Auguste Blanpain de Renusson
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Auguste Blanpain de Renusson, né à Trémont-sur-Saulx (Meuse) le [1] et mort à Paris le [2], est un homme de lettres et philanthrope français.
Auguste Blanpain est le fils de Marie Herbillon et de Jean-Baptiste-Auguste Blanpain, maître filateur à Renesson, hameau de la commune de Trémont[1].
Licencié en droit, Auguste Blanpain mène une vie de rentier tout en se disant « publiciste »[3] ou « homme de lettres »[4]. Il est en effet l'auteur de plusieurs essais politiques publiés dans les années 1860 et signés du nom de plume « B. de Renusson ». Le plus important de ces ouvrages, Le Christianisme et le suffrage universel, adressé à Monseigneur Donnet, est l'objet d'une longue critique d'Armand de Pontmartin dans la Gazette de France en 1863[5].
Un décret impérial du [6], confirmé le par un jugement du tribunal de première instance de Bar-le-Duc, autorise Auguste Blanpain, homme de lettres, à ajouter « de Renusson » à son patronyme[1].
Lors des élections législatives de 1876, Blanpain de Renusson se présente comme candidat constitutionnel et conservateur dans l'arrondissement de Bar-le-Duc[3]. Il n'obtient que 127 suffrages, très loin derrière un autre républicain modéré, le député sortant Auguste Grandpierre, réélu dès le premier tour avec 11 031 voix[7].
Propriétaire d'un immeuble à Bar-le-Duc[4] (au no 45 du boulevard de la Banque, aujourd'hui boulevard Poincaré)[8] tout en résidant la plupart du temps à Paris, où il passe pour un baron en raison de l'apparence aristocratique de son nom, il appartient au Cercle agricole et au Cercle de l'Union artistique[9].
Mort subitement le en son domicile parisien du no 19 de la rue de Rome, il est inhumé le à Bar-le-Duc, deux jours après une cérémonie célébrée en l'église Saint-Augustin de Paris, à laquelle assistaient Pol Chevalier ainsi que plusieurs autres élus barrisiens[4].
Œuvres
- Divagations sur l'esprit du temps : religion, politique, socialisme, Paris, Dentu, 1860, 167 p. (consultable en ligne sur Gallica).
- Le Christianisme et le suffrage universel, adressé à S. E. Mgr. Donnet, Paris, Dentu, 1863, 419 p.
- L'Encyclique expliquée par un catholique libéral, Paris, Martin-Beaupré frères, 1865, 31 p.
- Les Craintes et les espérances de l'Espagne à la fin de l'année 1866 : lettre à M. X..., diplomate et homme d'État, Paris, Dentu, 1866, 32 p. (consultable en ligne sur Gallica).