Bataille de Farsia (février 1987)
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Oum Lagta, près Farsia (en), Sahara occidental |
| Issue | Succès du Polisario |
| Abdelaziz Bennani[N 1] Lt-colonel inconnu † |
| 4 bataillons renforcés Une centaine de blindés |
130 hommes initialement |
| ~60 tués et blessés[N 2] 4 blindés et 6 véhicules[N 2] |
~30 morts 60 blessés 83 prisonniers 6 véhicules capturés 1 char capturé |
Batailles
Attaques sur le mur des sables (1980-1991)
Attaques sur le train minéralier Nouadhibou-Zouerate (1975-1978)
| Coordonnées | 26° 55′ 58″ nord, 9° 02′ 55″ ouest | |
|---|---|---|
La bataille de Farsia a eu lieu le pendant la guerre du Sahara occidental. Le Polisario attaque avec succès le mur des sables.
Forces en présence

La bataille a lieu deux jours avant l'anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique[1] et une semaine avant la fête du trône[N 3]. De plus, l'attaque a lieu pendant une conférence de l'OUA à Addis-Abeba[2].
Les deux points d'appui marocains attaqués, situés à Oum Lagta dans le sous-secteur de Farsia (en), sont défendus par deux garnisons de 50 et 80 hommes respectivement[L 1], manquant de missiles anti-char. Ces points d'appui sont difficiles à attaquer, situés en surplomb d'une grande plaine dégagée[L 2]. Les unités d'intervention venues en renforts de Zag et de Haouza[3] appartiennent à la 7e brigade d'infanterie mécanisée[L 3].
Les sahraouis engagent deux bataillons d'infanterie sur blindés BMP-1 ou BTR-60, deux bataillons sur véhicules tout-terrain [N 4], une compagnie de blindé (avec des chars T-55), deux compagnies antiaériennes, une batterie de BM-21 Grad et d'autres forces auxiliaires[L 2]. Un des bataillons reste en soutien logistique pour l'évacuation des prisonniers et matériels marocains capturés. Le tout représente environ une centaine de blindés[L 3].
Déroulement

Les forces sahraouies s'approchent dans la nuit sans être détectées par la garnison marocaine[L 1]. Les Marocains avaient repéré vers minuit le départ des assaillants depuis Tindouf[3] mais s'attendaient à une attaque sur Bir Anzarane ou Oum Dreyga[L 3]. Les unités antiaériennes sahraouies se déploient pour empêcher l'intervention de l'aviation marocaine tandis que les sapeurs sahraouis ouvrent des brèches dans le mur avant l'attaque[L 3]. Ils déterrent dans la nuit les mines marocaines, pour aller ensuite les enterrer sur les itinéraires qui seront utilisés par les renforts marocains[L 4].
Après un violent bombardement d'artillerie dans la nuit[2], l'attaque des points d'appui commence à 5 h[L 4] ou 6 h, avec deux attaques mécanisées simultanées, l'une principale et l'autre secondaire[L 3]. Les chars sahraouis restent en réserve[3]. Les forces rebelles pénètrent une vingtaine de kilomètres derrière le mur[L 5].
Les renforts marocains seraient arrivés à 7 h[3] mais tombent dans une embuscade[L 3] tendue par 7 petits détachements rebelles prépositionnés près des bases marocaines[L 2]. L'attaque est terminée à 9[3] ou 11 h[L 6].
Des systèmes anti-aériens 2K12 Kub déployés en Algérie sont détectés par les radars marocains pendant la bataille[1] mais l'aviation et les hélicoptères marocains auraient pu intervenir quand même[2].
