dans lequel 2 civils français ont été tués et 6 autres enlevés provoquant l'évacuation de la ville par 238 cadres et techniciens français sur les 273 présents sur place[4], en plus des destructions causées qui affaiblissent durablement la SNIM et l'économie mauritanienne[L 1], dont l'activité minière à Zouérate représente 80 % du produit intérieur brut mauritanien[L 2].
Contrairement à la Mauritanie attaquée en son poumon économique, les mines de Boukraa ne constitue qu'un appoint pour le Maroc, qui possède des mines beaucoup plus importantes dans son territoire non contesté, pouvant produire plus de 20 millions de tonnes de phosphates par an. La prise de contrôle de Boukraa a surtout permis d'éliminer un concurrent sur le marché international[2]. L'exploitation du phosphate de Boukraa a pour but principal d'intégrer les provinces du Sahara dans l'économie marocaine[5]. Une interruption momentanée de l'activité n'est donc pas un danger pour la stabilité économique du pays[2].
Le but de l'opération est à la fois de suspendre l’excavation du phosphate, mais aussi selon le porte-parole du Polisario, d'adresser « un nouvel avertissement aux étrangers qui travaillaient à consolider le potentiel économique et militaire de l'ennemi ou à exploiter nos richesses nationales pour le compte des agresseurs marocains ou mauritaniens »[2].