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Attaque du convoi de Joseph Beti Assomo

attaque contre le convoi du ministre de la Défense au Cameroun en 2018 From Wikipedia, the free encyclopedia

L'attaque du convoi de Joseph Beti Assomo survient le , lorsque le convoi du ministre camerounais de la Défense Joseph Beti Assomo est ciblé par des tirs à Kumba, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun. L'attaque s'inscrit dans le contexte de la crise anglophone.

CibleConvoi de Joseph Beti Assomo
Date
Faits en bref Localisation, Cible ...
Attaque du convoi de Joseph Beti Assomo
Localisation Kumba, région du Sud-Ouest, Cameroun
Cible Convoi de Joseph Beti Assomo
Date
Type Embuscade, fusillade
Armes Fusil de chasse
Morts 6 à 10
Blessés 5
Mouvance Séparatisme camerounais anglophone
Partie de Crise anglophone au Cameroun
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Contexte

L'embuscade s'est produite au cœur d'une campagne armée visant à obtenir l'indépendance des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Des années de ressentiment à l'égard d'une discrimination perçue par la majorité francophone alimentent les demandes de retour au fédéralisme en 2016[1].

Alors que la situation se polarise, le , des militants anglophones font une déclaration symbolique d'indépendance. Une répression gouvernementale s'est ensuivie, plongeant les deux régions dans des actes de violence et de représailles quasi quotidiens qui ont fait des dizaines de victimes et contraint des dizaines de milliers de personnes à quitter leur foyer. Selon un rapport du gouvernement publié en , les séparatistes anglophones ont tué 74 soldats et sept policiers depuis fin 2017, tandis que plus de 100 civils sont morts « au cours des 12 derniers mois »[1].

Le bilan s'est fortement alourdi depuis. Rien que début , au moins trois policiers, dont un commissaire, sont tués, et des combats éclatent pendant plusieurs heures à Buéa. Les Nations unies indiquent que 160 000 personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays et que 20 000 ont cherché refuge au Nigeria voisin[1].

Prélude

Les séparatistes armés utilisent les réseaux sociaux pour mettre en garde le ministre de la Défense contre toute visite dans les régions anglophones[2].

Déroulement

Selon un journaliste sur place

Selon le journaliste Grégoire Djarmaila, du quotidien d'État Cameroon Tribune, qui est blessé lors de l'attaque, le ministre de la Défense Joseph Beti Assomo se rend à une position militaire située à sept kilomètres de Kumba. Il ajoute que le convoi était composé d'une trentaine de véhicules, dont un véhicule blindé transportant le ministre et six généraux. Il se heurte à un barrage routier à mi-chemin, « et nos véhicules sont criblés de coups de feu, provenant de maisons abandonnées à cause de la guerre », raconte le journaliste. L'escorte militaire riposte, ce qui permet au convoi d'atteindre le poste militaire. « Mais à peine avons-nous quitté le poste que nous sommes à nouveau attaqués. Cette fois, ils semblaient plus nombreux et plus déterminés... (ils ont tiré) sur tous les véhicules du convoi ». Le journaliste déclare que « notre chance était qu'ils utilisaient des fusils de chasse de fabrication artisanale » plutôt que des armes militaires, ajoutant qu'il avait vécu « 40 minutes d'enfer »[3].

Selon l'armée camerounaise

Selon le porte-parole de l'armée camerounaise, le colonel Didier Badjeck, plus de 100 séparatistes armés ont érigé plusieurs barrages routiers sur la route reliant la ville de Kumba et celle de Mbonge afin d'arrêter le ministre de la Défense, qui conduisait une délégation militaire de haut niveau déployée par le président Paul Biya. Le porte-parole explique qu'au moment où ils enlevaient les barrages routiers, des séparatistes armés qui se cachaient dans les buissons voisins ont commencé à tirer et les militaires ont riposté, tuant au moins 10 des assaillants. Il précise que les assaillants, lourdement armés d'armes de guerre, de fusils de fabrication locale, de machettes et de flèches empoisonnées, ont commencé à tirer sans relâche en direction du convoi militaire et de la voiture du ministre pendant une trentaine de minutes. Les militaires ont riposté et des centaines d'assaillants se sont enfuis dans les buissons où ils sont pourchassés par l'armée[2].

Bilan

Quatre soldats et un journaliste sont blessés[4] et six[5] à dix assaillants[6] sont tués lors de la riposte de l'armée.

Notes et références

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